Coup d’oeil sur l’affaire WI SPA aux États-Unis et sur la mauvaise foi qu’elle met en lumière

QUAND LA GAUCHE PREND LA DÉFENSE D’UN DÉLINQUANT SEXUEL RÉCIDIVISTE

par Nicolas Casaux, https://partage-le.com

Il y a quelques mois, j’ai sous-titré et partagé une vidéo (https://www.facebook.com/763992522/posts/10158461874807523/) où l’on voyait une femme se plaindre, dans un spa de Los Angeles, en Californie, de la présence d’un homme nu dans les espaces réservés aux femmes — qui s’exhibait ainsi devant des femmes et des filles. Le personnel du spa lui répondait que c’était ainsi, que la loi le permettait — et la loi le permet effectivement, en Californie, n’importe quel homme se disant « femme » peut accéder aux espaces réservés aux femmes de n’importe quelle institution, club sportif, foyer, etc. Quelques individus (des hommes) faisaient alors remarquer à la femme qui se plaignait qu’il ne s’agissait pas d’un « homme », mais d’une « personne transgenre », qu’il n’y avait donc là rien de choquant ou de problématique, qu’elle était juste « transphobe ». Cependant, on voyait aussi, dans la vidéo, que d’autres femmes partageaient l’indignation de la plaignante.

Quelques jours plus tard, on apprenait que la femme qui se plaignait et avait réalisé la vidéo était une trumpiste, qui plus est chrétienne, et qu’elle publiait des choses homophobes sur les réseaux sociaux. Ce qui semble exact. Le camp progressiste (le camp des fervents défenseurs du transgenrisme) s’est alors emparé de ces éléments afin de suggérer que la plaignante mentait donc très probablement (à l’époque, on en savait peu sur l’évènement), au moyen du sophisme suivant : si cette femme est trumpiste, et chrétienne, alors, très vraisemblablement, c’est une menteuse invétérée, rien de ce qu’elle dit ne saurait être pertinent, vrai (puisque les partisans de Trump, de même que les religieux, sont des gens en quelque sorte mauvais, dans le camp du mal, dont les propos sont invariablement faux, mensongers). Un article publié dans le prestigieux média britannique The Guardian a qualifié la plainte de la femme en question de « désinformation », de fake news « transphobe », grosso modo, assimilant au passage le « mouvement anti-trans » à l’extrême droite et aux conspirationnistes de Q-anon.

Et, oui, effectivement, il est important de rappeler qu’il se trouve, dans les milieux d’extrême droite et conspirationnistes de type Q-Anon, des individus hostiles au transgenrisme pour des raisons ignobles : sexistes, misogynes et/ou homophobes. Seulement, cet amalgame (critique du transgenrisme = extrême droite ou conspirationnisme de Q-anon), de la part de la gauche et de la gauche radicale (« antifas ») constitue aussi un mensonge par omission très commode, permettant de passer sous silence l’existence d’autres critiques du transgenrisme (féministes, de gauche, etc.), un sophisme assez grossier de déshonneur par association : vous critiquez le transgenrisme ? beaucoup de gens d’extrême droite et des conspirationnistes de Q-anon aussi ! Vous êtes donc sans doute d’extrême droite ou conspirationniste ! (Et hop, nul besoin d’examiner le moindre argument que vous pourriez faire valoir).

Quoi qu’il en soit, on apprend aujourd’hui qu’en réalité, la femme qui s’était plainte ne mentait pas, qu’un homme était bien présent dans les espaces réservés aux femmes ce jour-là, et pas n’importe quel homme, un « délinquant sexuel récidiviste » appelé Darren Agee Merager, qui « fait actuellement face à plusieurs chefs d’accusation, dont celui d’exhibition sexuelle ». Le Los Angeles Times rapporte que « Darren Agee Merager a été inculpé lundi de cinq chefs d’accusation d’exhibition sexuelle, en rapport avec un incident survenu à l’intérieur du Wi Spa le 23 juin, selon un communiqué de presse publié par la police de Los Angeles ».

Un article du New York Post explique que 4 femmes et une fille mineure auraient porté plainte, à la suite d’une investigation de la police de Los Angeles. On apprend aussi que Merager « était partiellement en érection dans la section des femmes du Wi Spa », mais qu’il (je n’emploierai pas « elle », malgré son souhait, j’ose espérer qu’on comprend pourquoi) se dit cependant « victime de harcèlement transphobe ».

Un mandat d’arrêt a été émis à son encontre. « Merager prétend s’identifier comme une femme afin de pouvoir accéder aux vestiaires et aux douches des femmes », stipule un document interne du département du shérif du comté de Los Angeles, envoyé aux services de police du sud de la Californie fin 2018.

« Selon la police de Los Angeles, Merager est enregistré comme délinquant sexuel depuis 2006, suite à des condamnations pour exhibitionnisme en 2002 et 2003 », et « est en attente de procès pour sept chefs d’accusation d’exhibition sexuelle déposés en 2019, selon les dossiers judiciaires », révèle le Los Angeles Times.(Darren l’exhibitionniste s’est dit choqué, outré, et qu’il envisageait de portait plainte pour « transphobie ». En effet, pourquoi lui interdirait-on de faire ce que la loi autorise désormais en Californie ?)

Maintenant que ces faits sont établis, on peut s’attendre à ce que la nouvelle parade de la gauche progressiste consiste à prétendre qu’il s’agit d’un cas isolé, d’un accident, que ça n’arrive jamais (alors que les incidents de ce genre se multiplient dans les endroits où les lois le permettent), et qu’il ne s’agit de toute façon pas d’une véritable « personne transgenre ». L’absurdité intrinsèque de toute la théorie et de tout le phénomène du transgenrisme, son aspect sexiste, misogyne et même « réactionnaire » (expliqué ici : https://www.partage-le.com/…/transgenrisme-effacement…/), pour reprendre un terme cher aux progressistes, ne leur apparaîtra pas pour autant. Après tout, toute la production médiatique, tout l’univers culturel de la gauche progressiste (qui comprend des médias de masse comme The Guardian ou en France Libération, Le Monde, Les Inrocks, etc., des stations de radio, des chaines de télévision, des filières et des professeurs universitaires, etc.) promeut religieusement le transgenrisme, entre autres bêtises — parmi lesquelles la chimère insane d’une civilisation technologique et industrielle de gauche (c’est-à-dire juste et bio), d’un capitalisme de gauche (c’est-à-dire juste et bio) avec un État de gauche (c’est-à-dire juste et bio), etc.

Plus généralement, il est difficile pour les disciples de l’idée de Progrès (y compris de gauche, y compris prétendument « antifas » ou « anarchistes »), dont toute la tradition politique est historiquement adepte du Progrès, qui baignent dans un univers culturel dans lequel le Progrès est encensé partout, dans les médias de droite comme de gauche, de renier la foi progressiste et son lot de croyances (la technologie est neutre et en même temps une chose merveilleuse à laquelle il ne faut surtout pas renoncer, le passé c’était partout invariablement l’horreur, aujourd’hui les choses vont beaucoup mieux qu’avant, etc.). Croyances sur lesquelles viennent se greffer, en ce qui concerne la gauche progressiste, les élucubrations queer et trans.

Comme le note Jean-Claude Michéa (Le Complexe d’Orphée) :« Le basculement inévitable du libéralisme culturel dans le libéralisme économique possède, bien entendu, son pendant symétrique. Si la logique du capitalisme de consommation est de vendre n’importe quoi à n’importe qui (business is business), il lui est en effet indispensable d’éliminer un à un tous les obstacles culturels et moraux (tous les “tabous” dans la novlangue libérale et médiatique) qui pourraient s’opposer à la marchandisation d’un bien ou d’un service (sous un capitalisme digne de ce nom, il doit être évidemment possible de louer à tout moment le ventre d’une “mère porteuse” ou de commander sur catalogue une épouse ukrainienne ou un enfant haïtien). Le libéralisme économique intégral (officiellement défendu par la droite) porte donc en lui la révolution permanente des mœurs (officiellement défendue par la gauche), tout comme cette dernière exige, à son tour, la libération totale du marché. »

(Autrement dit, si la droite est cinglée, la gauche l’est tout autant. D’où le merdier actuel en empirement constant, d’où le désastre protéiforme qu’on constate, toujours plus haut en couleur.)

L’article du New York Post : https://nypost.com/2021/09/02/charges-filed-against-sex-offender-in-wi-spa-casecharges-filed-against-sex-offender-in-notorious-wi-spa-incident/?fbclid=IwAR09ZaoHJgiE3rjHdA44pU2fcsNX3Ase7amVV_S43or9FQ_v–TPdzHetb4

L’article du Los Angeles Times : https://www.latimes.com/california/story/2021-09-02/indecent-exposure-charges-filed-trans-woman-spa?fbclid=IwAR2oHKXvuvckWGYtGbXj31cEpGZn_cevM0gzejAN5eTQPjFP4PlgYb-OUBE

Le tout repiqué de la page Facebook de Nicolas Casaux: https://www.facebook.com/nicolas.casaux/posts/10158583262132523?comment_id=10158592724632523&notif_id=1630714662128429&notif_t=feed_comment_reply&ref=notif

Une réflexion sur “Coup d’oeil sur l’affaire WI SPA aux États-Unis et sur la mauvaise foi qu’elle met en lumière

  1. Remerciements pour l’article du Partage mis en lien et les vidéos qui y sont mises en référence, particulièrement l’intervention de Lierre Keith, d’une grande clarté. Une ressource de qualité !

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