Pensée de Dworkin

« Devenir un homme exige que les garçons apprennent à être indifférents au sort des femmes. L’indifférence exige que le garçon apprenne à considérer les femmes comme des objets. Le poète, le mystique, le prophète, l’homme dit sensible, quel qu’il soit, entendra toujours le vent chuchoter et les arbres pleurer. Mais pour lui, les femmes…

Levée de fonds pour le film « My name is Andrea »

L’une de nos productrices a écrit : « En repoussant les limites de la narration non romanesque, le film montre (plutôt que raconte) la nature épique de la misogynie culturelle et nous interpelle sur les raisons pour lesquelles nous rejetons certaines femmes, sur ce qui nous ouvre à d’autres voix et sur les raisons pour lesquelles la plupart d’entre nous capitulent tacitement devant une culture de violence systémique envers les femmes ».

Préface d’Andrea Dworkin à son livre : Notre Sang. Prédictions et discours sur la politique sexuelle

Notre sang est un livre qui a germé d’une situation, la situation étant que je n’arrivais pas à faire publier mon travail. J’ai donc pris la parole en public – non pas avec l’étalage improvisé de pensées ou l’effusion de sentiments, mais avec une prose façonnée pour informer, persuader, perturber, provoquer la reconnaissance, autoriser la rage.…

De l’importance de ne pas relooker la prostitution en « travail du sexe »

« L’expression de « travail du sexe » n’est pas neutre : elle traîne derrière elle ses présupposés politiques tacites, aussi sûrement que toute autre alternative. Lorsque nous parlons de « travail du sexe », nous approuvons l’idée que le sexe est un travail pour les femmes et un loisir pour les hommes – des hommes qui ont le pouvoir social et économique d’agir comme une classe patronale en matière de rapports sexuels. Et ce qui est le plus accablant, c’est que nous acceptons que le corps des femmes existe en tant que ressource à utiliser par d’autres… »

Judith Butler – Le professeur de parodie

« Pendant longtemps, le féminisme universitaire américain a été étroitement lié aux luttes visant à obtenir la justice et l’égalité pour les femmes. Pour ceux (et celles) qui l’élaboraient, la théorie féministe n’était pas seulement des mots élégants sur le papier, elle était aussi articulée à des propositions de changement social. (…) »

Christine Bold : Andrea Dworkin, plus actuelle que jamais

Republié avec l’aimable autorisation de la revue Books  (du n° 103 du magasine, décembre 2019 / janvier 2020) On l’a caricaturée en harpie antisexe. Mais cette théoricienne du féminisme doublée d’une esthète du langage savait parfaitement de quoi elle parlait. Pas étonnant qu’elle ait prédit le mouvement #MeToo dès les années 1970. « J’avoue, je suis…

Voici enfin la biographie d’Andrea Dworkin

« Je voudrais que mon amie, Andrea Dworkin, soit là pour parler de ce livre et le commenter elle-même, mais grâce à cette biographie éclatante de Martin Duberman, vous pourrez désormais rencontrer l’un des plus grandes penseuses, écrivaines, et militantes de notre temps. Si le féminisme avait un prophète, s’écriant des collines, nous avertissant du pire et nous poussant vers le meilleur, ce serait Andrea ».
(Gloria Steinem)