Le contrecoup du mouvement #MoiAussi était amorcé depuis longtemps. Maintenant, il est arrivé.

Par Moira Donegan, The Guardian, 1er juin 2022

Dans des textos envoyés à des amis, l’acteur Johnny Depp fantasmait sur le meurtre de son épouse de l’époque, l’actrice Amber Heard, « Je vais baiser son cadavre incendié pour m’assurer qu’elle est bien morte », a écrit Depp. Dans d’autres textes, il dénigrait le corps de sa femme en des termes misogynes et lugubres. Il la qualifiait de « Mushy pointless dangling overused floppy fish market ».

Ces textes ont été rendus publics dans le cadre de la plainte pour diffamation déposée par Depp contre Heard, actuellement en procès devant un tribunal de Virginie. Ostensiblement, Depp poursuit Heard pour un témoignage de 2018 que celle-ci a publié dans le Washington Post, intitulé « J’ai dénoncé la violence sexuelle – et fait face à la colère de notre culture. » Dans cet article, l’actrice écrivait : « Il y a deux ans, je suis devenue une figure publique représentant la violence conjugale. » L’article ne mentionne pas Depp, mais les avocats de celui-ci affirment que l’article le concernait, et qu’il était diffamatoire. Pour ces 15 mots, Depp réclame 50 millions de dollars.

Un jury vient d’estimer qu’il méritait cet argent. Mercredi le 1er juin, le verdict de l’affaire est tombé, concluant que Heard avait diffamé Depp, agissant avec « malice », lorsqu’elle s’est décrite comme une victime de violence conjugale. Bizarrement, le même jury a estimé que l’un des avocats de Depp avait diffamé Heard lorsqu’il a déclaré que son récit de violence était « un canular ». Le verdict a été rendu à l’issue d’un procès télévisé – une situation extrêmement rare pour une procédure portant sur des allégations de violence conjugale – et qui a fait l’objet d’une couverture médiatique presque incontournable, et presque entièrement favorable à une seule partie au procès, alors même que le jury n’était pas séquestré. Cette décision étrange, illogique et inéquitable, a pour effet d’avaliser les violences alléguées de Depp contre Heard, et de punir Heard pour en avoir parlé. Ce verdict aura un effet dévastateur sur les survivantes, qui seront réduites au silence, sachant qu’elles ne peuvent maintenant plus témoigner de leur vécu de violence aux mains des hommes sans la menace d’un procès ruineux en diffamation. En ce sens, la parole des femmes vient de devenir beaucoup moins libérée.

Au cours des six dernières semaines, alors que le procès était diffusé en direct sur Internet, bon nombre de ceux qui ont suivi ls procédures ont traité Heard avec le même mépris que Depp dans ses textes. Un large consensus a émergé en ligne, selon lequel Heard mentait nécessairement au sujet de ces violences. Elle a été accusée d’avoir truqué les photos de ses blessures suite aux coups allégués de Depp, en peignant ses ecchymoses avec du maquillage. Elle a été accusée d’avoir convaincu les nombreux témoins qui disent que Depp l’a violentée de mentir – et ce à plusieurs reprises et sous serment pendant des années. Ces théories du complot ne sont pas étayées par les faits de l’affaire, mais cela ne les a pas empêchées de se répandre. Sur Internet, l’affaire s’est chargée d’une mythologie enivrante, et la croyance en la droiture de Depp persiste indépendamment des éléments de preuves disponibles.

Au service d’une telle mythologie, toute cruauté peut être justifiée. Lorsque Heard a pris la barre, elle est devenue émotive en racontant comment Depp l’aurait frappée, manipulée et contrôlée, surveillée et agressée sexuellement. Par la suite, des gens ordinaires, ainsi que quelques célébrités et même des marques de commerce comme Duolingo et Milani, se sont emparés des médias sociaux pour se moquer de Heard ou tenter de la décrédibiliser. Ils ont fait circuler des captures d’écran de son visage en pleurs et en ont fait un mème. Beaucoup ont fait des reconstitutions moqueuses de son témoignage, en les synchronisant aux mouvements de ses lèvres pendant qu’elle témoignant des violences en question. La bande audio de ses pleurs est devenue une tendance sur TikTok. Cette cruauté a maintenant été redoublée et aggravée par le jury, qui a fait plus que se moquer d’elle pour avoir raconté son récit, et a déclaré qu’elle avait enfreint la loi en le faisant.

Ce n’est pas la première fois que Depp intente un procès pour ces allégations. En 2020, un tribunal britannique a entendu le procès qu’il a intenté au tabloïd britannique The Sun, que Depp a poursuivi pour diffamation après qu’un article l’ait qualifié de « batteur de femme ». Les tribunaux britanniques sont beaucoup plus ouverts aux plaintes pour diffamation que les tribunaux américains, mais Depp n’a quand même pas pu l’emporter : un juge britannique a estimé que la caractérisation de Depp par le Sun était « substantiellement véridique ». Ce même procès a conclu que Depp a physiquement violenté Heard à au moins 12 occasions. Pourtant, l’acteur et ses fans affirment que c’est Heard, et non Depp, qui était l’agresseuse dans leur mariage.

Le procès qui vient de se terminer s’est transformé en un étalage public de misogynie. Bien que la plupart du vitriol lancé ait nominalement visé Heard, il est difficile de se défaire du sentiment qu’en réalité, il est dirigé contre toutes les femmes – et, en particulier, contre celles d’entre nous qui se sont exprimées au sujet des violences de genre et de la violence sexuelle à l’apogée du mouvement #MeToo. Nous vivons un moment de virulente réaction antiféministe, et les modestes progrès réalisés à cette époque sont en train d’être réduits à néant par un étalage jubilatoire de blâme des victimes à grande échelle. Une femme a été transformée en symbole d’un mouvement que beaucoup considèrent avec peur et haine, et elle est punie pour ce mouvement. De cette façon, Heard est toujours dans une relation marquée par la violence. Mais maintenant, ce n’est pas seulement avec Depp, mais avec le pays tout entier.

Depuis qu’elle a publié son article dans le Post, la vie de Heard a été consumée par la haine et les représailles de Depp et de ses fans. Perdue dans le scandale et le spectacle du procès, il y a en effet cette réalité : c’est Heard, et non Depp, qui a été jugée, et elle est jugée pour avoir dit des choses dont la vérité est prouvée par le fait même du procès. La procédure frivole et punitive intentée par Depp, et la frénésie de mépris misogyne envers Heard qui l’a accompagnée, ont fait beaucoup pour justifier l’argument initial de Heard : les femmes sont punies pour avoir témoigné de ce qui leur arrivait. Qu’arrive-t-il aux femmes qui allèguent de telles violences ? Elles sont publiquement mises au pilori, mises à l’index professionnellement, ostracisées socialement, ridiculisées sans fin sur les médias sociaux et poursuivies en justice. Le mot haine n’est pas trop fort à cet égard.  

Mais la couverture grand public du procès n’a pas semblé saisir cette dimension. Au lieu de cela, on s’est énormément concentré sur les erreurs et les pires moments de Heard au cours de sa relation avec Depp. Comme il est typique des victimes de violence conjugale, Heard semble avoir fait des choses dont beaucoup d’entre nous ne serions pas fières. Elle s’est défendue. Les débordements et les insultes de Depp ont laissé Heard rancunière et en colère contre lui, et parfois, elle le lui a dit. Beaucoup s’empressent de souligner que Heard n’est pas une victime parfaite. Mais aucune femme ne l’est. On nous dit que le procès est « compliqué ». On nous dit que le procès est « compliqué ». Mais ce procès n’a rie de compliqué. C’est une forme de violence. Et maintenant, cette violence a été sanctionnée par un jury.

Peut-être que la persistance de cette notion selon laquelle Heard est en quelque sorte également coupable de ce qui lui est arrivé est la raison pour laquelle des gens comme Michelle Goldberg du New York Times ont qualifié le procès de « mort du mouvement #Me Too » : cela montre avec quelle facilité une victime peut encore être blâmée et isolée, avec quelle facilité ce qui lui est arrivé peut être considéré comme un échec de son caractère personnel, plutôt que comme une partie d’un problème social. Toutes les femmes ne sont pas identiques, mais le féminisme était censé nous permettre de voir à quel point nous sommes toutes pareillement vulnérables – à la fois aux violences sexuées et à l’application sexuée de deux poids deux mesures et de reproches injustes. Aucune victime n’est parfaite. Aucune victime ne devrait avoir à l’être. Après tout, si un homme ne peut pas être considéré comme violent envers une femme imparfaite, alors jusqu’à quel point une femme doit-elle être parfaite pour qu’il soit répréhensible de la battre ?

De leur côté, les fans de Depp semblent non pas tant nier la violence présumée de Depp envers Heard, mais l’approuver. « Il aurait pu te tuer », lance un message Tiktok viral soutenant Depp, le texte se superposant aux photos du visage meurtri de Heard. « Il en avait tous les droits. » Ce message a recueilli plus de 222 200 likes.

Le contrecoup du mouvement #Me Too est en cours depuis longtemps. Les détracteurs de ce mouvement ont dès le départ dépeint les efforts des femmes pour mettre fin à la violence sexuelle comme excessifs et intempestifs, affirmant que #MeToo était « allé trop loin » avant même qu’il ait réellement démarré. Et pourtant, le procès Heard ressemble à un point de bascule dans la réponse de notre culture à la violence de genre. Les forces de la réaction misogyne sont peut-être encore plus fortes maintenant pour avoir été temporairement réprimées. Alors qu’autrefois, les femmes refusaient en masse de garder les secrets des hommes ou de garder le silence sur la vérité de leur propre vie, on assiste aujourd’hui à une résurgence du sexisme, un harcèlement en ligne virulent et la menace de poursuites judiciaires, qui visent tous à contraindre les femmes au silence – par la force.

D’une certaine manière, on pourrait voir ce procès en diffamation lui-même comme une extension des violences infligées par Depp à Heard, une façon de prolonger son humiliation et son contrôle sur elle. La seule différence est qu’à présent, le système judiciaire et le public ont été enrôlés pour y prendre part. Cela semble être, du moins en partie, la façon dont Depp voit les choses. En 2016, alors que leur mariage se brisait, Depp a envoyé un texto à son ami Christian Carino, jurant de se venger de Heard. « Elle est en quête d’une humiliation globale, a écrit Depp. Elle va l’avoir. »

Moira Donegan est chroniqueuse au Guardian US.

Version originale : https://www.theguardian.com/commentisfree/2022/jun/01/amber-heard-johnny-depp-trial-metoo-backlash

Traduction : TRADFEM

3 réflexions sur “Le contrecoup du mouvement #MoiAussi était amorcé depuis longtemps. Maintenant, il est arrivé.

  1. La justice est un bon outil pour protéger les objets, les immeubles, les créances. C’est un outil fait pour cela, pour protéger les richesses des riches. Contre les vols, les cambriolages, les impayés. La justice est au service des riches, contre les pauvres qui n’arrivent pas à se satisfaire de leur pauvreté ou ne les payent pas.

    Mais espérer que la justice apaise/répare les relations de violences entre oppresseurs et oppressées ? C’est comme essayer de laver sa vaisselle avec un marteau : l’outil n’a pas été fait pour ça, il n’est pas fait pour ça, il ne fera pas ça.
    Tout le démontre : on le voit avec les viols, on le voit avec les « affaires de mœurs » en général : les femmes n’obtiennent pas justice, l’outil n’est pas fait pour ça.
    Qui peut penser qu’après un viol, les femmes vont facilement se précipiter pour écarter les jambes, juste quelques heures plus tard, devant des médecins inconnus, puis raconter son agression devant des gens, souvent des hommes, inconnus ? Qui peut exiger ça d’une victime ? Exige-t-on une coloscopie des gens victimes de cambriolage, pour leur faire miroiter qu’ils obtiendront justice ? En sachant que même avec ce genre de démarches, les femmes n’ont qu’un pour cent de chance de voir leur agression reconnue par la société ? Donc qui peut penser que cette procédure est réaliste, dans les faits ? Une procédure irréaliste est-elle une procédure efficace ? La réponse est évidente, c’est non.

    Alors pourquoi s’obstiner à vouloir laver son vaisselle avec un marteau ? Pourquoi ne pas se demander plutôt où sont l’éponge et le liquide vaisselle ? Pourquoi priver les femmes des bons outils pour se défendre, ou au minimum de chercher quels outils pourraient remplacer ce marteau inefficace qu’on leur impose depuis des siècles ?

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  2. En fait, ce n’est pas depuis des siècles que les femmes ont accès à la justice contre leurs oppresseurs et que le système leur accorde (parfois, beaucoup trop rarement) gain de cause. Et tous ces dénis de justice sont, a contrario, exemplaires de l’oppression sexiste.
    :
    « Dans toute l’histoire du patriarcat, qui, selon différentes estimations, a duré (jusqu’à nos jours) entre cinq et douze mille ans, les femmes ont été considérées comme des possessions matérielles. Ces possessions sont principalement constituées de biens meubles — bétail, épouses, concubines, enfants, esclaves, bêtes de somme, animaux domestiques. Elles font partie du patrimoine d’un homme. Leur existence et leur accumulation sont une démonstration de richesse. Ces biens meubles sont pour la plupart animés et sensibles, mais ils sont considérés comme des marchandises. Être un bien meuble, même en tant qu’être humain, est avoir la valeur d’une possession, d’un objet, et servir à cette fin.
    Il est de bon ton de penser que les femmes, qui ont fait d’immenses progrès ma belle, ne souffrent plus du statut de bien meuble. Il est de bon ton de penser qu’en ce qui concerne les femmes, ce statut est un vestige, une relique enfouie avec les anciennes cités de civilisations disparues. Mais aux États-Unis et en Angleterre, les femmes mariées étaient encore des possessions économiques tout au long du XIXe siècle. Vers la fin de ce siècle, les femmes mariées acquirent le droit de détenir des biens — ce qui signifie qu’elles-mêmes étaient désormais considérées comme des personnes, pas des possessions — mais ce droit ne devint effectif qu’au cours des premières décennies du XXe siècle. Dans certains États d’Amérique, les femmes mariées ne peuvent toujours pas conclure certaines transactions sans l’autorisation ou la participation de leur mari.
    En ce qui concerne les domaines des relations sexuelles et de la procréation, le statut des femmes comme bien meuble est préservé dans la loi et dans la pratique. Une femme mariée a l’obligation d’avoir des relations sexuelles avec son mari. C’est lui et non elle qui contrôle l’accès à son corps. En dehors de quelques exceptions, une femme mariée ne peut se trouver agressée sexuellement par son mari en vertu de la définition juridique du viol, parce que le mariage signifie que le mari détient un droit légal à l’accès au coït. Lorsque les femmes étaient des possessions sexuelles de façon claire et sans équivoque, le mari détenait le droit de « recadrer » sa femme à volonté — de la fouetter, de la flageller, de la battre, de la ligoter, de l’enfermer — afin de la punir de ses fautes réelles ou imaginaires, ou pour améliorer son caractère. La faute, à cette époque comme de nos jours, était souvent une tentative de refuser au mari un accès sexuel. Les suffragettes anglaises ont cru à l’avènement d’un jour nouveau lorsqu’en 1891, un tribunal a imposé des limites à la force qu’un mari pouvait déployer contre son épouse. Comme en a témoigné Sylvia Pankhurst :
    « Le cas Jackson de 1891 décrit comme la « Charte de la liberté personnelle de la femme mariée » par le Law Times, a été vivement célébré et tenu pour preuve des changements dans l’opinion générale en ce qu’il établissait qu’un mari n’avait pas le droit d’emprisonner son épouse pour jouir de ses droits matrimoniaux . »
    Mais l’opinion générale ne changea pas, ni en Angleterre ni aux États-Unis. De nos jours, il existe des lois contre les agressions, qui incluent souvent à la fois le viol et la séquestration ; mais ces lois ne sont pas appliquées. En pratique, les agressions d’un mari à l’encontre de son épouse sont à la fois répandues et protégées par un système masculiniste qui, au fond, considère toujours le corps de l’épouse comme la possession sexuelle de son mari ; et, bien évidemment, le viol pratiqué au cours d’une telle agression n’est presque jamais illégal. S’appuyant sur les statistiques du FBI, les féministes estiment qu’aux États-Unis une femme est agressée sexuellement toutes les trois minutes, une épouse est agressée physiquement toutes les dix-huit secondes. Actuellement, on estime à trente-huit millions le nombre d’épouses battues aux États-Unis. Dans treize États, on a même modifié le droit au viol conjugal dans la loi pour l’étendre aux situations de cohabitation. Dans cinq de ces États, un homme qui agresse sexuellement ce que l’on appelle une « compagne sociale volontaire » se trouve partiellement protégé par la loi. Dans l’un de ces États, la Virginie occidentale, il est entièrement protégé. Il n’y a que trois États où le droit d’un mari à l’agression sexuelle de l’épouse a été complètement abrogé. Le droit à l’avortement sur demande, défini comme un droit à la vie privée par la Cour Suprême des États-Unis en 1973, a été circonscrit lorsque certains États y ont imposé l’autorisation masculine préalable, malgré une décision subséquente de la Cour Suprême en 1976 statuant que nul ne peut exercer un droit de veto sur la décision d’une femme d’interrompre une grossesse. Le statut de bien meuble des femmes, en particulier celui des femmes mariées, n’est toujours pas enterré. Il n’est même pas simplement un vestige, un fragment inutile qui aurait perdu toute fonction ou importance. Il est toujours fondamental dans le contrôle sexuel et reproductif des femmes par les hommes.(…) »
    __________________________________
    Extrait de PORNOGRAPHIE – LES HOMMES S’APPROPRIENT LES FEMMES, d’Andrea Dworkin, à paraître aux Éditions LIBRE.

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  3. Par « depuis des siècles », je ne voulais pas dire « en continu depuis des siècles et partout », mais « les femmes d’Occident ont eu accès à la justice depuis assez longtemps et dans suffisamment de cas à travers les siècles pour qu’on puisse constater que (que ça n’est pas le bon outil pour punir les violences qui leur sont faites) ».
    Dans l’extrait cité, Dworkin parle du seul cas de la femme mariée dans les pays anglo-saxon. Et oui, c’est représentatif du patriarcat, c’est un exemple qui rend l’oppression visible pour la lectrice. Mais pour autant, les femmes non mariées ont existé depuis toujours en Europe occidentale, et à plusieurs moments elles avaient accès à la justice seules, sans tuteur : assez pour qu’on puisse faire le constat que la justice n’est pas faite pour les protéger, depuis des siècles de constat (notre temps est un exemple parmi d’autres).
    Le passage cité ne contredit pas ce constat que la justice n’est pas le bon outil, et qu’on a suffisamment de recul pour pouvoir faire ce constat. Il explique que les femmes mariées ont été souvent traitées encore plus mal qu’aujourd’hui. Ce qui est vrai.

    Si on veut garder le système actuel, où il est quasi impossible pour une femme de prouver qu’elle a été agressée (par son mari, par un ami, par un homme n’importe lequel), alors je ne vois que deux solutions pour rééquilibrer les choses : autoriser le port d’arme pour les femmes uniquement. Ou l’équivalent judiciaire : renverser la présomption, c’est aux hommes de prouver qu’il n’y a pas viol.
    Dans les deux cas, la solution est mauvaise. Et garder les choses en l’état aussi.

    Alors la conclusion logique (la seule que je vois), c’est que c’est l’outil « justice » qui n’est pas adapté pour régler ce genre de problème social.
    Ça ne veut pas dire que j’ai en tête une solution de rechange, mais que en l’état la situation n’est pas juste.

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