Branle Bas de combat autour d’OnlyFans

« Les défenseurs de la prostitution soutiennent que le fait de considérer l’exploitation sexuelle commerciale comme un « travail du sexe » faciliterait la prévention de la prostitution « forcée » et de la traite. Ils suggèrent qu’en reconnaissant la prostitution comme une forme légitime de « travail », les prostituées auraient alors accès à une série de ressources pour les protéger (comme des lois, des procédures de recours ou des syndicats officiellement reconnus). Mais là où les femmes prostituées sont officiellement reconnues comme des « travailleuses », par exemple dans les bordels légaux de Hollande, d’Allemagne, de Suisse ou du Nevada, les taux de violence et de coercition et les risques sanitaires sont plus élevés, et les femmes ne sont aucunement protégées par les soi-disant « droits du travail ». »

Confondre amour et sexe – ou comment le système de protection de l’enfance ne protège pas de la maltraitance sexuelle et de la prostitution juvénile

« (…) Dans les rues de Leeds, où je m’étais réfugiée pour fuir les violences subies à domicile, la nourriture et le logement étaient mes principales préoccupations. Sans oublier, bien sûr, les hommes qui essayaient de nous baiser, moi ou mes amies, en échange de ces denrées rares. (…) »

De l’importance de ne pas relooker la prostitution en « travail du sexe »

« L’expression de « travail du sexe » n’est pas neutre : elle traîne derrière elle ses présupposés politiques tacites, aussi sûrement que toute autre alternative. Lorsque nous parlons de « travail du sexe », nous approuvons l’idée que le sexe est un travail pour les femmes et un loisir pour les hommes – des hommes qui ont le pouvoir social et économique d’agir comme une classe patronale en matière de rapports sexuels. Et ce qui est le plus accablant, c’est que nous acceptons que le corps des femmes existe en tant que ressource à utiliser par d’autres… »

Prostitution et « dignité » masculine

« La rhétorique utilisée pour assainir la prostitution en la qualifiant d' »autonomisante », de « travail sexuel » et méritoire d’un statut de « dignité » existe entièrement pour que les hommes qui nous exploitent aient l’air de ne pas nous exploiter. Le lobby des proxénètes sait que la fonction première de l’expression « travail du sexe » est d’accroître et de bénéficier du commerce du sexe (c’est-à-dire du « droit » des hommes à nous acheter pour le sexe et d’en tirer profit). »

Debra M. Haak : Le Canada est-il constitutionnellement tenu d’autoriser un marché commercial pour le sexe ?

Jusqu’à présent, les tribunaux canadiens ont été réticents à reconnaître aux personnes un droit systématique à s’engager dans l’activité commerciale ou économique de leur choix. Autrice: Debra M. Haak Publié en anglais dans The Ottawa Citizen, le 15 avril 2021 Ce texte est proposé en réponse à l’article d’opinion publié dans l’Ottawa Citizen du 8…

«La prostitution est une violence faite aux femmes, infligée par des hommes.»

Traduit par ressourcesprostitution / 2015/02/10 Si vous pensez que la décriminalisation rendra la prostitution « sécurisée », regardez du côté des méga-bordels allemands Par SARAH DITUM, D’abord publié le 5 février 2015, dans The New Statesman En Grande-Bretagne, les Libéraux-démocrates et les Verts soutiennent tous les deux la décriminalisation complète de la prostitution – dans l’espoir de…

The prostitution of sexuality (1995) – un compte rendu de Monique Perrot-Lanaud

[En 1995, Kathleen Barry publiait The prostitution of sexuality [La prostitution de la sexualité]. L’ouvrage n’a jamais été traduit en français. Cependant une journaliste – Monique Perrot-Lanaud – en avait quand même publié un compte rendu. C’est celui-ci que nous publions plus bas avec son aimable autorisation.] Exploitation mondiale des femmes Contre les multinationales du…