« Mon nom est Andrea » : Nouveau film présenté au festival Tribeca 2022

Avec leur férocité tranquille et leurs prédictions reconnaissables, les vignettes dramatiques de Mon Nom est Andrea incarnent la condition féminine dans une figure singulière, et le film dans son ensemble relie les préoccupations de Dworkin sur la classe, la race et le genre au moment présent.

Notre sang, d’Andrea Dworkin – un compte rendu de Claudine Legardinier

« Au fil des pages, on entend la voix d’Andrea Dworkin, on partage sa colère mais aussi son incroyable vitalité, elle qui ne demande qu’à « vivre une vie humaine qui vaut la peine d’être vécue ». Si jamais certain·es étaient tenté·es de trouver qu’elle « exagère » au vu des évolutions qui ont marqué les dernières décennies depuis ces conférences, qu’ils et elles se souviennent qu’elle ne parle pas ici de la préhistoire, mais de mentalités particulièrement prégnantes et résistantes. »

Présentation de La haine des femmes, par Andrea Dworkin

Ce livre est un acte, un acte politique dont la révolution est l’objectif. Il n’a pas d’autre fonction. Ce n’est pas une quelconque sagesse cérébrale ou une foutaise universitaire, ou des idées gravées dans le granit ou destinées à l’immortalité. Il fait partie d’un processus et son contexte est le changement. Il fait partie d’un…

Pensée de Dworkin

« Devenir un homme exige que les garçons apprennent à être indifférents au sort des femmes. L’indifférence exige que le garçon apprenne à considérer les femmes comme des objets. Le poète, le mystique, le prophète, l’homme dit sensible, quel qu’il soit, entendra toujours le vent chuchoter et les arbres pleurer. Mais pour lui, les femmes…

Levée de fonds pour le film « My name is Andrea »

L’une de nos productrices a écrit : « En repoussant les limites de la narration non romanesque, le film montre (plutôt que raconte) la nature épique de la misogynie culturelle et nous interpelle sur les raisons pour lesquelles nous rejetons certaines femmes, sur ce qui nous ouvre à d’autres voix et sur les raisons pour lesquelles la plupart d’entre nous capitulent tacitement devant une culture de violence systémique envers les femmes ».

Préface d’Andrea Dworkin à son livre : Notre Sang. Prédictions et discours sur la politique sexuelle

Notre sang est un livre qui a germé d’une situation, la situation étant que je n’arrivais pas à faire publier mon travail. J’ai donc pris la parole en public – non pas avec l’étalage improvisé de pensées ou l’effusion de sentiments, mais avec une prose façonnée pour informer, persuader, perturber, provoquer la reconnaissance, autoriser la rage.…

De l’importance de ne pas relooker la prostitution en « travail du sexe »

« L’expression de « travail du sexe » n’est pas neutre : elle traîne derrière elle ses présupposés politiques tacites, aussi sûrement que toute autre alternative. Lorsque nous parlons de « travail du sexe », nous approuvons l’idée que le sexe est un travail pour les femmes et un loisir pour les hommes – des hommes qui ont le pouvoir social et économique d’agir comme une classe patronale en matière de rapports sexuels. Et ce qui est le plus accablant, c’est que nous acceptons que le corps des femmes existe en tant que ressource à utiliser par d’autres… »

Judith Butler – Le professeur de parodie

« Pendant longtemps, le féminisme universitaire américain a été étroitement lié aux luttes visant à obtenir la justice et l’égalité pour les femmes. Pour ceux (et celles) qui l’élaboraient, la théorie féministe n’était pas seulement des mots élégants sur le papier, elle était aussi articulée à des propositions de changement social. (…) »