Recension publiée dans la revue de philosophie féministe HYPATIA

Dans l’ouvrage « Major Concepts in Spanish Feminist Theory », Roberta Johnson reconstruit la pensée féministe espagnole de manière accessible et originale. Il ne s’agit pas d’une histoire conventionnelle du féminisme espagnol, mais plutôt d’une histoire de la théorie féministe espagnole qui, tout en préservant l’ordre chronologique, s’articule autour de six concepts fondamentaux abordés dans six chapitres…

COÏTS – Avant-propos*

« Aussi triste que je sois de le reconnaître, les limites du vieil Adam – et le pouvoir matériel qu’il conserve, surtout dans le monde de l’édition et des médias – ont imposé des limites au discours public (des hommes et des femmes) à propos de ce livre. »

Si les transfemmes sont des femmes, alors que signifie être une femme?

Dans cet article, je soutiens que ceux qui pensent qu’il est vrai que les transfemmes sont des femmes n’ont pas de définition cohérente et sans équivoque du mot “femme” et que, par conséquent, ce qu’ils peuvent bien entendre par ce terme ne devrait pas constituer la base de la législation. En résumé, si nous disons qu’être une femme n’a rien à voir avec la biologie féminine, comme l’exige l’acceptation de la phrase “les transfemmes sont des femmes”, il n’existe alors que trois choix, assez peu attrayants:

Allocution de la philosophe Kathleen Stock à Brighton

« Les transactivistes voudraient vous amener à croire qu’il n’y a pas de conséquences importantes ou de conflits d’intérêts pour les femmes biologiques si les transfemmes auto-identifiées sont acceptées comme des femmes au sens propre dans tous les contextes possibles. Je ne crois pas que ce soit vrai.
Je pense qu’il existe certaines autorisations, protections et ressources qui, si elles sont accordées aux transfemmes sur une simple autodéclaration, enlèvent quelque chose aux femmes biologiques ; et, en raison du sexisme, elles enlèvent en fait des choses qui sont DÉJÀ déficientes. »

Les philosophes universitaires face à la Loi sur la reconnaissance de l’identité sexuelle (UK Gender Recognition Act)

« Il se passe un phénomène particulier dans le monde universitaire de la philosophie. Hors des murs de l’université a lieu une discussion immense et passionnée sur le conflit apparent entre les droits et les intérêts des femmes non-transfemmes et les droits et intérêts des transfemmes. Et pourtant la quasi-totalité des philosophes universitaires – y compris, étonnamment, les philosophes féministes – reste à l’écart de ce débat. »