Une affaire des « droits de l’homme » concernant le commerce du sexe va porter préjudice aux femmes.

« (…) Si les plaignants remportent leur mise, tous les autres pays ayant une loi similaire verront sans doute les lobbyistes pro-prostitution contester cette législation. En revanche, s’ils perdent, cela renforcera la légalité et soulignera les succès du modèle abolitionniste. (…) »

Confondre amour et sexe – ou comment le système de protection de l’enfance ne protège pas de la maltraitance sexuelle et de la prostitution juvénile

« (…) Dans les rues de Leeds, où je m’étais réfugiée pour fuir les violences subies à domicile, la nourriture et le logement étaient mes principales préoccupations. Sans oublier, bien sûr, les hommes qui essayaient de nous baiser, moi ou mes amies, en échange de ces denrées rares. (…) »

De l’importance de ne pas relooker la prostitution en « travail du sexe »

« L’expression de « travail du sexe » n’est pas neutre : elle traîne derrière elle ses présupposés politiques tacites, aussi sûrement que toute autre alternative. Lorsque nous parlons de « travail du sexe », nous approuvons l’idée que le sexe est un travail pour les femmes et un loisir pour les hommes – des hommes qui ont le pouvoir social et économique d’agir comme une classe patronale en matière de rapports sexuels. Et ce qui est le plus accablant, c’est que nous acceptons que le corps des femmes existe en tant que ressource à utiliser par d’autres… »

Prostitution et « dignité » masculine

« La rhétorique utilisée pour assainir la prostitution en la qualifiant d' »autonomisante », de « travail sexuel » et méritoire d’un statut de « dignité » existe entièrement pour que les hommes qui nous exploitent aient l’air de ne pas nous exploiter. Le lobby des proxénètes sait que la fonction première de l’expression « travail du sexe » est d’accroître et de bénéficier du commerce du sexe (c’est-à-dire du « droit » des hommes à nous acheter pour le sexe et d’en tirer profit). »

Debra M. Haak : Le Canada est-il constitutionnellement tenu d’autoriser un marché commercial pour le sexe ?

Jusqu’à présent, les tribunaux canadiens ont été réticents à reconnaître aux personnes un droit systématique à s’engager dans l’activité commerciale ou économique de leur choix. Autrice: Debra M. Haak Publié en anglais dans The Ottawa Citizen, le 15 avril 2021 Ce texte est proposé en réponse à l’article d’opinion publié dans l’Ottawa Citizen du 8…

«La prostitution est une violence faite aux femmes, infligée par des hommes.»

Traduit par ressourcesprostitution / 2015/02/10 Si vous pensez que la décriminalisation rendra la prostitution « sécurisée », regardez du côté des méga-bordels allemands Par SARAH DITUM, D’abord publié le 5 février 2015, dans The New Statesman En Grande-Bretagne, les Libéraux-démocrates et les Verts soutiennent tous les deux la décriminalisation complète de la prostitution – dans l’espoir de…

The prostitution of sexuality (1995) – un compte rendu de Monique Perrot-Lanaud

[En 1995, Kathleen Barry publiait The prostitution of sexuality [La prostitution de la sexualité]. L’ouvrage n’a jamais été traduit en français. Cependant une journaliste – Monique Perrot-Lanaud – en avait quand même publié un compte rendu. C’est celui-ci que nous publions plus bas avec son aimable autorisation.] Exploitation mondiale des femmes Contre les multinationales du…

Le groupe Asian Women for Equality, basé à Vancouver, commente la tuerie commise dans des bordels de Georgie par un misogyne raciste.

« (…) Nous nous demandons, qui sont les femmes qui ont été assassinées ? Quelles forces les ont canalisées vers les maisons closes de massage d’Atlanta ? Est-ce que leurs familles et leurs ami-e-s les pleurent ? Où sont leurs enfants ?
Nous savons que 89 % des femmes qui travaillent dans l’industrie du sexe, y compris dans la prostitution de massage, veulent absolument s’en échapper. Quels étaient leurs projets pour la semaine ou l’année à venir ? Comment avons-nous pu les laisser en position aussi vulnérable ? Et maintenant, comment pouvons-nous rendre justice à leur vie et à leur mort ? (…) »

Rien ne viendra de rien

Affiché par Rebecca Mott sur son blog, le 22 juillet 2019 Se prostituer, c’est être dans le vide. C’est rien qui n’arrive à personne. Nos corps sont interdits d’existence. Notre douleur est réduite au silence. Notre désespoir est rejeté. Même notre souvenir d’avoir été humaine est effacé. Être prostituée, c’est n’être personne. Notre voix est…