Le pourquoi de l’oppression

« (…) Nous devons raconter un tout autre récit. Un récit sur la multiplicité et l’individualité. Un récit sur la communauté et la conscience. Un récit sur le fait que personne n’est personne et que tout le monde est quelqu’un. Un récit sur le fait d’être un vrai être humain.
Pour être un vrai être humain, on doit traiter les autres de manière aussi réelle et humaine que l’on se traite soi-même.

Qui a peur d’Andrea Dworkin ?

« Andrea Dworkin, celle qui a tout vécu, saura désormais, sinon tout écrire, explorer avec un sang-froid et une lucidité indéfectibles les espaces les plus funestes où les femmes sont tenues prisonnières. » (Thérèse Lamartine)

Andrea Dworkin parle de la liberté d’expression, de l’hétérosexualité, des productions « érotiques » et de son travail d’écriture

« Ce qui m’est arrivé est vraiment important et la façon dont j’ai appris ce que je sais est vraiment importante et les femmes ont un droit réel d’avoir une idée de ce que sont ces choses, mais les pornographes ont réussi, de concert avec les tribunaux, à créer un environnement social où je ne peux pas survivre en abordant ces sujets. Mon discours est aussi paralysé qu’il peut l’être. »

John Stoltenberg : Vivre avec Andrea

Par John Stoltenberg, initialement publié sur nostatusquo. J’avais 29 ans, au printemps 1974, lorsque, quittant à Greenwich Village une lecture de poésie devenue lourde de misogynie (une soirée de soutien à la War Resisters League, en plus !), j’ai croisé sur le trottoir Andrea, qui avait alors 27 ans. Elle avait quitté la salle pour la…