Portrait interne de l’industrie de « l’identité de genre »

Par Jennifer Bilek

02/11/2020

En 2011, alors que les États-Unis et le monde entier étaient rivés sur les gros titres d’une deuxième fusillade de masse à l’Institut de technologie de la Virginie, la fusion de la centrale nucléaire de Fukushima et la mort de Moammar Kadhafi, un événement que la plupart des Américains ne pouvaient même pas imaginer se déroulait dans les coulisses. Jon Stryker, héritier d’une fortune médicale et fondateur de la Fondation Arcus, une ONG LGBT générée par la richesse de Stryker, était en train de construire une puissante infrastructure pour impulser la normalisation et l’institutionnalisation du transgenrisme, la première identité à caractère médical.

En 2014, Time Magazine a publié une photo de couverture et un reportage sur l’acteur Laverne Cox, un homme se faisant passer pour une femme. Cox était présenté comme inaugurant un « point de basculement de l’identité transgenre ». Il avait manifestement subi de multiples opérations pour changer l’apparence de ses caractéristiques sexuelles secondaires et affichait une tenue culturellement attribuée aux femmes : cheveux longs, maquillage, une robe et des talons hauts. Bien que Cox était présenté comme la pièce à conviction d’un point de basculement transgenriste, avant cette date, le transgenrisme n’était pas au premier plan dans l’esprit de la plupart des gens. Il n’y avait donc rien d’évident qui précédait ce moment où un « point de bascule » aurait été atteint.

Et pourtant, le transgenrisme fit soudainement son apparition partout – comme si quelque chose s’était produit en coulisses (c’était bien le cas). Six ans plus tard, nous avons des célébrités transgenres, des athlètes transgenres, des PDG transgenres, une couverture santé transgenre, des étudiants transgenres, un langage qui a émergé spécifiquement pour ces personnes, des lois réorganisant la réalité pour le reste du monde afin de les accommoder, de nouveaux programmes scolaires pour les enfants et adultes, de nouveaux protocoles médicaux, la disponibilité d’hormones, des bandages de poitrine, des prothèses péniennes, des camps de « genre »  pour les jeunes, des agences de modeling et des produits de beauté, tout cela pour une fraction minuscule de la population dont la condition n’a aucune cause médicale connue.

Le transgenrisme est la première « condition médicale » dont on dit qu’elle provoque une dysphorie corporelle intense chez beaucoup de gens (surtout par son impact sur des enfants), et qui est à la fois promu en tant qu’identité et célébré dans l’ensemble des cultures occidentales.

C’est la première fois dans l’histoire qu’une dysphorie corporelle, quelle qu’elle soit, est présentée comme normale, positive et comme une identité médicale à célébrer, dans ce qui s’annonce comme une industrie prolifique de l’identité de genre. Les personnes qui s’identifient comme transgenres, les jeunes femmes qui ont subi volontairement une double mastectomie de seins en parfaite santé, sont utilisées dans des publicités d’entreprise, pour vendre de tout, des sous-vêtements à la crème à raser. Le cabinet Behemoth Law et des conglomérats médiatiques créent des mémoires d’amicus curiae et des guides de soutien juridique pour faciliter le processus de normalisation. Des avocats sont formés dans le monde entier et des organisations mondiales sont créées pour la tâche spécifique de normalisation de cette identité médicale.

À qui profite cette mouvance?

La réponse évidente est le complexe médico-industriel, avec la création de patients à vie ayant besoin de médicaments et d’opérations chirurgicales, des personnes qui subiront les conséquences de ces médicaments et de ces opérations en toute leur vie. Mais le complexe médico-industriel n’est pas la seule industrie à avoir investi dans la normalisation et la préparation de la croissance des identités médicales. En 2011, alors que l’Amérique pensait à autre chose, Yvette Burton a été amenée à la Fondation Arcus en tant que nouvelle directrice générale. Pendant plus d’une décennie, Burton avait assuré la direction du développement commercial mondial, la stratégie de transformation des entreprises et la direction des études de développement du marché pour les divisions Ventes et Services généraux d’IBM. Elle a également dirigé la stratégie commerciale d’IBM pour des partenariats LGBT mondiaux et a conseillé de nombreuses sociétés multinationales sur leur approche interne et externe de la communauté LGBT.

Avant l’annonce d’un « point de bascule » transgenriste pour la cover story de Laverne Cox dans TIME, la Fondation Arcus s’activait déjà à normaliser cette nouvelle identité médicale, sous la bannière des droits civils LGB, non seulement dans nos institutions, nos structures juridiques et politiques, mais aussi sur le marché.

Guidées par la Fondation Arcus, des centaines d’entreprises ont continué à étendre l’inclusion des personnes s’identifiant comme transgenres dans tout le monde américain des affaires. Actuellement, plus de 80 % des entreprises du classement Fortune 500 offrent une protection claire de « l’identité sexuelle » ; deux tiers d’entre elles offrent une couverture médicale aux transgenres ; des centaines d’entre elles disposent de groupes de ressources commerciales LGBTQ+ et alliés et déploient des efforts de formation interne ; et bien sûr, il y a la question des toilettes publiques.

En 2016, la Caroline du Nord a tenté de conserver des toilettes publiques propres à chaque sexe. HRC, principal groupe de pression du lobby trans, a mobilisé 206 entreprises d’une valeur collective de plusieurs milliards de dollars pour faire reculer ce projet de loi. Le projet de loi (HB2) appelait à la protection continue et à la sécurité des femmes et des filles, par le biais de toilettes spécifiques à chaque sexe. Le lobby trans a réussi à gagner la faveur des grandes entreprises pour soutenir moins d’un pour cent de la population qui souhaite être considérée comme étant du sexe opposé, qui rejette de plus en plus la réalité biologique en faveur d’une idéologie politique qui cause des dommages indicibles dans de nombreuses cultures occidentales.

Nous assistons à la naissance d’une industrie, qui rejette la réalité biologique. Si nous continuons à permettre cette ingénierie sociale, nous pouvons nous attendre à l’émergence d’autres identités médicales, des identités qui auront besoin d’interventions médicales et technologiques pour exister. Ces identités seront protégées par des lois qui sont actuellement mises en œuvre, prétendument pour protéger des émotions, mais qui en réalité déconstruisent légalement le sexe biologique et ce que signifie être humain.

Vous trouverez ici une liste visuelle des entreprises qui investissent dans la normalisation de cette nouvelle identité médicale et des investissements corporatifs dans l’industrie de l’identité sexuelle.

Jennifer BILEK

Version originale : https://madamnomad.com/2020/02/13/inside-the-gender-identity-industry/

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