En Angleterre, le gouvernement de Rishi Sunak s’apprête à mettre en œuvre une éducation sexuelle adaptée à l’âge des élèves.

On craint que des entreprises tierces n’exposent les écoliers à des contenus explicites et à des idées très contestées à propos du genre.

Par Camilla Turner, Correspondante politique en chef, The Telegraph, 27 Octobre 2022

Le nouveau PM britannique Rishi Sunak prévoit de sévir contre les cours d’éducation sexuelle inappropriés enseignés dans les écoles, a appris le quotidien The Telegraph.

Le Premier ministre veut renforcer les directives données aux enseignants sur les relations et l’éducation sexuelle (RSE) pour s’assurer que les enfants ne reçoivent que des leçons adaptées à leur âge.

Cette mesure intervient alors que l’on s’inquiète du fait que certaines écoles sous-traitent l’éducation sexuelle à des sociétés tierces qui exposent les jeunes à des contenus explicites et à des idées très contestées à propos du genre (stéréotypes sexuels).
Les parents auraient également davantage le droit de demander à voir les documents en question, même s’ils sont fournis par une organisation commerciale, selon les plans gouvernementaux.
Les orientations actuelles du gouvernement en matière d’éducation sexuelle et relationnelle indiquent clairement que les parents doivent pouvoir voir ce qui est enseigné à leurs enfants, par exemple les livres utilisés pendant les cours.

Les parents se voient refuser l’accès à des ressources controversées.

Mais des parents se sont plaints de se voir refuser l’accès à des ressources litigieuses dans des domaines tels que l’éducation raciale, transgenre et sexuelle, lorsque ces textes sont fournis par des sociétés externes.
Au début du mois, le commissaire à l’information a décidé que les parents n’avaient pas le droit de recevoir une copie du contenu des leçons d’éducation sexuelle qui invitaient les enfants à « devenir des alliés des personnes transgenres ».
Le matériel destiné aux enfants âgés de 12 ans et plus fourni par The School of Sexuality Education (SoSE) comprend des liens vers Mermaids, l’organisation caritative contestée dans le dossier des enfants dits transgenres, et une vidéo de sept minutes incitant les élèves à devenir « des alliés des transgenres ».
Mais l’organisme de surveillance a jugé que les parents n’avaient pas le droit de recevoir le contenu de ces leçons car cela « priverait SoSE du droit d’exploiter sa propriété intellectuelle ».
Dans un autre cas, un conseil municipal a retiré un cours d’éducation sexuelle controversé qui enseignait aux enfants dès l’âge de six ans comment manipuler leurs organes génitaux, à la suite d’un tollé général.
Le programme « All About Me », qui a été déployé dans plus de 200 écoles primaires du Warwickshire, proposait aux enfants d’apprendre que « beaucoup de gens aiment se chatouiller ou se caresser parce que cela peut être agréable », y compris leurs « parties intimes ».
Le programme rassure les enfants en leur disant que c’est « vraiment très normal », mais ajoute qu’il n’est « pas poli de le faire en présence d’autres personnes ». Il recommande aux enfants de le faire lorsqu’ils sont seuls, par exemple « dans le bain ou la douche ou au lit ».
En septembre 2019, l’éducation relationnelle est devenue obligatoire dans toutes les écoles primaires, tandis que l’éducation sexuelle et relationnelle est devenue obligatoire dans les écoles secondaires.

Inquiétudes quant au manque d’équipement des enfants

Les ministres ont dû faire face à une pression croissante de la part de l’ensemble de l’échiquier politique pour inscrire l’éducation sexuelle au programme national, suite à des inquiétudes concernant le fait que les jeunes manquent de ressources pour faire face aux nouvelles réalités du porno diffusé par internet, de la cyberintimidation et de l’envoi de textos à contenus sexualisés.
Auparavant, seuls les élèves des écoles secondaires gérées par les autorités locales, qui représentent environ un tiers des écoles secondaires, recevaient une éducation sexuelle et relationnelle.

Le sexe biologique reprend ses droits

M. Sunak a également l’intention de réviser la Loi britannique sur l’égalité afin de préciser que le terme de « gender » désigne exclusivement le sexe biologique plutôt que la notion de genre.
Cela signifie que les hommes biologiques ne pourront pas participer à des compétitions sportives féminines et que d’autres installations non mixtes, telles que les vestiaires et les refuges pour femmes, seront légalement protégées.
Cela signifierait également que l’auto-identification des personnes transgenres n’a pas de valeur juridique, c’est-à-dire que les hommes se disant femmes n’auront pas automatiquement le droit d’accéder aux installations réservées aux femmes.
Une source de Downing Street a déclaré que la protection des femmes et des jeunes filles était une priorité pour l’administration de M. Sunak.

Source: The Telegraph

Traduction: TRADFEM

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