Des Canadiennes s’adressent au Parlement pour mettre fin au logement dans les pénitenciers féminins de criminels se disant « transgenres ».

CA – Ottawa, Ontario. En juin 2021 (avant la dissolution de la 43e législature), diverses femmes ont envoyé des mémoires au Comité permanent de la sécurité publique et nationale, exprimant leurs inquiétudes quant à la sécurité des femmes en prison, du fait que des prisonniers masculins sont présentement hébergés dans leurs locaux.

Un comité parlementaire étudiait alors la « Situation actuelle dans les prisons fédérales en ce qui concerne… les signalements de coercition et de violences exercées dans les prisons fédérales« . Voici un exemple des mémoires présentés.

Heather Mason

Au cours des deux dernières années, Madame Mason, elle-même ex-détenue, a défendu les femmes criminalisées dans divers dossiers carcéraux, y compris la ségrégation, la fouille à nu et les conditions de détention pendant la pandémie de COVID-19. Dans ses communications avec ces femmes, beaucoup d’entre elles ont fait état d’expériences pénibles avec des prisonniers masculins.

Les épreuves relatées à Madame Mason comprennent « des problèmes fréquents d’agression sexuelle, de harcèlement sexuel, de traque, de maladies sexuellement transmissibles, d’impacts négatifs sur les programmes, d’impacts émotionnels négatifs, de problèmes accrus avec les drogues et de problèmes accrus de peur de représailles ».

Dans son mémoire, Mme Mason résume de nombreux cas où des femmes ont rapporté des actes terrorisants (y compris des crimes violents) perpétrés par des hommes détenus, tels que le viol, l’agression sexuelle, l’exhibitionnisme (c’est-à-dire l’exposition de leurs organes génitaux aux femmes) et le harcèlement sexuel.

Ce dernier délit inclut des cas où des pédophiles condamnés ont flâné près d’une femme et de son enfant (qui faisaient partie du programme mère-enfant), et ont « fait des commentaires sexistes et inappropriés ».

Mason note également que les femmes ont des parcours et des antécédents criminels différents de ceux des hommes détenus, y compris ceux qui se déclarent « femmes ». De nombreux détenus masculins qui se disent aujourd’hui « femmes » ont commis « des crimes effroyables d’agression, de violence sexuelle et de meurtre contre des femmes et des enfants ». Elle souligne que la fusion de ces deux groupes de prisonniers (les femmes et les soi-disant transgenres transférés des prisons pour hommes) occulte les différences de parcours et d’histoires, a un impact sur les protocoles de sécurité, entraîne une détérioration de la santé physique et mentale des femmes et accentue les réactions traumatiques des détenues.

Plusieurs femmes lui ont également dit que « les transgenres enfreignent les règles sans aucune réaction ou réprimande de la part du personnel correctionnel, y compris la distribution connue de drogues, l’ingestion connue de drogues, la menace connue d’agression ou de meurtre à l’encontre des femmes, et le fait de ne pas se lever pour le comptage, entre autres choses ».

Pour aggraver encore la situation, les femmes signalent que leurs comptes rendus de violences sont rejetés par le personnel pénitentiaire, les organisations de défense et les politiciens, ce qui les laisse « sans soutien, sans recours et sans aucune garantie de sécurité contre le sexisme ciblé et la violence sexuelle ».

Étant donné que tout compte rendu de violence commise par des personnes se disant transgenres est traitée comme de la « transphobie », on voit dans de nombreux cas les femmes éviter de signaler leurs expériences. Cela se produit dans un contexte où les femmes « sont déjà réticentes à le faire en raison de la honte entourant les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel et le signalement de co-détenus en général ».  

Mme Mason conclut son mémoire en formulant cinq recommandations, reproduites textuellement ci-dessous :

  1. Le Service correctionnel du Canada devrait immédiatement cesser le transfert de toute personne transgenre des prisons pour hommes vers les prisons pour femmes.
  2. Les personnes transgenres ayant des antécédents de violence envers les femmes ou les enfants qui ont déjà été transférées d’une prison pour hommes à une prison pour femmes devraient être immédiatement transférées dans un établissement autre qu’une prison pour femmes.
  3. Les critères de transfert pour les personnes transgenres doivent être élaborés en consultation avec les groupes et organisations transgenres. Ces critères de transfert devraient garantir que les personnes transgenres qui remplissent les critères soient transférées dans un logement autre qu’une prison pour femmes et conçu spécifiquement pour répondre aux besoins uniques des personnes transgenres.
  4. Des soutiens féministes indépendants choisis par les femmes devraient être fournis à toutes les femmes détenues afin de favoriser la confiance et le soutien nécessaires pour permettre aux femmes de signaler toute expérience de violence. Les femmes devraient pouvoir accéder régulièrement à ces soutiens soit en personne, soit par téléphone., soit les deux.
  5. Les statistiques sur la population carcérale devraient être enregistrées en fonction du sexe des détenus à la naissance, ou bien deux nouvelles catégories de statistiques devraient être établies pour les femmes transgenres et les hommes transgenres respectivement.

Les statistiques sur la population carcérale devraient être enregistrées en fonction du sexe des détenu.e.s à la naissance, ou bien deux nouvelles catégories de statistiques devraient être établies pour les femmes transgenres et les hommes transgenres respectivement. Canadian Women’s Sex-Based Rights Canadian Women’s Sex-Based Rights (caWsbar), une coalition canadienne qui travaille à préserver les droits et les protections des femmes et des filles, a soumis un mémoire demandant que le Bulletin de politique intérimaire 584 du Service correctionnel du Canada (SCC) soit révoqué. Leur mémoire met en évidence la correspondance interne du SCC adressée au sous-commissaire, dans laquelle les responsables prévoient un nombre croissant de prisonniers  » dont le marqueur de genre sur leur carte d’identité n’est pas spécifié, n’est ni « homme » ni « femme », ou ne correspond pas à leur sexe anatomique  » On s’attend à ce que la plupart des demandes de placement se fassent à partir des prisons pour hommes vers les prisons pour femmes.

Pour la suite de cette pétition, voir: https://www.womenarehuman.com/women-petition-parliament-to-stop-placement-of-male-prisoners-in-womens-prisons/

Lire aussi « Une rafale d’hommes demandent l’accès à la prison pour femmes, certains avec succès: https://www.womenarehuman.com/a-flurry-of-men-demand-access-to-womens-prison-some-successfully/

Traduction TRADFEM

3 réflexions sur “Des Canadiennes s’adressent au Parlement pour mettre fin au logement dans les pénitenciers féminins de criminels se disant « transgenres ».

  1. Situation horrible. C’est malheureusement un des meilleurs points pour convaincre que la théorie transidentitaire est un danger pour les femmes. La théorie y est en effet poussée à son extrême, donc ses implications, ses conséquences « réelles », apparaissent clairement aux yeux de toutes et tous. Il faut multiplier les arguments quand on débat, mais celui-ci est d’une grande efficacité.

    Pour preuve : les « féministes » libérales pro-transactivistes ignorent le sujet, ne le mentionnent jamais, ou cherchent à ne pas y répondre, en noyant le sujet. Pour cela, certaines d’entre elles accusent les féministes d’être des sans-cœur, des racistes, des putophobes… le bouquet d’insultes désormais bien connu, en faisant tout pour éloigner la discussion du sujet.
    Cette violence infamante est leur angle d’action militante de prédilection, et pour cause : c’est le seul possible quand on défend une telle théorie sexiste.
    Conclusion : ce silence, ou cette volonté d’empêcher tout débat en l’étouffant dans l’œuf, confirme que c’est un des points faibles de cette théorie individualiste faisant complètement abstraction des réalités sociales. C’est donc un bon point à relever, parce qu’il est tout simplement indéfendable : on ne privilégie pas la santé mentale des hommes sur la santé des femmes, ni sur leur sécurité physique.

    Les quartiers pour personnes transgenres devraient être considérés comme une solution satisfaisante, pour protéger les personnes trans de la violence des autres hommes. Car ces quartiers permettent de ne pas traumatiser les femmes, tout en protégeant les personnes trans.
    Ce n’est pourtant pas le but des transidentitaires. Ils veulent plus. Donc leur but n’est visiblement pas seulement d’aider les personnes trans, leur but est d’imposer leur « théorie » (qui relève du mystique, en réalité, faire respecter un « ressenti ») à tous, en commençant par la faire imposer là où sont les femmes parmi les plus exposées, parmi les moins protégées : en prison.

    Ils ne commencent pas par la faire imposer aux femmes bourgeoises, qui ont pour l’instant encore, de meilleurs moyens pour se défendre, pour le dire autrement. Cela viendra plus tard, si leur théorie trouve des soutiens. Cela commence à venir : les vestiaires collectifs sont le prochain bastion, et on voit d’ailleurs que c’est déjà plus dur : il y a des réactions publiques. Pensons à la vidéo de la manifestante physiquement prise à partie par un groupe d’activistes se réclamant de l’antifascisme, lors de l’affaire du SPA de Los Angeles, dont TRADFEM : il y a une réaction, et une tentative des idéologues transidentitaires de l’étouffer. Il y a une réaction parce que là, les femmes touchées commencent à être des femmes insérées socialement, avec des moyens d’action plus développés que les femmes emprisonnées.

    Les prisonniers qui font, effectivement, des peines de prison (sans remise) sont des gens qui ont été condamné lourdement. Autant les personnes trans emprisonnés que les femmes emprisonnées. Ce n’est pas une opposition entre « pauvre trans » et « horribles femmes », ou l’inverse, c’est une question d’égalité de traitement entre prisonniers.

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  2. L’idéologie Trans à ce niveau est une forme de théorie masculiniste patriarcale qui permet aux loups d’entrer dans la bergerie. Je ne comprends même pas que des femmes qui se disent « féministes inclusives » ne voient pas le problème.

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