Rapport sexuel, rapport de domination ?

Intercourse, l’essai de l’icône du féminisme radical, l’Américaine, Andrea Dworkin, place le rapport sexuel dans une analyse féministe. Il a fait couler tant d’encre depuis sa parution en 1987 qu’il était temps de le lire en français. Titre de sa traduction, sortie en février : Coïts. Parfois cru, toujours cash, terriblement corrosif.

COÏTS – Avant-propos*

« Aussi triste que je sois de le reconnaître, les limites du vieil Adam – et le pouvoir matériel qu’il conserve, surtout dans le monde de l’édition et des médias – ont imposé des limites au discours public (des hommes et des femmes) à propos de ce livre. »

Allocution de la philosophe Kathleen Stock à Brighton

« Les transactivistes voudraient vous amener à croire qu’il n’y a pas de conséquences importantes ou de conflits d’intérêts pour les femmes biologiques si les transfemmes auto-identifiées sont acceptées comme des femmes au sens propre dans tous les contextes possibles. Je ne crois pas que ce soit vrai.
Je pense qu’il existe certaines autorisations, protections et ressources qui, si elles sont accordées aux transfemmes sur une simple autodéclaration, enlèvent quelque chose aux femmes biologiques ; et, en raison du sexisme, elles enlèvent en fait des choses qui sont DÉJÀ déficientes. »

La gentrification du statut des femmes

« Apparemment, la condition féminine est aujourd’hui devenue si inclusive qu’elle peut être vécue par n’importe qui, sur la seule base de ses « sentiments ». Mais en même temps, cette théorie-coqueluche enlève toute signification à la condition féminine, en la privant de toutes racines structurelles. »

“J’ai laissé mon mari me violer, et voilà pourquoi…”

par Amber Barnhill. Publié initialement le 19 août 2016 sur Patheos. J’ai passé les dernières semaines à me demander si je devais garder cette histoire pour moi ou si j’en avais déjà trop dit, mais je pense qu’il est temps d’avoir d’une discussion ouverte et honnête sur la violence domestique et le viol. Les répercussions…