Pourquoi les écoles canadiennes autorisent-elles des hommes à faire la promotion en classe de leurs fétiches sexuels ?

« …des hommes fétichistes sont maintenant autorisés à dicter qui peut rédiger des tweets (et à quel sujet), quand et où les femmes peuvent conserver de la sécurité et de l’intimité (nulle part), qui doit être licencié·e s’il ou elle conteste n’importe quelle identité que s’arrogent des hommes, sur quelles bases les femmes doivent concourir dans le sport (des bases inéquitables!), et ce que les filles doivent accepter à l’école. »

Feminist Current a 10 ans – trinquons à une autre décennie d’annulations !

« Voir des femmes qui avaient passé leur vie à travailler pour les femmes être harcelées, menacées, ostracisées, agressées verbalement et expulsées de leurs communautés, partis politiques et groupes d’activistes était inacceptable pour moi. Voir des jeunes hommes et femmes qui n’avaient rien apporté au monde et certainement rien fait pour lutter contre la violence envers les femmes tenter de détruire tout ce que les femmes avaient construit pendant des décennies était inacceptable pour moi. Les femmes qui faisaient du bien étaient réduites au silence, accusées de la chose même qu’elles subissaient : l’effacement, l’intimidation, l’intolérance, voire la violence. »

Mais où sont toutes les féministes?

Nous sommes juste là, en train de nous faire effacer par vous. par Meghan Murphy, Blog FEMINIST CURRENT, 24 mai 2022 (Environ 700 manifestant.e.s se sont rassemblés devant la bibliothèque publique de Toronto en 2019 pour protester contre ma conférence.) À l’époque où les féministes ont commencé à essayer de mettre en garde la société…

Le Canada vient d’adopter le projet de loi C-4 (sur la « thérapie de conversion »), et il semble que nous soyons condamné-e-s.

« (…) Essentiellement, le gouvernement canadien, qui se considère comme toujours si progressiste, criminalise non seulement le discours féministe, mais aussi la liberté d’expression et la pensée critique dans son ensemble. Il ne sera plus permis de contester l’orthodoxie du gouvernement au Canada, et les dissidents seront non seulement réduits au silence, mais aussi punis par la loi.(…) »

Contre la censure et le cyber-sabotage, la journaliste Meghan Murphy persiste et signe

« (…) l n’est jamais facile de se battre et ce ne sera jamais facile. Vous subirez des conséquences. Vous risquez de perdre des amis, d’être congédiée, d’être blessée, menacée, censurée, injuriée, diffamée ou pire encore. Cela a toujours été vrai et le sera toujours. Ce que j’ai vécu n’est pas le pire de ce qu’ont vécu d’innombrables activistes, journalistes ou dissident-e-s à travers l’histoire. Mais c’est une lutte, et cela peut être effrayant, et c’est une activité risquée. Je ne fais pas cela parce que c’est facile, je le fais parce que c’est la chose juste à faire, et parce qu’apparemment il me manque le gène qui me permet de rester silencieuse face aux mensonges et aux attaques contre nos droits.(…) »

Meghan Murphy: « L’identité de genre invisibilise le patriarcat » AUSSI: Tribune collective sur les agressions contre des lesbiennes

Le 10 mai 2017, Meghan Murphy, féministe radicale, et fondatrice du site canadien Feminist Current a été auditionnée par le Comité sénatorial canadien, aux côtés de Hilla Kerner de l’organisation Vancouver Rape Relief & Women’s Shelter [1] contre le projet de loi C-16 , la législation sur « l’identité du genre » au Canada. Voici une traduction de sa présentation.…

Des projets de loi enchâssant « l’identité de genre » menacent les droits des jeunes dans tout le monde anglo-saxon

« Ce projet de loi, s’il est adopté, ne sera pas seulement une tache horrible dans l’histoire du Canada, lorsque nous regarderons en arrière avec honte et horreur, et que s’accumuleront les recours judiciaires de personnes ayant subi une transition regrettée, mais il aura pour conséquence de ruiner des milliers de vies – non seulement celles des thérapeutes, médecins et institutions qui promeuvent et proposent ces transitions, mais aussi celles de jeunes de partout au Canada, dont la vie sera marquée à jamais par cette pratique régressive, homophobe, sexiste et dangereuse. »

Joanne K. Rowling refuse de se laisser lyncher

MEGHAN MURPHY: « …Il semble évident qu’il n’y a pas de victoire possible face à ce public-là; aucun niveau de politesse, de servilité ou de rationalisation ne pourrait prévenir la virulence et la misogynie balancée à ces femmes qui luttent contre l’idéologie de l’identité de genre. Soit tu y vas à fond soit tu t’abandonnes entièrement… »