Déclaration des femmes du parti Travailliste britannique

Pour les droits et libertés des femmes fondés sur le sexe

Lettre ouverte en appui à la publication sur le site de BBC News de l’article « Certains transgenres masculins (« trans women ») nous poussent à avoir des relations sexuelles ».

La présente déclaration des femmes travaillistes, qui soutient les droits sexuels des femmes, compte plus de 7 000 signataires. Nos signataires sont des hommes et des femmes préoccupés par l’impact de l’autorisation donnée aux hommes de s’auto-déclarer « femme » et par son impact sur les droits sexuels des femmes, donc beaucoup sont lesbiennes. Les mesures visant à mettre en œuvre cette position, avant l’adoption de toute législation en ce sens, affectent déjà les femmes les plus vulnérables dans les circonstances les plus difficiles et dangereuses. L’effet sur les communautés lesbiennes, et en particulier sur les jeunes lesbiennes, n’a reçu que peu d’attention, et les tentatives de discussion à ce sujet sont censurées, souvent au nom de la prétention que « cela n’arrive jamais ». Il existe aujourd’hui des sites qui attestent que nombre de ces choses « innommables » arrivent effectivement.

Nous comprenons que la journaliste Caroline Lowbridge, autrice de cet excellent article, a désactivé son compte Twitter avant sa publication, en prévision d’une réponse extrême et hostile. Nous sommes scandalisées que cela soit jugé nécessaire pour ce qui est un article de journalisme complet, bien documenté et équilibré, dont la BBC devrait être félicitée pour sa publication. Les lesbiennes soulèvent la question du « plafond de coton » (cotton ceiling) depuis plusieurs années et nous voulons remercier Caroline et la BBC d’avoir écouté et permis à ces voix d’être entendues.

De nombreuses jeunes lesbiennes subissent des pressions pour ne pas s’identifier en tant que telles et pour accepter dans leurs cercles sociaux et leurs réseaux de rencontres des hommes qui s’identifient comme « lesbiennes ». C’est tout simplement inacceptable, un mépris flagrant des droits déjà acquis et la plus récente forme d’homophobie qui affirme que les lesbiennes n’ont pas le droit d’affirmer leurs limites et d’exclure les hommes.

 Nos signataires sont des hommes et femmes Les mesures visant à mettre en œuvre cette conviction, avant toute législation, affectent déjà les femmes les plus vulnérables dans les circonstances les plus difficiles et dangereuses. L’effet sur les communautés lesbiennes, en particulier sur les jeunes lesbiennes, n’a reçu que peu d’attention, et les tentatives de discussion à ce sujet sont fermées, souvent avec la déclaration que « cela n’arrive jamais ». Il existe aujourd’hui des sites qui attestent que nombre de ces choses « innommables » se produisent effectivement.

De nombreuses jeunes lesbiennes subissent des pressions pour ne pas s’identifier en tant que telles et pour accepter des hommes qui s’identifient comme des lesbiennes dans leurs cercles sociaux et leurs réseaux de rencontres. C’est tout simplement inacceptable, un mépris flagrant des droits déjà acquis et la dernière forme d’homophobie qui affirme que les lesbiennes n’ont pas le droit d’affirmer leurs limites et d’exclure les hommes.

Les réactions souvent violentes et intimidantes à l’égard des femmes qui tentent de discuter de ces questions se refléteront sans aucun doute dans les réactions que la BBC va maintenant recevoir. Cela en dit long sur la nécessité de publier un tel article, pour entamer une discussion sur les questions relatives à la protection des femmes – et en particulier des femmes telles que les lesbiennes, dont les voix ne sont pas souvent entendues – sur l’impact de l’auto-identification dans leur vie. Certains articles ont déjà commenté la disparition des espaces lesbiens, du langage et des identités lesbiennes, voire des lesbiennes elles-mêmes.

Il est tout simplement faux de dire que tout homme qui s’identifie comme femme en est une, en termes de statut juridique. Même lorsqu’un CRG (certificat de réassignation sexuelle) a été accordé, des exemptions spécifiques peuvent garantir des services réservés aux femmes. La caractéristique protégée par la loi sur l’égalité est le fait d’avoir subi un changement de sexe, et non l’identité sexuelle. L’affirmation selon laquelle « tout homme qui dit être une femme en est une » fonctionne comme un dogme, et ceux qui prétendent être des lesbiennes constituent un réel danger, y compris sur les sites de rencontre qui accueillent désormais de nombreux hommes à la recherche de relations avec des lesbiennes. Les hommes qui cherchent des relations avec des femmes sont généralement considérés comme hétérosexuels. De nombreuses lesbiennes et de nombreux homosexuels se sont opposés à la redéfinition de leur sexualité par le lobby Stonewall, qui les qualifie « d’attirés par le même genre » plutôt que par « le même sexe ». Les nouvelles organisations de lesbiennes et de gays témoignent de la résistance à cette idéologie autoritaire et non matérialiste, imposée à des personnes qui se sont battues pendant des décennies pour la reconnaissance de leurs droits en tant que personnes attirées par le même sexe. La fausse analogie de la lutte pour les droits des trans avec ceux des lesbiennes et des gays ignore totalement les différences et les conflits très réels entre ces communautés très différentes, et comme c’est souvent le cas, le point de vue des lesbiennes n’est pas entendu et est complètement occulté dans l’amalgame actuellement popularisé par les groupes de pression LGBTQI+.

De nombreuses jeunes lesbiennes subissent des pressions pour ne pas s’identifier en tant que telles et pour accepter dans leurs cercles sociaux et leurs réseaux de rencontres des hommes qui s’identifient  comme « lesbiennes ». C’est tout simplement inacceptable, un mépris flagrant des droits déjà acquis et la plus récente forme d’homophobie qui affirme que les lesbiennes n’ont pas le droit d’affirmer leurs limites et d’exclure les hommes.

Les réactions souvent violentes et intimidantes à l’égard des femmes qui tentent de discuter de ces questions se refléteront sans aucun doute dans la réaction que la BBC va maintenant recevoir. Cela en dit long sur la nécessité de publier un tel article, pour entamer une discussion sur les questions relatives à la protection des femmes, et en particulier des femmes telles que les lesbiennes, dont les voix ne sont pas souvent entendues, sur l’impact de l’auto-identification sur leur vie. Certains articles ont déjà commenté la disparition des espaces lesbiens, du langage et des identités lesbiennes, voire des lesbiennes elles-mêmes.

Il est tout simplement faux de dire que tout homme qui s’identifie comme une femme en est une, en termes de statut juridique. Même lorsqu’un Certificat de Réassignation de Genre)  été accordé, des exemptions spécifiques peuvent garantir des services réservés aux femmes. La caractéristique protégée par la loi sur l’égalité est le changement de sexe, et non l’identité sexuelle. L’affirmation selon laquelle « tout homme qui dit être une femme en est une » constitue un dogme, et ceux qui prétendent être des lesbiennes constituent un réel danger, y compris sur les sites de rencontre qui accueillent désormais de nombreux hommes à la recherche de relations avec des lesbiennes. Les hommes qui cherchent des relations avec des femmes sont généralement considérés comme hétérosexuels. De nombreux gays et lesbiennes se sont opposés à la redéfinition par le lobby Stonewall de leur sexualité comme étant attirée par le « même genre » plutôt que par le « même sexe ». Les nouvelles organisations de lesbiennes et de gays témoignent de la résistance à cette idéologie autoritaire et non matérialiste, imposée à des personnes qui se sont battues pendant des décennies pour la reconnaissance de leurs droits en tant que personnes attirées par le même sexe. La fausse analogie de la lutte pour les droits des trans avec ceux des lesbiennes et des gays ignore totalement les différences et les conflits très réels entre des communautés très différentes, et comme c’est souvent le cas, le point de vue des lesbiennes n’étant pas entendu et étsnt complètement occulté dans l’amalgame actuellement rendu à la mode par les groupes de pression LGBTQI+.

La question des preuves sera sans doute soulevée dans les critiques que vous recevrez au sujet de cet article. Le fait que des femmes parlent de viols et d’agressions sexuelles, en désignant les hommes comme les principaux auteurs de ces crimes (comme le font les lesbiennes dans cet article), a été le point de départ du mouvement visant à mettre en lumière la violence sexuelle envers les femmes et à y mettre fin dans les années 1970. Nous commençons par la vérité de ce que vivent les femmes. Nous vous remercions de permettre à la vérité des expériences des femmes d’être entendue.

Il existe un manque flagrant d’études formelles et de preuves dans beaucoup de controverses dans ces domaines. Il n’y a pas de preuves tangibles, par exemple, du prétendu taux élevé de suicide chez les personnes trans-identifiées, utilisé pour justifier les affirmations selon lesquelles des drogues non testées devraient être mises à la disposition des jeunes, entre autres choses. Les effets à long terme de ces médicaments et leur efficacité à améliorer les problèmes présentés n’ont pas fait l’objet de recherches appropriées. Rien ne prouve non plus que les personnes transidentitaires sont plus souvent victimes de violence et de harcèlement que les autres. Il n’existe pas non plus de preuves que les détenus masculins qui s’identifient comme femmes ne constituent pas une menace pour les femmes détenues ; en fait, les preuves existantes montrent clairement que les hommes qui s’identifient comme transgenres (« transwomen ») présentent les mêmes caractéristiques de violence et de criminalité que les autres hommes. Pourtant, ces affirmations sont fréquemment faites et ne sont pas remises en question.

Lorsque sont effectuées des propositions qui sapent les mesures de protection existantes, il est nécessaire de procéder à une évaluation objective et de recueillir des preuves avant de modifier radicalement les principes de base sur lesquels notre société fonctionne. Des espaces sûrs pour les lesbiennes, obtenus de haute lutte, et le droit des femmes à définir leur propre sexualité et à maintenir les limites qu’elles choisissent, sont menacés par des changements proposés et mis en œuvre prématurément. L’insistance dogmatique sur le principe que « les femmes trans sont des femmes » n’est pas partagée par beaucoup de gens. Les droits civils pour les personnes s’identifiant comme trans sont généralement soutenus, et existent déjà en grande partie, mais l’affirmation générale selon laquelle « tout homme qui prétend être une femme en est une » et doit donc avoir accès aux femmes en toutes circonstances est totalement inacceptable pour de très nombreuses femmes et pour tous ceux qui se préoccupent de notre sécurité.

Les voix des lesbiennes ont été absentes de la plupart des discussions jusqu’à présent. Nous espérons que cet article important permettra d’amorcer de véritables échanges d’expériences et d’idées et de remettre en question le dogme de ceux qui nient la réalité du sexe biologique, dont peu ont l’expérience d’être lesbiennes, ou même d’être trans-identifiés.

Laissez les lesbiennes s’exprimer et laissez-nous, en tant que société, aborder les véritables conflits et dangers présents dans cette controverse.

Veuillez partager ce message…

VERSION ORIGINALE : https://labourwomensdeclaration.org.uk/news/open-letter-in-support-of-bbc-news-website-publishing-the-article-were-being-pressured-into-sex-by-some-trans-women-2/

Pour en savoir plus :  https://labourwomensdeclaration.org.uk/

Traduction : TRADFEM

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.