Il est temps de se mettre en colère : l’exploitation d’illusions sur le genre est en voie de transformer notre société

« Alors que des efforts politiques se multiplient pour invalider dans le langage et dans la loi la réalité qu’il existe deux sexes et pour rendre acceptable la mutilation réelle de jeunes gens  au nom de l’expression d’une vague « identité de genre », la plupart des gens sont tétanisés, incertains de ce qui se passe. »

Le procès de Maya Forstater et la critique du genre – Blog Floraisons

« (…) l’expression de la critique du genre est menacée d’être considérée comme n’étant pas une croyance philosophique protégée par le droit du travail, ce qui veut dire qu’une personne peut être légalement licenciée pour avoir exprimé des critiques : ici, celle de l’identité de genre. Cela a plusieurs conséquences, notamment le fait que les féministes radicales pourront perdre leur emploi du simple fait de leur engagement politique. Les femmes, déjà assignées à des tâches subalternes dans la division du travail et/ou moins rémunérées que les hommes, seront, une fois de plus, intimées de se taire pour ne pas voir leur situation empirer. Cette insécurité économique un peu plus forte sur les militantes les plus critiques serait désastreuse pour l’émancipation des femmes.(…) »

Meghan Murphy: « L’identité de genre invisibilise le patriarcat » AUSSI: Tribune collective sur les agressions contre des lesbiennes

Le 10 mai 2017, Meghan Murphy, féministe radicale, et fondatrice du site canadien Feminist Current a été auditionnée par le Comité sénatorial canadien, aux côtés de Hilla Kerner de l’organisation Vancouver Rape Relief & Women’s Shelter [1] contre le projet de loi C-16 , la législation sur « l’identité du genre » au Canada. Voici une traduction de sa présentation.…

La précipitation que met le gouvernement canadien à instituer « l’identité de genre » risque de rendre un très mauvais service aux jeunes.

(…) Madame Buffone déclare dans son attestation : « Ce qui s’est passé dans la classe de ma fille était « une pratique destinée à modifier « l’identité de genre d’une personne » – la définition même de la thérapie de conversion que vous criminalisez avec votre projet de loi ». La logique des Buffone me semble impeccable. (…)

Des projets de loi enchâssant « l’identité de genre » menacent les droits des jeunes dans tout le monde anglo-saxon

« Ce projet de loi, s’il est adopté, ne sera pas seulement une tache horrible dans l’histoire du Canada, lorsque nous regarderons en arrière avec honte et horreur, et que s’accumuleront les recours judiciaires de personnes ayant subi une transition regrettée, mais il aura pour conséquence de ruiner des milliers de vies – non seulement celles des thérapeutes, médecins et institutions qui promeuvent et proposent ces transitions, mais aussi celles de jeunes de partout au Canada, dont la vie sera marquée à jamais par cette pratique régressive, homophobe, sexiste et dangereuse. »

Objections à l’étiquette « cis »

« (…) il y a une différence fondamentale dans l’usage des mots « hétéro » et « cis ». Le mot « hétéro » a un sens définissable, qui est « hétérosexuel : personne attirée par le sexe opposé ». Même si l’homosexualité n’existait pas, l’hétérosexualité aurait toujours une définition significative — il n’est pas nécessaire de croire en l’homosexualité pour que l’hétérosexualité existe.

Pour sa part, le terme « cis » dépend d’un système de croyances qui lui donne un sens, et c’est ce qui en fait plus qu’un descripteur neutre (…) »