Sur la création de stratégies cohérentes par les activistes luttant pour opposer la réalité du sexe au mythe du genre

par Jennifer Bilek, sur son blogue The11th Hour

Dans son désormais célèbre ouvrage L’art de la guerre, l’écrivain Sun Tzu écrit :

« Les guerriers victorieux gagnent d’abord et partent ensuite en guerre, tandis que les guerriers vaincus partent d’abord en guerre et cherchent ensuite à gagner ».

Il ne suffit pas, pour les activistes qui luttent pour imposer la réalité du sexe contre le marketing anti-réel de l’industrie du genre, d’adopter une approche à multiples facettes, et d’accepter que nous ayons différentes formules de résistance. Une stratégie efficace devrait avoir une certaine base d’acceptation des approches qui reflètent ce pour quoi nous nous battons, ou nous risquons de devenir incohérents et illogiques.

Une partie du problème dans la lutte contre l’industrie du genre qui nie la réalité est que nous n’avons pas de leaders qui se réunissent de diverses organisations pour faire le bilan des actions, évaluer et formuler ensemble des stratégies et tactiques de base, qui peuvent être adaptées aux différents aspects de la lutte. 

Au-delà de cela, nous devons être clairs sur ce qu’est et n’est pas le « transgenrisme ».

Il n’existe pas de personne « transgenre ».  Le « transgenrisme » est une campagne publicitaire du complexe techno-médical (CTM) créant l’illusion qu’il existe un sous-ensemble de l’humanité qui n’est ni masculin ni féminin, afin de commercialiser des médicaments, des opérations chirurgicales, des fournitures chirurgicales, des cliniques spéciales, des chirurgiens spéciaux, des recherches et la stérilisation de jeunes gens qui auront besoin de soins médicaux toute leur vie. Ces jeunes hommes et femmes seront également dépendants des technologies de reproduction à l’avenir.  C’est la porte ouverte à l’industrie de la Big Fertility.  En plus d’avoir écrit sur les racines de l’industrie du genre dans le CTM, j’ai récemment écrit sur les corporations qui acheminent de l’argent vers les cliniques du genre et qui investissent simultanément dans les développements de la fertilité.

Les identités médicales sont un produit, « transgenre » est une marque, et le drapeau « transgenre » est un logo.  Le drapeau « trans » n’est pas plus représentatif des personnes que la vague du logo Nike n’est représentative des baskets. 

Le concept de « transgenre » a émergé de celui de « transsexuel » qui n’est pas non plus une sous-catégorie de l’espèce humaine, mais un groupe de personnes choisissant un ensemble spécifique de médicaments et de chirurgies, commercialisés pour fournir une illusion ou assouvir un désir.  Le « transgenrisme » est la meilleure publicité, car elle élargit le champ des personnes qui choisiront les médicaments et les interventions chirurgicales.  Le public-cible n’est plus uniquement composé d’hommes adultes, mais aussi d’adolescents et d’enfants, ce qui permet au CTM de se projeter dans l’avenir. Cela élargit également le champ des types d’opérations chirurgicales qui seront proposées, comme l’annulation ou les variations non binaires.  S’attaquer à la prémisse du « transgenrisme » serait une bonne stratégie globale pour les militants pro-réalité.  

Les liens avec le CTM, actuellement ignorés, peuvent révéler ce que les autres ne voient pas, ce qui est obscurci par un récit sur les droits de la personne, si nous révélons clairement ces connexions. Il est évident que les centaines de cliniques spécialisées dans l’étude du genre pour les enfants qui ont vu le jour dans le monde en moins de dix ans, et que ces enfants stérilisés, profiteront au CTM. En le signalant constamment aux gens, on les aiderait à comprendre les profits en cours. Montrer aux gens pourquoi les femmes sont réduites au silence, vilipendées, et notre pouvoir social anéanti, aura plus d’impact si nous faisons le lien avec les profits industriels qui s’apprêtent à prendre le contrôle technologique de nos capacités reproductives.  C’est ainsi que l’épidémie d’opioïdes a été enrayée.  On a révélé les tactiques de la famille Sackler, ainsi que les profits accumulés par le CTM et les torts causés.  Les personnes investies dans le CTM, qui sont derrière l’industrie du genre, ont également des noms qui doivent être rendus publics.

Un document récemment divulgué du Transgender Law Center (TLC), qui est financé par la plus grande ONG LGBT au monde et qui est à l’origine de l’idéologie du genre au niveau mondial, montre ce à quoi nous sommes confrontés : des personnes organisées, qui ont évalué des stratégies pour gagner, et qui vont maintenant changer de tactique parce qu’elles ne sont pas suffisamment efficaces pour ce qu’elles veulent accomplir.  Attirer l’attention non seulement sur ce que dit le document, mais aussi sur le fait qu’il a été financé par une société médicale multimilliardaire (Stryker Medical), par le biais de la Fondation Arcus, est un contexte important à inclure.

De nombreux groupes qui luttent contre l’industrie du genre mettent toujours en avant les personnes qui s’approprient le corps du sexe opposé et les positionnent comme des alliés au sein de leurs organisations. S’approprier le corps du sexe opposé est le summum de l’objectivation sexuelle, en traitant les autres comme si leur réalité sexuée équivalait à des pièces à acheter dans un catalogue de vente par correspondance. Cela n’aurait pas pu se produire dans une société qui n’avait pas déjà réduit les femmes à des objets sexuels dans les industries du porno, de la prostitution et de la maternité de substitution.  Ces personnes, aussi sympathiques qu’elles puissent être ou non, ou ce que l’on peut penser d’elles personnellement, devraient être maintenues à au moins cent cinquante kilomètres de toute organisation ou individu luttant contre l’industrie du genre, car elles sont un exemple vivant du problème (l’illusion commercialisée par le CTM.  Cela ne veut pas dire qu’elles n’ont rien à offrir au monde, ni que personne ne devrait se lier d’amitié avec elles, ni que tout le monde les déteste, mais c’est une tactique horrible que de les faire figurer dans un mouvement qui cherche à démanteler  l’industrie du genre. Cela est vrai pour de nombreuses raisons, notamment parce que cela envoie un double message incohérent au personnes que nous essayons d’atteindre.

Les militants qui luttent contre l’industrie du genre en viennent souvent à utiliser le langage dont se sert le CTM pour faire la publicité de leurs médicaments et de leurs opérations chirurgicales. Nous disons : « athlètes transgenres », « personnes s’identifiant à des trans », « transphobes », au lieu de recadrer les questions qui nous sont posées lors d’interviews dans le but de refuser le principe qui personnalise les « trans ».  Or, personne n’EST « trans ».  Les gens achètent des opérations chirurgicales et des médicaments qui promettent une illusion. L’adoption de termes tels que « performeurs du sexe opposé », « performeurs de sexe médicalisé », ou d’autres variations qui n’utilisent pas le langage de notre adversaire, devrait être discutée, évaluée, testée pour son efficacité à discuter des personnes qui font de tels achats. Elleux ne sont pas un troisième sexe. Ce sont des gens qui choisissent d’acheter des médicaments et des opérations chirurgicales spécifiques pour entretenir une illusion.  Elleux font ce choix pour une multitude de raisons.  D’ailleurs, il ne s’agit pas d’un groupe cohérent d’individus.

Au lieu de citer la plus grande force physique des hommes lorsque l’on discute de la question des hommes dans les sports féminins, ce dont tout le monde est déjà conscient, nous pourrions nous demander : Qui a décidé de ces changements et pourquoi ?  Pourquoi les sociétés du monde entier se sont-elles rapidement modifiées pour une petite partie de la population qui achète des médicaments et des opérations chirurgicales ?  Qui finance ces changements et à quelles fins ?  En attirant l’attention sur les personnes qui décident de se droguer et de se faire opérer, on leur fait porter la responsabilité de leur exclusion des sports de leur propre sexe.  Les décisions/choix ont des conséquences.

Poser les bonnes questions, au lieu de répondre aux mauvaises, peut potentiellement mettre nos adversaires sur la défensive au lieu que les femmes aient à expliquer pourquoi nos droits sont importants. Il s’agit d’une compétence qui nécessite une planification et une pratique réfléchies.  J’offre des suggestions, mais cela ne peut remplacer un effort coordonné d’un large groupe d’intérêt pour créer des stratégies efficaces.  Comment contournerons-nous l’utilisation des termes définis par nos adversaires ?  Comment allons-nous aider le reste du monde à comprendre ce qui se passe ?  Comment forcer nos adversaires à s’engager selon nos termes, au lieu de nous laisser entraîner dans des conversations improductives ?

C’est ce que Sun Tzu voulait dire lorsqu’il écrivait « Les guerriers victorieux gagnent d’abord et font ensuite la guerre ».

Si l’on peut vendre aux gens l’idée que les hommes peuvent être des femmes et que le sexe n’est pas réel, alors d’autres personnes, avec un peu de contexte, peuvent comprendre que l’attaque contre les femmes, est une colonisation d’entreprise – une prise de contrôle technologique de la reproduction humaine pour le profit et que les enfants sont du grain à moudre pour ce moulin médical d’entreprise. 

Qu’est-ce qui est le plus crédible ?

L’idée que les milliards d’années d’évolution qui ont conduit au dimorphisme sexuel humain ont fait erreur ou bien que les profits du complexe techno-médical, qui devraient atteindre 10 000 milliards de dollars cette année, ouvrent des marchés pour le sexe humain ?

Lorsque les gens réaliseront pleinement ce qui est en jeu, que ce combat ne concerne pas un groupe de personnes marginalisées mais la déconstruction industrielle du sexe humain pour le profit, ils s’organiseront et agiront, et nous gagnerons.  

VERSION ORIGINALE: https://www.the11thhourblog.com/post/on-creating-coherent-strategies-activists-fighting-for-the-reality-of-sex

Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=GJ_bbk_wMZs

TRADUCTION: TRADFEM

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