Les enfants et les jeunes face à l’idéologie transgenriste

Publié le 8 décembre 2017, sur le blog https://transgendertrend.com/

cover born in your own body

Un livre qui brasse la cage au sujet des droits des enfants

“Au Royaume-Uni, comme dans d’autres pays, on assiste à une pression sur les parents pour qu’ils et elles acceptent des pratiques médicales appelées à transformer le corps de leurs enfants qui ne se conforment pas aux règles du genre.”

Born in Your Own Body (Né·e dans votre propre corps) est un important nouvel ouvrage, coordonné par les Britanniques Heather Brunskell-Evans et Michele Moore et publié par la maison Cambridge Scholars. Il rassemble une sélection variée d’autrices et d’auteurs que préoccupe la tendance actuelle à orienter vers un changement social et médical de sexe des enfants et des adolescent·e·s, en faisant taire l’expression de tout examen critique*. Chaque signataire de chapitre – parents, universitaires, militantes, spécialistes, une transsexuelle adulte, une lesbienne et une jeune fille ayant mis fin à sa transition – exprime son point de vue en toute indépendance.

Avec l’autorisation des directrices de publication, TRADFEM vous présente en version française un court extrait de chaque chapitre de ce livre pour vous encourager à vous le procurer ou à en réclamer la traduction à un éditeur :

Chapitre Un : La fabrication de « l’enfant transgenre », par Heather Brunskell-Evans et Michele Moore, directrices de publication

« Ce livre vise à étendre la conversation sur le transgenrisme. L’absence de débat ouvert sur le changement de sexe des enfants est une conséquence de notre culture actuelle d’indignation sélective et de politique identitaire qui a eu de graves répercussions sur de nombreux aspects de la liberté d’expression. Un engagement et une éthique progressistes devraient certainement nous obliger à réfléchir et à discuter des théories et des pratiques qui peuvent mener à la transformation chimique et chirurgicale des corps en bonne santé d’enfants et d’adolescent·e·s. Nous sommes tous et toutes, à titre de société, moralement responsables de nos jeunes et il y a selon nous dérogation à notre responsabilité si, en tant qu’adultes, nous ne parlons pas ouvertement d’un sujet aussi important. »

Chapitre deux : L’expérience transgenre menée sur les enfants, par Stephanie Davies-Arai

« En utilisant le terme ‘enfants transgenres’, ce ne sont pas les enfants que nous protégeons et que nous défendons, mais l’idéologie en cause. De façon plus sinistre, cette expression est utilisée par les organisations transgenristes comme un terme générique regroupant tous les enfants dont on peut dire qu’ils ou elles dérogent aux stéréotypes de leur genre ou les remettent en question, ce qui inclut tout enfant qui ne se conforme pas totalement à ces stéréotypes. Le label « transgenre » traite tous les enfants « dysphoriques de genre » comme un groupe homogène ; la raison pour laquelle un garçon qui aime jouer avec des poupées croit qu’il est vraiment une fille devient exactement la même raison pour laquelle une adolescente inscrite sur le spectre de l’autisme pense qu’elle est vraiment un garçon : ‘parce qu’ils sont transgenres’. »

Chapitre trois : Inintelligence sexuée : la fabrication de « l’enfant transgenre », par Heather Brunskell-Evans

« Je démontre que la figure de ‘l’enfant transgenre’ n’est pas plus objective et pas moins politique que les stéréotypes de ‘l’homosexuel pathologique’, de ’l’homme macho’ ou de la ‘femme inférieure’, des clichés que la vision libérale conventionnelle se réjouit maintenant de consigner aux poubelles de l’histoire. Je propose que ‘l’enfant transgenre’ soit également compris comme une identité socialement construite qui devrait être rejetée. Au lieu de faciliter la liberté de choix, la théorie du genre offerte par la doctrine transgenriste aux enfants, aux parents et à la société dans son ensemble, a pour effet de renforcer les normes très genrées de ‘masculinité’ et de ‘féminité’ qu’elle prétend révolutionner, en insistant sur l’idée que le genre est inné plutôt qu’une construction sociale. »

Chapitre quatre : Je ne suis pas un parent atrocement intolérant qui ne comprend rien à rien, par le blogueur Gender Critical Dad (Papa critique du genre)

« Je rédige mon blog en partie, parce que c’est mieux que d’avoir la poitrine emplie d’émotions que je n’arrive pas à comprendre en tant que parent d’une fille qui dit qu’elle veut être un homme. Si je peux transcrire mes sentiments de confusion, il devient plus facile de me comprendre. J’écris ce blog, en partie, pour faire savoir aux autres qu’elles et ils ne sont pas les seuls à remettre en question le dogme trans. Mon histoire personnelle semble être liée à certaines personnes et les a parfois aidées, ce qui est merveilleux. J’écris ce blog en partie pour contribuer à la réflexion transcritique, c’est-à-dire pour ‘défaire la doctrine transgenre et le dogme de l’Identité de Genre’. »

Chapitre cinq : Enfants ‘trans’ : des adultes LGB sortent du placard, par Josephine Bartosch

« Ma partenaire et moi avons eu de nombreuses conversations sur le fait que si nous faisions notre ‘coming-out’ aujourd’hui, ce serait probablement en tant que « transgenres », parce qu’aucune d’entre nous n’entrerait dans la catégorie rigide du ‘féminin’. Alors qu’à 13 ans, mes paires regardaient l’émission Friends et s’aspergeaient de spray corporel Impulse, je sentais la fumée d’un feu de camp et lisais des bandes dessinées d’aventures. Ma partenaire adorait ses bottines de base-ball et dansait sur des musiques de groupes rock marginaux. Je suis reconnaissante du fait que nous soyons devenues des femmes en bonne santé et que nous nous soyons trouvées l’une l’autre. Nos cicatrices ont guéri et nous avons appris à accepter et même aimer nos corps féminins, et nous ne correspondons toujours pas au moule féminin conventionnel. »

Chapitre six : Le langage de la psyché : symptômes et symboles, par Lisa Marchiano

« Prendre quelque chose au sérieux, cependant, ne signifie pas le prendre à la lettre. Il existe un espace d’entre-deux où la métaphore prolifère et la curiosité se cultive. Si nous ne pouvons pas accéder à cet entre-deux, soit nous rejetons les expressions de l’âme comme une simple illusion, soit nous prenons ces expressions à la lettre. Le contenu symbolique que la psyché voudrait nous présenter devient concrétisé et aplati, ou écarté comme ‘rien d’autre que…’. De toute façon, nous perdons la capacité de percevoir une plus grande signification psychique et symbolique. Le travail d’attention à l’âme signifie essayer d’habiter soigneusement ce milieu, cet entre-deux du royaume symbolique. »

Chapitre sept : La fabrique de corps : histoires du vingtième siècle sur le changement de sexe, par Susan Matthews

« Le vingtième siècle a marqué une tendance croissante à percevoir le vécu ‘dans un cadre médical où le point de vue de la médecine est considéré comme faisant autorité, sinon hégémonique’. Le premier roman décrivant un changement de sexe physique est peut-être Myra Breckinbridge de Gore Vidal, publié en 1968, peu après que la clinique d’identité de genre John Hopkins ait commencé à pratiquer des réaffectations chirurgicales de sexe. Des textes de fiction publiés au vingtième siècle montrent que l’histoire du ‘transgenre’ est une invention récente et que le ‘soi authentique’ réalisé à travers ‘l’affirmation du genre’ est, historiquement, aussi récent que les technologies qui le rendent possible. »

Chapitre huit : Une vie réussie ininterrompue par la transition, par Miranda Yardley

« Si nous pouvons accepter que ‘l’identité de genre’ soit une préférence pour les conventions culturelles applicables à un sexe particulier, est-il excessif de suggérer que, pour les filles qui sont masculines (ou les garçons qui sont féminins), de tels traits de personnalité sont actuellement interprétés comme indicateur que ‘l’identité de genre’ de l’enfant ne correspond pas au sexe de l’enfant ? Cela ne revient-il pas à suggérer que la personnalité détermine le sexe ? Bien sûr, les préférences des enfants peuvent changer soudainement et, tout comme les idées culturelles sur le genre ne sont pas stables au fil du temps, il en est de même pour les comportements juvéniles non conformes aux règles du genre. »

Chapitre neuf : Voix inouïes de celles et ceux qui interrompent une transition de genre, par Carey Maria Catt Callahan

« Nous avons parlé de toutes les manières dont nous nous étions fait du mal. La transition n’était qu’un moyen parmi beaucoup d’autres. Il y avait eu la drogue, le fait de cesser de manger, les relations violentes déguisées en relations transgressives. Il y avait les groupes d’’amis’ dont nous pensions qu’il était normal d’avoir peur, normal de constater qu’un jour vous étiez celle qui serait dénoncée, et que ce jour-là, il serait normal de perdre d’un coup toutes vos relations importantes. Il y avait les milieux queer radicaux, où notre crédibilité dépendait de notre disponibilité sexuelle – participer aux bonnes soirées sexuelles, prouver que vous étiez prête à sortir ou du moins coucher avec tous les sexes dans tous les types de corps. Nous avons parlé des fois où nous nous étions données pour tenter d’être à la hauteur, de nous afficher en fières représentantes d’une politique queer qui exigeait, plus que notre action, plus que notre intelligence, plus que notre solidarité, notre accessibilité sexuelle. »

Chapitre dix : Vue de la salle de consultation, par Robert Withers

« Quels sont certains des facteurs psychologiques inconscients qui peuvent sous-tendre la dysphorie de genre ? Je me rends compte que le simple fait de poser cette question m’expose à des accusations de ‘transphobie’. Mais je crois que de telles accusations rendent un mauvais service aux personnes trans en les décourageant d’envisager des solutions de rechange au traitement hormonal à vie et à la chirurgie. Elles perpétuent aussi la stigmatisation culturelle de la maladie mentale en cédant face à elle. Cette stigmatisation provient probablement d’une peur profonde de notre propre folie. La publication de livres comme celui-ci s’accompagne de l’espoir que le vent tournera à mesure qu’un nombre croissant de professionnel·le·s de la santé, de personnes trans et de leurs ami·e·s et familles accepteront d’envisager des alternatives à la médicalisation des états transgenres. »

Chapitre onze : Utopies trans : Transhumanisme, transfémisme et fabrication du Soi, par Jen Izaakson

« Dans le cas habituel d’imposition du genre, la personne est chosifiée par quelqu’un d’autre : par exemple, un jeune corps féminin est scruté et contraint à s’aligner sur les attentes genrées concernant ‘la fille’, ‘la femme’ et la féminité. Les affects du genre sont attribués au sexe. Le contrôle de toute non-conformité de genre par ceux qui imposent les hypothèses de la théorie de l’identité de genre vous encourage à vous chosifier : les affects de genre attribués à votre sexe sont-ils désynchronisés ? Êtes-vous un individu à corps féminin qui échoue à la féminité ? Si oui, changez de sexe ou trouvez une identité qui dissipe cette incohérence. Ce manque ou déficit appelle un remède. »

Chapitre douze : Tenir tête au nom des filles et des garçons, par Michele Moore

« Au Royaume-Uni, comme dans un certain nombre d’autres pays, on assiste à une pression sur les parents pour qu’ils et elles acceptent les pratiques médicales qui interviennent pour transformer le corps de leurs enfants qui ne se conforment pas aux règles du genre. Bien qu’il n’existe aucune base de données au sujet de la transition médicale des enfants, les parents inquiets de cette médicalisation se voient dire par plusieurs sources (médias, médecins, enseignants, activistes transgenres) que le fait de soumettre leur enfant à une correction de genre sociale et physique habilitera leur enfant, les rendra moins anxieux quant à leurs choix personnels, leur permettra de s’intégrer socialement en vieillissant et, par voie de conséquence, les aidera à créer des liens sexuels confortables à l’adolescence et à l’âge adulte. »

Si ces extraits piquent votre curiosité et que vous voulez en savoir plus, ce livre est disponible à 50 % de rabais en décembre ; vous pouvez même obtenir 20 % de réduction supplémentaire en inscrivant sur votre commande le code TRANSGENDER20. Nous sommes heureuses d’annoncer que la raison pour cette offre incroyable de l’éditeur est que les ventes de cet ouvrage ont jusque ici dépassé toutes les attentes. Nous espérons que cela indique un changement dans la conscience publique sur la question de la transition médicale des enfants et une prise de conscience de la nécessité d’un débat ouvert. Commandez-le au http://www.cambridgescholars.com/transgender-children-and-young-people

Version originale : https://www.transgendertrend.com/born-in-your-own-body-new-book-transgender-children/

Traduction: TRADFEM

*A ce sujet, voir https://tradfem.wordpress.com/2017/… et plusieurs autres textes sur notre site.

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