Être « allié des féministes »

par Yeun Lagadeuc-Ygouf Publié le 31 mars 2019 | 1 commentaire Je remercie vivement les organisatrices de m’avoir invité pour intervenir sur mon travail d’« allié ». L’invitation a été une surprise pour moi car je produis très peu en termes d’écriture. C’est pour moi un honneur d’être considéré par vous comme un allié ; même si je…

Julie Bindel : Le féminisme libéral a tourné le dos aux femmes

Le concept de « choix » a été adopté par les libérales pour signifier l’acceptation de pratiques destructrices qui profitent aux hommes. Être une féministe libérale n’est pas un travail très compliqué. Rien ne doit changer, aucune contestation du statu quo n’est nécessaire et les hommes n’ont pas besoin d’être critiqués. En d’autres termes, les choses restent…

Préface d’Andrea Dworkin à son livre : Notre Sang. Prédictions et discours sur la politique sexuelle

Notre sang est un livre qui a germé d’une situation, la situation étant que je n’arrivais pas à faire publier mon travail. J’ai donc pris la parole en public – non pas avec l’étalage improvisé de pensées ou l’effusion de sentiments, mais avec une prose façonnée pour informer, persuader, perturber, provoquer la reconnaissance, autoriser la rage.…

Une avocate américaine démonte la stratégie transgenriste, une menace existentielle aux droits des femmes

« La défense des droits humains a toujours procédé des récits véridiques des violations de ces droits, avec une grammaire morale publique et partagée pour dire les agressions, pour changer les lois (adoptées et mises en application) et stopper les abus de pouvoir. Si la grammaire devient privée, le mensonge, obligatoire, et si les textes n’imposent pas de limites à l’exercice du pouvoir, nous ne pourrons poursuivre ni la défense des droits humains, ni celle des droits des femmes. »

Christine Bold : Andrea Dworkin, plus actuelle que jamais

Republié avec l’aimable autorisation de la revue Books  (du n° 103 du magasine, décembre 2019 / janvier 2020) On l’a caricaturée en harpie antisexe. Mais cette théoricienne du féminisme doublée d’une esthète du langage savait parfaitement de quoi elle parlait. Pas étonnant qu’elle ait prédit le mouvement #MeToo dès les années 1970. « J’avoue, je suis…

Entretien avec Rebecca Mott, femme sortie de la prostitution

 »(,,,) L’abolition est toujours ancrée dans la restitution de leurs droits de la personne et de leurs voix aux personnes réduites au silence et opprimées. Cela signifie qu’il faut s’attaquer à ceux qui sont au pouvoir – c’est donc toujours de l’anticapitalisme et de l’antipatriarcat. Les problèmes surviennent quand les voix des opprimées sont tenues pour une valeur symbolique faites pour être symboliques ou réduites au silence. Cela est courant dans les grands groupes abolitionnistes, souvent influents, où les femmes sorties du milieu sont utilisées et jetées, traitées comme des actrices sous-humaines et non comme des êtres humains à part entière.(…) »