Entretien avec Rebecca Mott, femme sortie de la prostitution

 »(,,,) L’abolition est toujours ancrée dans la restitution de leurs droits de la personne et de leurs voix aux personnes réduites au silence et opprimées. Cela signifie qu’il faut s’attaquer à ceux qui sont au pouvoir – c’est donc toujours de l’anticapitalisme et de l’antipatriarcat. Les problèmes surviennent quand les voix des opprimées sont tenues pour une valeur symbolique faites pour être symboliques ou réduites au silence. Cela est courant dans les grands groupes abolitionnistes, souvent influents, où les femmes sorties du milieu sont utilisées et jetées, traitées comme des actrices sous-humaines et non comme des êtres humains à part entière.(…) »

Titre d’une vidéo de l’empire PORNHUB: « Une Blanche que l’on baise gémit ‘Black  Lives Matter’ »

« (…) Pendant trop longtemps, l’industrie a utilisé le masque de la sexualité libérée pour protéger ses images racistes et son idéologie haineuse, qui ne seraient pas tolérées ailleurs. Au moment où nous voyons des hommes et des femmes Noir-e-s mourir continuellement à cause de cette « peur » fabriquée de toutes pièces, l’industrie du sexe doit être tenue responsable de son rôle dans le profit qu’elle tire de l’utilisation de tropes racistes qui mettent en danger la vie de l’ensemble des Noir-e-s. »

Lettre ouverte sur la justice et la nécessaire ouverture des débats, signée par 150 écrivaines et écrivains – dont Margaret Atwood et JK Rowling

Ce texte va être publié en anglais dans l’édition d’octobre du magazine Harper’s. https://harpers.org/a-letter-on-justice-and-open-debate/ TRADUCTION: Nos institutions culturelles sont confrontées à un moment éprouvant. De puissantes manifestations en faveur de la justice raciale et sociale débouchent sur des demandes de réforme de la police qui n’ont que trop tardé, ainsi que sur des appels plus…

Argumenter contre l’industrie de la prostitution : Au-delà de l’opposition abolitionnistes contre « travailleuses du sexe »

(…) le débat est souvent réduit à une opposition entre ce que l’on appelle la « réduction des dommages » dans une « industrie du sexe » légale – l’argument pro-légalisation – et, d’autre part, les arguments en faveur de l’abolition de la prostitution. Celles qui tendent vers ce dernier point de vue sont souvent accusées de moralisme, de conservatisme et, pire encore, de mépris pour la sécurité des femmes. Il est donc peut-être opportun de revoir la vision féministe de la prostitution en tant que cause et conséquence de l’inégalité.(…) »

J.K. Rowling a raison – Le sexe est réel et il n’est pas “réparti sur un spectre”

« (…) L’existence de conditions intersexuées est fréquemment mise de l’avant dans le but de brouiller la frontière entre les hommes et les femmes lorsqu’on plaide pour l’inclusion des hommes mâle-vers-femelle (dits «femmes trans») dans les sports féminins et dans d’autres contextes. Mais le transgenrisme n’a absolument rien à voir avec le fait d’être intersexué.(…) »

JK Rowling a droit à nos excuses

« (…) Rappelez-vous ceci, JK – même si cela peut sembler contre-intuitif aux progressistes, dont le foyer naturel est la marge – la plupart des gens regardent avec incrédulité la coupure actuelle entre cette culture et la réalité. En dépit des protestations véhémentes exprimées, vous êtes du bon côté de l’histoire, non seulement en raison de vos arguments, mais aussi pour la dignité avec laquelle vous les formulez. » (Petra Bueskens)

Lettre au journal El Pais — La violence a bien un sexe.

« (…)Nous invitons toutes les personnes et tous les groupes engagés en faveur de l’égalité effective à adhérer à la présente déclaration, qui informe El País et ses rédacteurs que nous, féministes, ne permettrons pas à la presse, en tant que principaux acteurs de l’opinion publique, de diluer la violence structurelle contre les femmes dans un discours postmoderne qui ignore commodément le sexe comme racine de notre oppression. »