Ellyn Kaschak: Honnêtement, je n’ai pas envie d’écrire cet article…

« (…) Les conférences, mais aussi la salle de classe et le laboratoire sont des lieux appropriés pour poser des questions importantes. Pourtant, les habitants de ces lieux sont actuellement réduits au silence au nom des droits de l’homme et d’un prétendu préjugé appelé « transphobie ». Des universitaires ont été censurés et, dans certains cas, ont perdu leur poste pour avoir simplement utilisé un langage jugé inacceptable par le mouvement transgenre, des mots comme « femmes ». Oui, prononcer le mot « femmes » est considéré comme un discours de haine et ce prétendu discours de haine transphobe est surveillé et éliminé de manière agressive dans nos propres universités.(…) »

Le best-seller TRANS est-il boycotté par la BBC et par une grande chaîne de libraires britanniques? C’est ce qu’affirme l’autrice, HELEN JOYCE.

HELEN JOYCE: « J’ai été contactée sur les médias sociaux par des personnes qui se sont rendues dans leur magasin pour demander leur exemplaire et qui se sont vu répondre qu’il était épuisé, que le tirage était limité, que le stock avait été retardé, et même qu’il était conservé derrière le comptoir par respect pour un collègue transgenre parce qu’il s’agissait d’un livre haineux ».

Le test de pureté transgenriste a perdu contact avec la réalité

« (…) Dans l’anglosphère, le succès de la gauche est également institutionnel. Les grands médias, le monde universitaire, les organisations culturelles et civiques, le monde de l’édition et des arts, ainsi que la classe dirigeante des grandes entreprises, partagent désormais une monoculture politique qui a même conquis des pans entiers du parti Conservateur. Ces personnes, souvent qualifiées d' »élite » – un mot qui désignait autrefois l’excellence, mais qui connote aujourd’hui la condescendance aristocratique – rivalisent entre elles pour savoir qui peut paraître le plus moralement immaculé. (…) »

Suzanne Moore réfléchit au silence actuel du journalisme de gauche au Royaume-Uni.

« (…) C’est pourquoi les femmes de gauche finissent par écrire dans des journaux de droite. Notre « maison », voyez-vous, n’était pas un espace sûr. La maison, comme trop de femmes le savent, est l’endroit où se trouve la haine.  Nous ne connaissons que trop bien l’expérience de devoir quitter la « maison » pour dire nos vérités. Le féminisme est heureusement portable ; la capacité de parler des droits des femmes et des filles ne peut pas être détruite par des hommes qui réécrivent l’histoire et des jeunes femmes ayant une expérience de vie (…) »

TRANS, d’Helen Joyce – Quand l’idéologie se heurte à la réalité

« (…) La plupart des gens soutiennent les « droits des trans » – en supposant que ce qui est réclamé est quelque chose de similaire au mariage homosexuel et au droit de vote des femmes., qu’il s’agit de permettre aux personnes transgenres de vivre pleinement leur vie, sans discrimination, harcèlement ni violence, et de s’exprimer comme elles le souhaitent.
De tels objectifs sont louables, mais ils ne correspondent pas aux revendications du transactivisme dominant.
(…)
Pour s’attaquer à tous les maux que je décris – la destruction des droits des femmes, la stérilisation des enfants non conformes à leur assignation de genre, la propagation de l’homophobie post-moderniste et la corruption de la recherche médicale et scientifique – il faudra prendre un engagement renouvelé en faveur de deux intérêts partagés par tous dans une démocratie laïque et libérale : la liberté de croyance et la liberté d’expression. (…)

Contre la censure et le cyber-sabotage, la journaliste Meghan Murphy persiste et signe

« (…) l n’est jamais facile de se battre et ce ne sera jamais facile. Vous subirez des conséquences. Vous risquez de perdre des amis, d’être congédiée, d’être blessée, menacée, censurée, injuriée, diffamée ou pire encore. Cela a toujours été vrai et le sera toujours. Ce que j’ai vécu n’est pas le pire de ce qu’ont vécu d’innombrables activistes, journalistes ou dissident-e-s à travers l’histoire. Mais c’est une lutte, et cela peut être effrayant, et c’est une activité risquée. Je ne fais pas cela parce que c’est facile, je le fais parce que c’est la chose juste à faire, et parce qu’apparemment il me manque le gène qui me permet de rester silencieuse face aux mensonges et aux attaques contre nos droits.(…) »

Julie Bindel – Le nouveau harcèlement imposé sur les campus

« L’une des grandes réussites du féminisme contemporain tient aux campagnes de sensibilisation du public à la reconnaissance du harcèlement sexuel en milieu de travail. Les universités ont encouragé les dénonciations et les procédures de plaintes anonymes afin que les femmes puissent signaler en toute sécurité ce type de ciblage. Mais lorsque les femmes universitaires font l’objet d’insultes infâmes telles que « TERF », tout bascule ; il est considéré comme raisonnable de traquer et d’humilier publiquement ces femmes.(…) »

Le procès de Maya Forstater et la critique du genre – Blog Floraisons

« (…) l’expression de la critique du genre est menacée d’être considérée comme n’étant pas une croyance philosophique protégée par le droit du travail, ce qui veut dire qu’une personne peut être légalement licenciée pour avoir exprimé des critiques : ici, celle de l’identité de genre. Cela a plusieurs conséquences, notamment le fait que les féministes radicales pourront perdre leur emploi du simple fait de leur engagement politique. Les femmes, déjà assignées à des tâches subalternes dans la division du travail et/ou moins rémunérées que les hommes, seront, une fois de plus, intimées de se taire pour ne pas voir leur situation empirer. Cette insécurité économique un peu plus forte sur les militantes les plus critiques serait désastreuse pour l’émancipation des femmes.(…) »