Argumenter contre l’industrie de la prostitution : Au-delà de l’opposition abolitionnistes contre « travailleuses du sexe »

(…) le débat est souvent réduit à une opposition entre ce que l’on appelle la « réduction des dommages » dans une « industrie du sexe » légale – l’argument pro-légalisation – et, d’autre part, les arguments en faveur de l’abolition de la prostitution. Celles qui tendent vers ce dernier point de vue sont souvent accusées de moralisme, de conservatisme et, pire encore, de mépris pour la sécurité des femmes. Il est donc peut-être opportun de revoir la vision féministe de la prostitution en tant que cause et conséquence de l’inégalité.(…) »

Le temps de la peste

« (…)Le virus est une loterie, et il est très probable qu’il affecte une grande partie de la population; alors, dites-moi donc comment les prostituées pourraient rester en sécurité.
Les prostitueurs embrasseront, pénétreront tous les orifices qu’ils trouveront, cracheront, répandront du sperme sur tout son corps, frapperont, étrangleront – toute violence exercée en contact étroit l’est sur le corps de la prostituée.(…) »

Il n’appartient pas aux hommes…

LLUIS RABELL: « Mais quel est ce féminisme qui, loin de remettre en cause notre masculinité dominante, nous invite à être des clients occasionnels de la prostitution ou des consommateurs compulsifs de pornographie ? (…) Au risque de m’ajouter aux rangs des « TERFs », permettez-moi donc de rester fidèle à la tradition éclairée de la pensée critique et matérialiste. Et au désir émancipateur qui donne un sens à la lutte de la gauche… et qui, sans le féminisme radical, ne serait pas. »

Le meurtre commis à Québec souligne la nécessité d’abolir la prostitution

« (…) Il est malhonnête de suggérer que les lois canadiennes sur la prostitution sont responsables de la mort de femmes dans la prostitution, y compris celle de Marylène Lévesque. Cette responsabilité incombe aux hommes qui assassinent les femmes. Les lois canadiennes sur la prostitution sont un début – elles envoient le message que l’achat de services sexuels n’est pas un comportement acceptable. (…) »

La prostitution selon Amnesty International

« …si le personnel d’Amnesty se présente comme des défenseurs des droits de l’homme, il est clair que leur message se résume à « Allez, n’en parlons plus. » Pour qui se prend Amnesty pour traiter la République dominicaine comme une déchetterie internationale de politiques publiques ratées ?… »