L’Espagne s’apprête à interdire l’achat de sexe

« (…) Ce que les gens ne voient pas, c’est que la légalisation et la normalisation de la prostitution ne réifient ni ne déshumanisent pas certaines femmes, mais toutes les femmes. Le fait que les hommes aient un accès [monétaire] au corps de certaines femmes renforce leurs agressions et leur humiliation d’autres femmes dans leur vie. (…) »

Pourquoi le premier ministre du parti Progressiste espagnol parle-t-il interdire la prostitution ?

« (…)Madrid a décriminalisé la prostitution en 1995, mais contrairement à d’autres pays européens, le commerce du sexe nouvellement légalisé n’est pas réglementé par le gouvernement. Une exception notable est l’interdiction du « proxénétisme », c’est-à-dire le fait pour une personne de servir d’intermédiaire entre une travailleuse du sexe et un client. Mais cette interdiction n’a pratiquement aucun sens, puisque les boîtes de nuit fonctionnent effectivement comme des maisons closes en « louant » des chambres à des travailleuses du sexe dont le gouvernement ne reconnaît pas la légitimité du travail. …

LLEGAMOS! Nous sommes arrivé-e-s…

« …Des voiliers portant « des camarades de l’Europe insoumise » se sont approchés pour les accueillir, ou pour vérifier le fondement des rumeurs « qui courent dans les quartiers, les champs et les montagnes du monde : les Zapatistes ont envahi l’Europe! »…. »

Recension publiée dans la revue de philosophie féministe HYPATIA

Dans l’ouvrage « Major Concepts in Spanish Feminist Theory », Roberta Johnson reconstruit la pensée féministe espagnole de manière accessible et originale. Il ne s’agit pas d’une histoire conventionnelle du féminisme espagnol, mais plutôt d’une histoire de la théorie féministe espagnole qui, tout en préservant l’ordre chronologique, s’articule autour de six concepts fondamentaux abordés dans six chapitres…