« Ce ne sont pas des clients, ce sont des violeurs », le cri contre la prostitution dans les rues de Valence.

Manifestation de la Plataforma Afectados Abolición (Plateforme des personnes touchées par l'abolition) ce mercredi à Valence

Le Front abolitionniste País Valencià réclame l’abolition de la prostitution sur la place de la mairie de Valence

    par Alicia Martí et Ángela Pulido

Le Front Abolitionniste du Pays Valencien (FAPV) s’est réuni ce matin dans la rue San Vicent Màrtir pour dénoncer que la ville de Valence « est en train de devenir un paradis pour les prostituées et les proxénètes » face à l’inaction du Conseil Municipal. Ils ont protesté contre « la prolifération des maisons closes dans la ville », sous des slogans tels que « Abolition de la prostitution » et « Ce ne sont pas des clients, ce sont des violeurs ».

Après avoir brandi une grande banderole sur laquelle on pouvait lire « Les bordels et les prostituées hors de nos quartiers », les manifestants ont marché le long de la rue San Vincent jusqu’à la place de l’hôtel de ville. « Nous sommes fatigués des discours mais pas des actions. Nous avons demandé une interview à la mairie, mais nous ne sommes pas sur l’agenda du maire, Joan Ribó », explique Puri Liétor, le porte-parole de la plateforme. « Nous ne savons pas à quelles autres portes frapper ».

La dénonciation exprimée hier par ce collectif donne une bonne réprimande à la fois à la Conselleria de Justicia et à l’Ayuntamiento de València.

Le département dirigé par Gabriela Bravo a développé ces dernières années plusieurs initiatives visant à mettre fin à la prostitution. En fait, les deux modifications légales visant à pénaliser les clients – la réforme de la loi sur les lunettes et la loi sur les routes – sont déjà terminées, et au cours de cet automne, elles passeront par les procédures nécessaires pour avancer dans leur approbation, selon la Conselleria.

Le mois de septembre n’est plus le même : l’intérêt touristique pour la Communauté de Valence s’envole durant ce mois.

De plus, ces changements juridiques ont généré des divergences au sein du Consell. Le Département de l’égalité, toujours dirigé par Oltra, a fait valoir que les mesures proposées ne feraient que contraindre les femmes prostituées à se cacher davantage, car pour abolir la prostitution, il faut une loi d’État.

Le Front a dénoncé aujourd’hui le fait que le ministère de la Justice a établi un rapport dans lequel sont répertoriés les appartements qui abritent des femmes prostituées, « mais aucune mesure n’a été prise ». Ils insistent pour que le Conseil municipal se limite à les envoyer au Département de l’égalité. « Cela signifie que nos camarades survivantes ne peuvent pas raconter leur histoire. Combien d’autres femmes devront être assassinées avant que des mesures soient prises ? »

Pour sa part, M. Ribó a admis aujourd’hui que dans le centre-ville, certains locaux dédiés à la prostitution ont été fermés, bien qu’il ait averti qu' »il n’est pas facile de fermer un local si l’on ne dispose pas de données objectives ». Il a défendu le fait que le travail se fait de manière très claire dans ce domaine et qu’il y a des locaux qui ont été fermés dans des zones comme Velluters. « De nombreux progrès ont été accomplis et un travail intense est réalisé dans la lutte contre la prostitution ».

Contre la traite des êtres humains

Demain, 23 septembre, c’est la Journée internationale contre l’exploitation sexuelle et la traite des êtres humains. « Le système économique et social dans lequel nous vivons – le patriarcat – opprime doublement les femmes et les oblige à faire tout ce qui est jugé nécessaire : cela inclut la prostitution. Ce sont eux qui décident, qui choisissent et qui commandent, et les femmes en subissent les conséquences et les risques pour leur corps et leur vie ».

Pour sa part, la PSPV a présenté des motions dans tous les conseils municipaux de la Communauté de Valence à l’occasion de la Journée internationale contre l’exploitation sexuelle et la traite des êtres humains, dans lesquelles elle exhorte les conseils à mettre en œuvre des plans pour « éradiquer la traite, la prostitution et protéger les victimes qui voient leurs droits fondamentaux bafoués ».

Certains conseils locaux appliquent des règlements qui pénalisent les consommateurs de prostitution. Le ministère de la Justice a élaboré un modèle standard afin que ceux qui souhaitent pénaliser les clients puissent le mettre en œuvre immédiatement.

Le texte propose la création d’un protocole institutionnel et administratif commun pour la formation du personnel dans le domaine de l’assistance aux victimes de la traite, ainsi que la mise en œuvre d’un système de revenu et d’assistance sociale pour les femmes victimes. »

Alicante est la province de la Comunitat avec la plus grande concentration de maisons closes et où sa population a une plus grande tolérance envers cette forme de violence de genre, selon plusieurs études de l’Universitat de València et de la Miguel Hernández (UMH) d’Elche.

SOURCE: https://www.larazon.es/comunidad-valenciana/valencia/20220922/ytsh7qoepjcaralytap4qpa3ku.html

Traduction: TRADFEM

Une réflexion sur “« Ce ne sont pas des clients, ce sont des violeurs », le cri contre la prostitution dans les rues de Valence.

  1. Il n’est pas nécessaire d’être victime de la traite pour être prosti-tuée. La traite est certes, aux mains de mafias, un moyen de mettre des femmes vulnérables et dupées, sans papiers et donc sans droits, dans des bordels-prisons, mais dans son propre pays, une jeune fille peut être prosti-tuée par un père, un petit copain, ou même par des femmes qui savent les manipuler en leur racontant des billevesées sur l’argent facile etc…

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