Barbara Kay s’étonne d’une nouvelle culture du déni de l’évidence au profit des agresseurs

Présentation: L’actualité multiplie les images et discours où militants et journalistes sensationnalistes normalisent des agressions contre femmes et enfants au nom de la théorie queer et des divers formes d’identification auxquelles prétendent des hommes. Ainsi, au Colorado, Anderson Lee Aldrich a assassiné cinq personnes dans un bar gay la semaine dernière, mais la couverture médiatique a surtout insisté sur le fait que le meurtrier s’identifiait comme « nonbinaire »…

Il y a quelques années, Dana Rivers, un militant antiféministe et lesbophobe notoire, a assassiné deux lesbiennes et leur fils en Californie, mais son avocat, le tribunal et les médias présentent aujourd’hui cet assassin comme « une femme ».

De plus en plus de violeurs reconnus coupables réclament d’être incarcérés « en tant que femmes » et de pouvoir s’imposer leur présence à des co-détenues, et l’appareil de justice leur concède systématiquement ce privilège dans le monde anglo-saxon (dont le Canada), malgré des agressions continues.

Plus généralement, des partis et des associations, des ressources, des concours et des meetings dévolus à la représentation des femmes sont chaque semaine colonisés et sabordés par des militants masculinistes sous prétexte que « quiconque se dit femme doit être considéré comme telle ». Les manifestants transgenristes rivalisent même d’images grotesques comme forme de terrorisme sexuel adressé aux manifestantes féministes..

Une rencontre du Women’s Equality Party organisée cette semaine en Grande-Bretagne a nommément interdit aux participantes d’aborder la question de qui est en droit d’être considéré comme une femme, adoptant plutôt le principe de l’autoidentification.

Dans l’article ci-dessous, la journaliste canadienne Barbara Kay analyse une dérive semblable dans l’inquiétant dossier de la normalisation de la molestation sexuelle d’enfants.

La théorie queer vise à normaliser la pédophilie en « repensant » l’âge de consentement.

Les théoriciens du queer ont normalisé l’effacement de la distinction biologique binaire. La suppression de l’âge du consentement aux rapports sexuels est leur prochain objectif.

Par Barbara Kay, sur le blog Reality’s Last Stand

27 octobre 1011

Ce billet a d’abord été publié dans The Epoch Times le 13 octobre 2022.

L’idéologie radicale du genre a pour principal objectif de « queerer » les normes qui sont à la base des sociétés saines. La théorie queer (TQ) soutient que nous devons « déconstruire » l’ensemble des distinctions sociales de type binaire : homme vs femme, hétérosexuel vs homosexuel, nature vs culture. Pour y parvenir, toutes les limites instituées par l’humanité doivent être transgressées en toute liberté et sans conséquences. Ce « queering » est accompli par la manipulation du langage. Par exemple, une « femme » ne serait plus un « être humain femelle adulte », mais toute personne qui a le sentiment d’être une femme.

Les non-idéologues font constamment l’erreur de supposer que l’on peut dissuader de leurs dogmes illogiques  les adeptes de la TQ par des arguments raisonnables, en soulignant les disparités d’équité et de sécurité que crée pour les femmes réelles un tel raisonnement. Les idéologues de la TQ répondraient à cet argument que la suppression des limites libère les femmes de l’oppression causée par la distinction binaire du genre. En éliminant la limite, on éliminez l’oppression, n’est-ce pas ? Cette logique rappelle immédiatement le vieux dicton : « En théorie, il n’y a pas de différence entre la théorie et la pratique. Mais en pratique, il y en a une. »

La théorie queer a normalisé l’effacement de la distinction biologique binaire. Mais toute normalisation déplaît aux contestataires des limites sexuelles.  Ce qui est excitant est, après tout, la transgression de ces limites. La distinction binaire du consentement ou non aux rapports sexuel est le nouveau défi. Les partisans de la pédophilie – aujourd’hui blanchis par l’appellation pudiquement neutre de « personnes attirées par les mineurs » (MAP) – sont de vigoureux adeptes du mouvement queer. Leur objectif est d’abord de se débarrasser de la honte imposée par la société à leur perversion, puis d’acquérir la liberté de passer aux actes sans la moindre censure ni conséquence juridique.

La théorie radicale du genre a créé leur intention une infrastructure utile : des programmes scolaires, des clubs LGBTQ et des associations médicales trans-affirmatives. Les pédophiles ont pris en compte cet espace culturel réceptif et ont entamé une campagne efficace d’envahissement du système. L’Heure du Conte animée par des travestis en « drag » est désormais devenue incontournable dans les écoles, les bibliothèques et même les églises. Plusieurs comptes rendus de travestis ayant des antécédents de délits sexuels contre des enfants ont pourtant été mis au jour, mais ils ont été accueillies avec des haussements d’épaules indifférents.

Un Family Sex Show organisé à Bristol, en Angleterre, à l’intention d’enfants de 5 ans et plus, et où l’on devait présenter des scènes de nudité intégrale et des thèmes propres à la théorie queer hardcore, a récemment été annulé après de vigoureuses protestations, mais la question plus pertinente demeure de comprendre comment ce spectacle a pu être subventionné par le Conseil des arts britannique.  Le site web associé à ce spectacle invitait les enfants à chercher sur Internet des « images d’animaux qui se masturbent » et à les reproduire. (L’autrice féministe Kathleen Stock a donné suite à cette proposition de recherche  et « a été orientée vers la vidéo d’un gardien de zoo stimulant manuellement un dauphin »).

Cette offensive de charme du lobby pédophile s’est toutefois heurtée à un barrage routier.

L’association britannique Mermaids est un organisme caritatif aussi puissant que prestigieux qui dit se consacrer au soutien des enfants transgenres et de leurs familles. Elle a été soutenue avec enthousiasme par des théoriciens du queer et par des célébrités crédules.

Il y a quelques semaines, il a été annoncé que Mermaids faisait l’objet d’une enquête de la Commission britannique des œuvres de bienfaisance à la suite d’informations selon lesquelles l’association offrait des bandeaux consrictifs de poitrine à des adolescentes sans le consentement de leurs parents et qu’elle encourageait ses clients à prendre des médicaments bloquant leur puberté.

Puis il a été annoncé qu’un administrateur de Mermaids, le Dr Jacob Breslow, avait démissionné suite à la révélation qu’en 2011, il avait pris la parole lors d’une conférence de B4U-ACT, une organisation qui promeut des services et des ressources pour les gens « qui sont sexuellement attirés par les enfants et qui souhaitent une telle assistance ». Ses opinions ne semblent pas avoir changé depuis lors. Breslow écrit actuellement un ouvrage consacré aux « vies queer des désirs d’enfants ».

Le discours de Breslow à B4U-ACT était un bon exemple de la tactique cognitive que certains emploient pour déshumaniser les enfants et, en élevant la discussion au rang de théorie, faire disparaître leur vécu concret. Breslow a comparé les enfants à une chaussure utilisée à des fins masturbatoires, utilisant comme partie de son argument (trop inapproprié pour être entièrement répété ici) que l’acte nécessiterait de « repenser à la fois l’enfant, ce que nous venons de commencer à faire, et la personne pour qui l’enfant est un fantasme ou un partenaire sexuel ».

« Repenser » l’enfant, c’est le désincarner. Et le qualifier de « partenaire » implique un consentement, que des enfants ne peuvent, en principe, donner. Mais ceux qui ont l’esprit dévié veulent prêter aux enfants une agentivité sexuelle pour apaiser leur conscience.

Certains idéologues queer vont même plus loin. Ils présentent l’enfant comme le perpétrateur et eux-mêmes comme une cible passive. Dans un billet consacré à ce sujet en 2020, j’ai parlé d’un leader de la révolution étudiante de mai 1968 en France, Daniel Cohn-Bendit, qui a publié un article sur ses contacts érotiques avec certains des 20 enfants dont il avait eu la charge dans un jardin d’enfants alternatif de Francfort. Il a écrit : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances (…) Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même.» (L’article, et le livre dans lequel il est paru, Le Grand Bazar, ont été acclamés par la critique).

Lorsque le gouverneur actuel de Floride, Ron DeSantis, a fait adopter un projet de loi interdisant aux écoles d’enseigner la théorie radicale du genre et l »idéologie de fierté gay aux enfants de moins de 8 ans, les progressistes ont poussé les hauts cris, trahissant leur acculturation à la théorie queer. Mais DeSantis n’a fait que réagir, comme un leader responsable devrait le faire, au conditionnement manifeste d’enfants à une conscience trop précoce de la sexualité et à une introduction trop précoce à des concepts de genre psychologiquement déstabilisants que même les adultes ont du mal à comprendre.

L’aspiration à une sexualité sans limites, y compris avec des enfants, est un projet humain intemporel que j’ai qualifié d’ « utopisme orgasmique ». La volonté de faire passer les règles du débat d’un modèle fondé sur la moralité à un modèle dit « scientifique » dans lequel on ne parle que d’une autre forme de désir sexuel à étudier avec neutralité préoccupe un certain contingent de psychanalystes et de sexologues depuis plus d’un siècle. Le thème commun de ces utopistes, comme l’a noté le critique culturel conservateur Theodore Dalrymple, est que « les relations sexuelles peuvent être portées à la perfection soit en les débarrassant complètement de toute connotation morale, soit en renversant le jugement moral qui leur est traditionnellement attaché ; tous [les utopistes orgasmiques] croient que le malheur humain est uniquement le produit des lois, des coutumes et des tabous. »

Le scandale aujourd’hui associé à l’organisation Mermaids devrait être un signe d’espoir que les garde-fous des lois, des coutumes et des tabous sont toujours en place, fût-ce de manière chancelante. Mais le mouvement qui s’efforce de normaliser une « repensée » de la pédophilie considérera cet embarras comme un revers temporaire, car il croit que l’esprit du temps est clairement dans son camp. Et c’est le cas.

Barbara Kay

Reality’s Last Stand est une publication financée par les lecteurs. Tous les articles sont gratuits, mais veuillez envisager de souscrire un abonnement payant, ou de nous faire un don ponctuel ou récurrent. Je préfère qu’un million de personnes consultent ce contenu gratuitement plutôt qu’il ne soit accessible qu’à un petit groupe d’abonnés payants, mais cela signifie que je compte entièrement sur la générosité de mes lecteurs pour me soutenir. Je vous remercie ! (Colin Wright, éditeur)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.