L’Espagne s’apprête à interdire l’achat de sexe

« (…) Ce que les gens ne voient pas, c’est que la légalisation et la normalisation de la prostitution ne réifient ni ne déshumanisent pas certaines femmes, mais toutes les femmes. Le fait que les hommes aient un accès [monétaire] au corps de certaines femmes renforce leurs agressions et leur humiliation d’autres femmes dans leur vie. (…) »

Les femmes ne devraient pas être à vendre

« …Compte tenu de l’abondance de preuves démontrant les désastres de la dépénalisation là où elle a été essayée, il est choquant qu’un certain nombre d’agences de santé publique et d’organisations de défense des droits de l’homme soutiennent une dépénalisation généralisée; c’est notamment le cas de l’OMS, ONU SIDA, Human Rights Watch et Amnesty International… »

Pourquoi le premier ministre du parti Progressiste espagnol parle-t-il interdire la prostitution ?

« (…)Madrid a décriminalisé la prostitution en 1995, mais contrairement à d’autres pays européens, le commerce du sexe nouvellement légalisé n’est pas réglementé par le gouvernement. Une exception notable est l’interdiction du « proxénétisme », c’est-à-dire le fait pour une personne de servir d’intermédiaire entre une travailleuse du sexe et un client. Mais cette interdiction n’a pratiquement aucun sens, puisque les boîtes de nuit fonctionnent effectivement comme des maisons closes en « louant » des chambres à des travailleuses du sexe dont le gouvernement ne reconnaît pas la légitimité du travail. …

Nos raisons d’agir pour que la prostitution ne devienne pas un « travail » comme un autre

« Le sexe est désormais qualifié de « travail ». Les proxénètes, qui vendent des femmes à des acheteurs pour utilisation à leur gré, sont appelés des « gérants d’affaires ». Les acheteurs sont des « clients », les femmes prostituées sont des « travailleuses du sexe », les étrangères amenées par la traite dans l’industrie du sexe sont des « travailleuses migrantes » et les femmes et jeunes filles du Royaume-Uni qui sont conditionnées à ce service sont décrites comme « faisant un choix de vie ». »

Mickey Meji : Vers une dépénalisation sélective du commerce du sexe

Libre opinion : Vers une dépénalisation sélective du commerce du sexe 9 août 2016, par Mickey Meji Il y a vingt-deux ans, Theresa « Trish » van der Vint a dit au revoir aux autres femmes prostituées aussi exploitées à ses côtés tard dans l’après-midi, sur une partie boisée de Old Faure Road près de la rivière Eerste,…