Publication simultanée de deux traductions d’un des premiers essais d’Andrea Dworkin

« Notre sang d’Andréa Dworkin, livre pionnier du féminisme américain, résonne encore aujourd’hui à plus d’un titre. […] Entre slogans et fulgurances, c’est aussi une langue qui s’impose, âpre, radicale, combattante, résolument moderne. » Sophie Bernard, Le Monde des livres.

Paraît cette semaine en librairie un livre iconique d’Andrea Dworkin, Pornographie: Les hommes s’approprient les femmes (Éditions LIBRE)

En voici l’avant-propos par Dora Moutot. « S’il y a une féministe que j’aurais vraiment aimé rencontrer,c’est bien Andrea Dworkin.Elle fait partie des femmes que j’admire, car elle a su parler de sexualité de façon novatrice, critique et incisive.Mais je n’ai pas eu cette chance. J’avais 18 ans quand elle est décédée et à cette époque,…

Feminist Current a 10 ans – trinquons à une autre décennie d’annulations !

« Voir des femmes qui avaient passé leur vie à travailler pour les femmes être harcelées, menacées, ostracisées, agressées verbalement et expulsées de leurs communautés, partis politiques et groupes d’activistes était inacceptable pour moi. Voir des jeunes hommes et femmes qui n’avaient rien apporté au monde et certainement rien fait pour lutter contre la violence envers les femmes tenter de détruire tout ce que les femmes avaient construit pendant des décennies était inacceptable pour moi. Les femmes qui faisaient du bien étaient réduites au silence, accusées de la chose même qu’elles subissaient : l’effacement, l’intimidation, l’intolérance, voire la violence. »

Présentation de La haine des femmes, par Andrea Dworkin

Ce livre est un acte, un acte politique dont la révolution est l’objectif. Il n’a pas d’autre fonction. Ce n’est pas une quelconque sagesse cérébrale ou une foutaise universitaire, ou des idées gravées dans le granit ou destinées à l’immortalité. Il fait partie d’un processus et son contexte est le changement. Il fait partie d’un…

Mise à jour sur l’intimidation et le harcèlement menés contre une philosophe féministe par l’Université de Bristol

Toutes ces femmes de notre panel académique et la Professeure Stock ont besoin d’un meilleur soutien et de voir leurs droits déjà établis respectés. Pourtant, université après université après université, et même des syndicats, ont plié sous la pression des tyrans qui s’intitulent transactivistes. Dans notre cas, l’université de Bristol est heureuse de gaspiller plus d’un an de temps du  tribunal, y compris les deux heures de l’audience du 17 novembre, en recourant à des faux-fuyants et à des manigances lâches pour justifier le climat toxique qu’elle a déjà créé.

À propos du traitement honteux de la professeure Kathleen Stock par ses collègues de l’Université du Sussex

« La semaine dernière, des affiches sont apparues sur le campus de l’université du Sussex, demandant le renvoi de la professeure Kathleen Stock. Au milieu d’une ignoble collection d’insultes, ces placards la décrivaient comme « l’une des pires transphobes de cette île misérable (le Royaume-Uni), épousant une version abâtardie du féminisme radical » (…) »

Comment le féminisme « moderne » ou « de la troisième vague » profite aux hommes.

« (…) Le concept d’égalité déplace donc l’objectif de la lutte contre un problème structurel (l’oppression) vers la lutte contre la discrimination. Étant donné que cette dernière se rapporte à des détails plutôt qu’à des généralités et qu’elle peut être aussi bien positive que négative, aucun avantage n’est conféré aux femmes et elles ne peuvent que maintenir le statu quo ou aggraver leur situation ; les femmes n’ont de contrôle que sur les droits qu’elles souhaitent abandonner.( …) »