La haine des femmes par la droite et la gauche — un essai d’Andrea Dworkin

… les féministes observent la société dans laquelle nous vivons et se demandent comment combattre le pouvoir masculin. Pour découvrir comment le combattre, nous devons découvrir comment il s’organise. Comment se maintient-il ? Comment cela fonctionne-t-il ? Comment se perpétue-t-il en tant que système de pouvoir ?

Ainsi, nous examinons le pouvoir masculin, toutes ses institutions, pour comprendre leur fonctionnement. Et nous cherchons un moyen de les arrêter. (Andrea Dworkin)

La misogynie est bien plus que le fait de siffler une femme

Chaque année, au Parlement britannique, Jess Phillips lit les noms des femmes tuées par un ex ou actuel partenaire masculin : toutes ces Jessicas, Yasmins et Enids étranglées, poignardées ou matraquées par des hommes qu’elles aimaient autrefois. Une femme tous les deux jours : environ 150 par an. Le nombre ne diminue jamais. Cette sombre récitation devrait être un appel aux armes, mais elle est devenue un appel prévisible. Des hommes tuent leurs femmes et leurs maîtresses dans le monde entier. C’est triste mais normal. Que peut-on y faire ?

Andrea Dworkin et l’amour des femmes

LARA SALVATIERRA: « Parler de féminisme radical, c’est parler d’Andrea Dworkin. Sa brillante analyse de la déshumanisation des femmes dans le système prostitutionnel a jeté les bases idéologiques et sociales d’autres études sur les femmes par le mouvement féministe. »