Recension d’un livre peu connu d’Andrea Dworkin

« On qualifie d’anti-sexe les critiques du viol, de la pornographie et de la prostitution, sans nuance ni examen, peut-être parce que tant d’hommes utilisent ces ignobles voies d’accès et de domination pour baiser et que, sans elles, le nombre de coïts chuterait au point où les hommes pourraient se retrouver quasi chastes. » Andrea Dworkin, Coïts

Rapport sexuel, rapport de domination ?

Intercourse, l’essai de l’icône du féminisme radical, l’Américaine, Andrea Dworkin, place le rapport sexuel dans une analyse féministe. Il a fait couler tant d’encre depuis sa parution en 1987 qu’il était temps de le lire en français. Titre de sa traduction, sortie en février : Coïts. Parfois cru, toujours cash, terriblement corrosif.

COÏTS – Avant-propos*

« Aussi triste que je sois de le reconnaître, les limites du vieil Adam – et le pouvoir matériel qu’il conserve, surtout dans le monde de l’édition et des médias – ont imposé des limites au discours public (des hommes et des femmes) à propos de ce livre. »