Interview d’Helen Joyce par Brendan O’Neill

Le mouvement transgenre devient de plus en plus dogmatique. L’affirmation selon laquelle « les transfemmes sont des femmes » s’affiche partout. Parallèlement, la menace que l’auto-déclaration du sexe fait peser sur les droits des femmes fondés sur le sexe est également devenue omniprésente. Aujourd’hui, des écrivain.e.s et penseur.e.s ont commencé à riposter. Helen Joyce est l’auteure de Trans : When Ideology Meets Reality (Onlyworld, 2021). Elle participe ici avec le rédacteur-en-chef de Spiked au plus récent épisode du Brendan O’Neill Show. Ce qui suit est un extrait abrégé de leur conversation. TRADFEM vous suggère d’écouter l’ensemble de cette fascinante conversation ici.

Brendan O’Neill : Parlons de votre livre. Il fait partie d’un mouvement intellectuel plus large contre les excès du transactivisme. Qu’est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à cette question et vous a fait penser qu’il était nécessaire d’en faire une critique ? Y a-t-il eu un moment où vous avez été poussée à bout ?

Helen Joyce : Il y a eu deux moments. Je fais une distinction très nette entre les personnes transgenres et le transactivisme. Je n’ai aucune objection à l’égard des personnes qui éprouvent des difficultés à vivre dans le monde en se présentant comme des membres de leur sexe. Toute société décente devrait essayer d’accueillir toutes sortes de personnes différentes.

Cependant, j’ai un énorme problème avec les revendications de vérité du transactivisme, à savoir que notre sexe biologique n’a pas d’importance ou n’est pas réel, et que nous devrions être autorisé.e.s à le remplacer. Cela me dérange depuis longtemps. Si vous abandonnez la réalité matérielle des corps sexués, en particulier des corps sexués des femmes, vous ne disposez d’aucune base pour défendre les espaces dédiés aux femmes.

Cette question m’a intéressée, mais elle ne m’a pas suffi à me pousser à la rédaction d’un livre. Ce qui m’a poussée à le faire, c’est la rencontre avec des personnes en processus de détransition. Il s’agit de personnes qui ont été trompées par cette idéologie en pensant qu’elles devaient transitionner pour être heureuses. On leur a dit qu’elles avaient cette âme intérieure bizarre, une âme du sexe opposé au leur, qui expliquait tout ce qui allait mal dans leur vie. Cela arrive souvent aux adolescentes de nos jours, car il est très difficile d’être une adolescente. Quelqu’un arrive et leur dit que la raison pour laquelle elles trouvent cela si difficile est qu’elles sont en réalité un garçon. Elles prennent de la testostérone, subissent une mastectomie et peut-être même une hystérectomie. Et puis elles réalisent que tout cela n’était qu’une chimère. Cela me semble être un scandale médical grotesque et un cas de maltraitance d’enfants. C’est ce qui m’a poussée à écrire ce livre.

Brendan O’Neill : Je partage tout à fait votre désir de distinguer entre les personnes trans et le transactivisme. Ce sont des choses très différentes. La grande majorité des gens veulent que les trans puissent vivre librement, sans discrimination ni persécution, et qu’ils et elles connasissent autant de bonheur que possible. Mais il y a aussi le mouvement transgenriste, qui prétend parler au nom des personnes trans. Comme vous l’avez très bien expliqué (dans votre livre), ce mouvement défend souvent un programme qui va à l’encontre des droits des femmes et des intérêts des personnes transgenres elles-mêmes.

Le mouvement trans se présente comme le nouveau mouvement des droits civiques. Nous entendons souvent des gens dire que les personnes comme vous sont « du mauvais côté de l’histoire » – le genre de personnes qui auraient fait des reproches à Rosa Parks lorsqu’elle a refusé de céder sa place dans un autobus. Comment qualifieriez-vous ce mouvement ? Pourquoi pensez-vous qu’il est important que nous démêlions l’affirmation selon laquelle il s’agit d’un mouvement de droits civiques, et que nous l’identifions omme étant tout à fait autre chose ?

Helen Joyce : Les mouvements de droits civiques dénoncent les distinctions non fondées sur des différences réelles. Par exemple, il n’y a aucune raison de ne pas laisser les femmes voter, à part les préjugés. Il n’y a aucune raison pour l’esclavage, si ce n’est les préjugés. Un mouvement pour les droits civiques ne dirait pas que, par exemple, les petits enfants devraient avoir le droit de prendre le genre de décisions que prennent les adultes, parce que la distinction entre les enfants et les adultes est basée sur des différences réelles. Nous disons que les enfants de cinq ans ont besoin que leurs parents donnent leur consentement pour toutes sortes de choses, parce que les enfants ne sont pas identiques à des adultes.

De même, en ce qui concerne les hommes et les femmes, il existe des distinctions fondées sur des différences réelles. Homme et femme représentent vraiment des réalités différentes à bien des égards. Lorsqu’il s’agit du corps des femmes et de savoir qui tombe enceinte, qui est plus fort, qui commet la plupart des crimes violents et des délits sexuels, il est clair qu’il y a une différence. Donc, le transgenrisme exige que nous ignorions une distinction qui est fondée sur une différence.

Pourquoi devrions-nous nous en soucier ? Parce que nous sommes tous sexués. Nous sommes tous soit des hommes, soit des femmes. Si quelqu’un dit que cela n’a pas d’importance, il ne parle pas seulement des personnes transgenres. Il dit quelque chose à propos de nous toustes.

Brendan O’Neill : Je voudrais aborder la question des « droits des trans », une expression qui me pose problème. Bien sûr, si vous dites que vous avez un problème avec ce terme, les gens vont penser que vous voulez refuser des droits aux personnes trans. Mais je pense que les trans devraient avoir exactement les mêmes droits que tout le monde : le droit de vote, le droit à la liberté d’expression, le droit à la liberté de religion, etc. Mais le terme « droits des trans » est devenu problématique, car il signifie en fait autre chose. C’est presque devenu un mantra religieux : « les droits des trans sont des droits humains ». Nous sommes invités à accepter les droits des trans comme étant similaires aux droits des femmes et à d’autres droits qui ont joué un rôle important dans l’avancement de l’humanité au cours des dernières décennies. Mais une chose dont vous parlez dans votre travail est que l’idée des droits des trans est devenue complètement et totalement liée à l’auto-déclaration du sexe. En quoi est-ce un problème ?

Helen Joyce : Il existe des droits fondamentaux que tout être humain devrait avoir. Ce sont des choses comme la liberté d’expression et la liberté de ne pas être soumis à la violence de l’État. Il existe également des droits collectifs, comme les droits liés à la maternité, qui ne concernent que les femmes. En principe, il pourrait y avoir des droits des transgenres qui s’ajoutent aux droits de l’homme. On pourrait dire que si une personne ne s’identifie pas à son propre sexe, elle devrait avoir des droits spéciaux pour l’aider à jouer un rôle à part entière dans la société. Mais ce n’est pas ce qui se passe.

Au lieu de cela, tout tourne autour de l’auto-déclaration du sexe, c’est-à-dire de l’idée que nous avons tous une chose innée en nous, une sorte d’âme sexuée. Ce serait ce facteur, et non notre biologie, qui ferait de nous un homme ou une femme, ou peut-être quelque chose d’autre – non binaire ou fluide. Si c’est ce que vous croyez, vous allez devoir réorganiser les droits de toutes et chacun, car certains de nos droits sont fondés sur le sexe, comme le droit à un hébergemernt non mixte ou à des compétitions sportives dédiées à votre catégorie sexenon mixtes. Si vous réorganisez le monde pour que tout soit fait en fonction de ce que les gens disent être, vous enlevez des droits aux personnes qui veulent que ces activités reflètent leur corps sexué.

Traduction: TRADFEM

Helen Joyce s’est entretenue avec Brendan O’Neill dans le dernier épisode de la Brendan O’Neill Show. Écoutez l’intégralité de la conversation ici : https://www.spiked-online.com/2021/08/03/the-trans-movement-wants-to-take-away-womens-rights/

Vous pouvez acheter le livre d’Helen Joyce, Trans : When Ideology Meets Reality, auprès de l’éditeur Onlyworld Publications ou au https://www.amazon.co.uk/Trans-When-Ideology-Meets-Reality/dp/0861540492/

18 réflexions sur “Interview d’Helen Joyce par Brendan O’Neill

  1. Je pense que TRADFEM devrait traduire cet article: où l’on apprend que même Catharine A. MacKinnon défend les « droits » des transgenres ce qui prouve à quel point le transactivisme est menaçant

    How the Transgender Movement is Destroying Feminism (by Phyllis Chesler)

    In 2005, I published a book with the title The Death of Feminism. I saw it all coming. But I did not foresee the rise of a transgender movement.

    On March 31st, an allegedly feminist Open Letter Supporting Trans Women and Girls, was circulated. Among other things, it stated that “We acknowledge with clarity and strength that transgender women are women and that transgender girls are girls. And we believe that honoring the diversity of women’s experiences is a strength, not a detriment to the feminist cause.”

    Interestingly, there is absolutely no mention of trans men — those who were born female but who have or want to become male. As we now know, there is an alarming spike among teenage girls in America who hope to solve their teenage sorrows such as low self-esteem, body image discomfort, trauma based on sexual violence, eating disorders, psychiatric suffering, etc., by cutting off their breasts, surgically removing their uteri and ovaries, and taking potentially lethal hormones to prevent puberty, and to grow facial hair and muscle.

    The Open Letter continues: “It is time for the long history of assaults (legislative, physical, social, and verbal) against trans women and girls to end.”

    I certainly agree with such a goal but wonder why the letter does not mention, even as an aside, or as context, the long history of sexual, physical, legal, economic, social, and verbal assaults against biological women, in their homes, on the streets, at work, in shelters, and as sex slaves. The letter remains silent about who the perpetrators of such violence might be. I believe they are mainly gay and straight men who buy sex from trans women or who become enraged because they desire them.

    The letter loses its way when it claims that “anti-trans sports bans are as unnecessary as they are harmful — and that women athletes at both the professional and college level support inclusion.”

    Is this really true?

    I wonder whether these mainly Hollywood Lights (in both senses of that word), who have signed this Open Letter are only in favor of expanding their concept of what is female to include those who wish to dress in stereotypically “feminine” ways? Or those who wish to appear as ungainly, even “ugly” as possible, in female dress and jewelry? Or, more to the point, to those who wish the right to service both straight and gay men sexually for money free of police harassment?

    What am I not understanding here? In what way does this constitute liberation for women? If the issue is poverty, racism, illiteracy, and unemployment, why not say so? Why choose to deal with these realities by making it easier for poor girls and women of color — and trans women of color, to work as prostitutes?

    The letter insults radical feminists by describing us as “self-identified feminists… whose vitriol is, in fact, not feminist at all… who now cloak their bigotry in language about protecting or supporting women.”

    The transgender movement is well known for shaming, harassing, and silencing all those feminists who have a rational, objective critique of what has become a well-funded, Orwellian movement of Big Brothers in which disagreement is not tolerated — in fact, it is howled down. Any other point of view on the trans issue has already been disappeared in the academic world, in the media, and in international and national legal instruments. In fact, it has already made its way onto numerous government medical forms in which unsuspecting elders, waiting in line to be vaccinated, are asked if they are trans, non-binary, or other.

    Am I now one of those “self-identified feminists who have been promoting damaging and violent ideas about trans people for years?”

    Me? Really? I barely wrote about this subject; I did not even think about it.

    Ideally, I believe in civil and equal rights for every human being. However, I do not believe in focusing on a trendy, diversionary minority over and above the totally unmet needs of a majority. We have never had enough shelters for battered women (of all colors, yes) including prostituted girls and women. Why are these signatories not fighting for that?

    Ah, but when I read the names of the signatories I grew very quiet. I understand the psychological “rush” that attends being asked to sign a petition with some Very Famous Names on it. The thrill of belonging to a tribe of some kind. The desire for popularity—especially among women.

    I understand why Hollywood actors, comediennes, models, celebrities, veterans of the shill game known as the Women’s March, Black Trans activists would sign on. But why would the Center for Reproductive Rights do so? Chelsea Clinton — is she planning to run for the Presidency? The Coordinator of the Lesbian Herstory Archives? The local Domestic Violence Shelters in Connecticut, Iowa, Memphis, and South Carolina? Legal Momemtum, the Women’s Legal Defense and Education Fund? The National Women’s History Museum? Planned Parenthood Federation of America? Is the Tahirih Justice Center inundated with trans women of color who are immigrants? Do they outnumber biological immigrant women? Do lesbian activists really believe that the increasingly all-male gay and trans movements include or will include them?

    Oh, I would really like to know.

    I remember the lesbians who handed out condoms to gay men on Fire Island as the AIDS crisis raged when their ferries docked. I do not remember gay men fighting for funding for research for ovarian or breast cancer.

    However, what are Gloria Steinem’s, the Ms. Foundation’s, and Catharine MacKinnon’s names doing here? Are they now all wholly owned subsidiaries of the Democratic Party or of Hollywood? Do they just need to remain au courant? Or do they actually have a feminist and political analysis of the very well-funded transgender movement? If so, I would dearly love to read it.

    Do these signatories all really see transgender women as somehow liberating all womankind? From gang-rape? FGM? Honor killings? From sexual harassment, sexual slavery, pornography? And mainly, from bone-grinding poverty?

    The Open Letter quotes Audre Lorde: “I am not free while any woman is unfree, even when her shackles are very different from my own.” Lorde also said that we cannot abolish the Master’s House by using the Master’s tools. Thus, these revolutionaries-on-the-page alphabetize the signatories by first, not last names. Thus, Alicia Garza may be found under “A” not “G” and “Ashley Judd” is also listed under “A,” not under “J.” Am I to assume that our last names are all slave names? That my honorable father’s name which I have kept all my life was a slave or a slave-Master?

    At this moment, I cannot view any of these signatories as part of the solution.

    Cross-posted at New English Review, The Jewish Voice, New English Review.

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  2. Et la lettre ouverte

    OPEN LETTER SUPPORTING TRANS WOMEN & GIRLS

    In observance of Women’s History Month and Transgender Day of Visibility, we write this letter as feminist leaders in advocacy, business, entertainment, media, politics, and social justice who stand as, with, and for transgender and nonbinary people. Trans women and girls have been an integral part of the fight for gender liberation. We uphold that truth and denounce the ongoing anti-transgender rhetoric and efforts we witness in various industries.

    We acknowledge with clarity and strength that transgender women are women and that transgender girls are girls. And we believe that honoring the diversity of women’s experiences is a strength, not a detriment to the feminist cause. All of us deserve the same access, freedoms, and opportunities. We deserve equal access to education, employment, healthcare, housing, recreation, and public accommodations. And we must respect each person’s right to bodily autonomy and self-determination.

    It is time for the long history of assaults (legislative, physical, social, and verbal) against trans women and girls to end. For far too long, lawmakers have worked to strip trans women of their civil liberties—in 2021, once again, we’ve seen a wave of bigoted governmental policies and legislation. Many of these laws target the rights of girls to play school sports or criminalize doctors for treating trans youth and their families. The women’s movement has seen doctors targeted before for providing us with necessary medical care and services, and we refuse to let youth endure that now. Plus, we know that anti-trans sports bans are as unnecessary as they are harmful—and that women athletes at both the professional and college levels support inclusion.

    These bigoted efforts are also aided by a contingent of self-identified feminists, who have been promoting damaging and violent ideas about trans people for years in the United States and internationally. Their vitriol is, in fact, not feminist at all. True feminists do not wish to limit any woman’s identity or freedom to fully be herself. Allowing transphobic rhetoric to go unchecked also strengthens the legislative efforts of anti-trans politicians—who now cloak their bigotry in language about protecting or supporting women.

    Further, all verbal attacks support the ongoing epidemic of murder and violence plaguing Black and Latinx trans women. 2020 was the deadliest year on record for the transgender community, seeing more than 44 killings, and, so far, there have been at least nine deaths reported this year.

    It was Audre Lorde who said, “I am not free while any woman is unfree, even when her shackles are very different from my own.” Since the dawn of feminism, our movements have experienced our fair share of inflection points. We continue to reckon with a history that has often excluded women of color, of different sexual orientations, socioeconomic statuses, ages, body types, religions and regions, and who are disabled. However, the feminist movement has largely expanded in beautiful and powerful ways. We have more language and understanding than ever before to describe how our unique experiences are threaded in the larger tapestry of womanhood.

    We all must fight against the unnecessary and unethical barriers placed on trans women and girls by lawmakers and those who co-opt the feminist label in the name of division and hatred. Our feminism must be unapologetically expansive so that we can leave the door open for future generations.

    In honor of Transgender Day of Visibility and Women’s History Month, we welcome all women and non-binary people to co-sign our open letter. Click here to do that. If you’d like to be added to the public list of notable people and organizations below, email press@glaad.org.

    The 3% Movement
    500 Women Scientists
    Abortion Access Front
    AC Dumlao
    Adiel Suarez-Murias
    Adrienne Hayes
    Aesha Rasheed
    Afua Addo
    Ai-jen Poo
    Aisha C. Mills
    Akilah Hughes
    Alana Mayo
    Alexandra Cotutiu
    Alex Johnson
    Alexis Flanagan
    Alexis McGill-Johnson
    Aleyamma Mathew
    Ali Krieger
    Alicia Garza
    Alice Wong
    Alison Brie
    Alison Mariella Désir
    Alison Turkos
    Allana Giesbrecht
    The Alliance of AIDS Services-Carolina
    Allied Media Projects
    Allie X
    All Girls Considered
    Alma Har’el
    Alyson Stoner
    Alyssa Milano
    Amanda Lindell
    Amber Tamblyn
    Amelie Zilber
    America Ferrera
    American Association of University Women
    Aminatou Sow
    Amiyah Scott
    Amoretta Morris
    Amy Poehler’s Smart Girls
    Amy Schumer
    Ana Orozco
    Ana Romero
    Anandrea Molina
    Andrea Jenkins
    Andy Marra
    Angela Kayleigh
    Angela Pennyfeather
    Angela Yannelli
    Angelica Ross
    Anna Hullum
    Anna Julia Cooper Center
    Anna Maiche
    Anna Wintour
    Annika Gifford
    Annise Parker
    API Chaya
    Dr. Aria deSatanas
    Ariadne Getty
    Aria Sa’id
    Ariel Jacobson
    Ariel Wengroff
    Asanni Armon
    Ashlee Marie Preston
    Ashley Belanger
    Ashley Brundage
    Ashley Holland
    Ashley Judd
    Ashley Louise
    Ashley Romans
    Ashlyn Harris
    Asian/Pacific Islander Domestic Violence Resource Project
    Astraea Lesbian Foundation for Justice
    Athlete Ally
    Auburn Seminary
    Barbara MacLeod
    Barbara Simon
    Barbara Smith
    Beanie Feldstein
    Beautiful Ventures
    Becca McCharen-Tran
    Beckie Masaki
    Bella Hadid
    Beloved Community
    Bevy Ross
    Biomimicry for Social Innovation
    Black and Pink, Inc.
    Black AIDS Institute
    Black and Brown Womyn Power Coalition, Inc.
    Black Feminist Future
    Black Futures Lab
    Black LGBTQ+ Migrant Project (BLMP)
    Black Trans Femmes in the Arts
    Black Trans Woman, Inc.
    Black Visions Collective
    Black Women’s Blueprint
    Black Women Radicals
    Blair Imani
    Blu Lewis
    Bonnie Thurston
    Borealis Philanthropy
    Bozoma Saint John
    Brave Space Alliance
    BreakOUT!
    Brianna Klatt
    Brianna Turner
    Brie Larson
    Bridget de Gersigny
    Brittany Packnett Cunningham
    Broden Giambrone
    Brown Boi Project
    Bumble
    Burn It All Down
    California Partnership to End Domestic Violence
    A Call to Men
    Camara Chea
    Cara Delevingne
    Carlie Hanson
    Carol Hay
    Casa de Esperanza
    Catherine Beane
    Catherine Lutes
    Catharine MacKinnon
    Cathy Renna
    Cecile Richards
    Celinda Lake
    Center for Advancing Innovative Policy
    The Center for Hope and Healing, Inc
    Center for Reproductive Rights
    Center for Survivor Agency and Justice
    Ceyenne Doroshow
    CHANGE (Center for Health and Gender Equity)
    Change Elemental
    Chani Nicolas
    Charlotte Clymer
    Charlene Carruthers
    Charlie Jane Anders
    Chelsea Clinton
    Chelsea Handler
    Chelsea Simms
    Cheryl Dunye
    Christel Miller
    Christian Nunes
    Christina Hendricks
    Christina Ricci
    The Honorable Christy Clark
    CHROMAT
    Ciara Bravo
    Cindi Leive
    Cinthya Carmona
    Claire Wasserman
    Claudia Lopez
    Cleo Wade
    Cobie Smulders
    COLAGE
    COLLECTIVE FUTURE FUND
    Colleen Psomas
    Collette Carter
    Community EsTr(El-La)
    CONNECT, Inc.
    Constance Wu
    CONVERSATE Collective
    Corinna Lathan
    Corryn Sullivan
    Cricket Stevens Gage
    Cristin Milioti
    CT Coalition Against Domestic Violence
    Curtis Stauffer
    Curve Magazine
    Cynthia Erivo
    Daisy von Scherler Mayer
    Daniella Carter
    Daniella’s GuestBook
    Danielle Campoamor
    Danielle Moodie
    Darlene Nipper
    Daroneisha Duncan-Boyd
    Darra Gordon
    Dawn Dalton
    Dawn Ennis
    Dawn Prestwich
    Day One
    Deborah Edel
    Defend Yourself
    Denise Beek
    Destiny Ekaragha
    Diamond Stylz
    Diana Bang
    Diana Rodriguez
    Diane Anderson-Minshall
    DC Coalition Against Domestic Violence
    Dominique Morgan
    Donnetta Lavinia Grays
    Doorways (Arlington, VA)
    Dorcas Adedoja
    DOVE (Domestic Violence Ended), Inc.
    Eileen Cadena
    El/La Para TransLatinas
    Elena Vera
    Elissa Sloan Perry
    Eliza Clark
    Ella Hunt
    Elliot Fletcher
    Emergent Strategy Ideation Institute
    Emilia Clarke
    Emilie Wapnick
    Emily Fuller
    Emily Tisch Sussman
    endoQueer
    Erin Hershey
    Erin Jontow
    Erin Wruk
    Eva Longoria
    Evonne Kaho
    Familia: Trans Queer Liberation Movement
    Felicia Davis
    Felicia Day
    FEMINIST GIANT
    Film Fatales
    For The Gworls
    Fortaleza Familiar
    Forward Together
    Francine Stark
    Free The Work
    Freedom Inc.
    Futures Without Violence
    Gabrielle Union
    GALECA: The Society of LGBTQ Entertainment Critics
    Gathering Strength Collective
    Geena Rocero
    Gender Benders
    Gender Justice Fund
    Georgia Coalition Against Domestic Violence
    Gianna Porcaro
    Gillian Branstetter
    Girls for Gender Equity
    Girls’ Night In
    Girl Ultra
    Girl Up
    Giselle Byrd
    GLAAD
    GLITS, Inc.
    GLSEN
    Gloria Steinem
    GMHC
    GO Magazine!
    Grace Bonney
    Grace Shockman
    Gwendolyn Pointer
    Haitian Women for Haitian Refugees
    Halle Berry
    Haley Videckis
    Hand in Hand: The Domestic Employers Network
    Hani Ali
    Hannah Gadsby
    HEART Women & Girls
    Helen Kim
    Hello Sunshine
    Hey, King!
    House of GG
    HOUSE OF PRIDE
    House of Tulip
    Ianne Fields Stewart
    Idaho Coalition Against Sexual & Domestic Violence
    ID PR
    Ilana Glazer
    Imani Rupert-Gordon
    Imara Jones
    Independent Public Relations
    Indigenous Idaho Alliance
    International Trans Fund (ITF)
    inTRANSitive
    Iowa Coalition Against Domestic Violence
    Isa Noyola
    Ivana Massetti
    Ivy Hill
    Jack Strategy
    Jaimee Swift
    Jameela Jamil
    Jamilah Lemieux
    Jan Christiansen
    Jane Doe Inc.
    Janelle Monáe
    Janvi Jhaveri
    Jasmine Burnett
    Javiera Mena
    Jazmine Walker
    Jeannette Pai-Espinoza
    JEB (Joan E. Biren)
    Jenna Wortham
    Jennifer Barnes-Balenciaga
    Jennifer Beals
    Jennifer Finney Boylan
    Jennifer Kaytin Robinson
    Jennifer Morris
    Jennifer Schuur
    Jenny Slate
    Jessalyn Gilsig
    Jessamyn Stanley
    Jessica Hartley
    Jessica Tillyer
    JingleTown Films, Inc.
    JJ Mejasic
    Joan Nestle
    Joanna Hoffman
    Joanne N. Smith
    Joey Soloway
    John Poore
    John Wells Productions
    Jonathan Jayes-Green
    Jordyn Jay
    Journey Center for Safety and Healing
    Josh Irving Gershick
    Judith Light
    Julianne Moore
    Julie Keiffer-Lewis
    Justin Tranter
    Kabzuag Vaj
    Kalayo Pestano
    Karen Tronsgard-Scott
    Karimah Dillard-Mickey
    Kat Cunning
    Kat Gordon
    Kat Graham
    Kate Kelly
    Katie Edgerton
    Katie French
    Kathryn Hahn
    Kathy Godwin
    NY Lt. Governor Kathy Hochul
    The Katz Company
    Kayla Gore
    Kayli Carter
    Kelly Bush Novak
    Kelly Miller
    Kentucky Coalition Against Domestic Violence
    Kiersten Stewart
    Kifu Faruq
    Kimberlé Crenshaw
    Kimberly Drew
    Kimberly Reed
    Kira Kelly
    Klarissa Oh
    Koa Beck
    Ladies Get Paid
    Lake Research Partners
    Lane Joslin
    Laraine Newman
    Rev. Latishia James-Portis
    Lauren Conk
    Lauren Groff
    Lauren Hamilton
    Lauren Wolkstein
    Laverne Cox
    Layshia Clarendon
    Leanne Pittsford
    Legal Momentum, the Women’s Legal Defense and Education Fund
    Lea DeLaria
    Lena Dunham
    Lena Waithe
    Lesbian Herstory Archives
    Lesbians Who Tech and Allies
    Leslie Cohen
    Leslie Mac
    NY Attorney General Letitia James
    Lexi Adsit
    Lexi Underwood
    Lisa Anderson
    The LGBT Center of Greater Reading
    LGBTQ Victory Fund
    LGBTQ Victory Institute
    Li Ann (EStrella) Sanchez
    Liat Olenick
    Liliahn Majeed
    Lilly Singh
    Lindsay Peoples Wagner
    Lisa Anderson
    Lisa Edelstein
    Lisa Silverberg
    Lisa Turner
    Liz Jenkins
    The Long Island Social Justice Action Network
    A Long Walk Home
    Lori Lindsey
    Love Me Unlimited4life
    Lovelace Consulting Services, Inc.
    The Loveland Foundation
    LPAC
    Lucy Alibar
    M Adams
    Madison Bailey
    Madison Hinton
    Madison Werner
    Madtown Mommas & Disability Advocates
    Maggie Chieffo
    Maggie Kiley
    Maggie Lindemann
    Maine Coalition to End Domestic Violence
    Masada Jones
    Miss Major Griffin-Gracy
    ManForward
    March On
    Marcie Bianco
    Margaret Cho
    Mari Jo Winkler
    Mariah Moore
    Marilyn Willis
    marin ireland
    Marsha’s Plate Podcast
    Mary Filar
    Mary Emily O’Hara
    Mary Hollis Inboden
    Matahari Women Workers’ Center
    Maura Bairley
    Maurissa Tancharoen
    Maxine Wolfe
    Maya Wiley
    Mayim Bialik
    Medicine Bowl
    Meena Harris
    Megan Rapinoe
    Mekong NYC
    Melanie Willngham-Jaggers
    Melinda Weekes-Laidlow
    Melissa Etheridge
    Melissa Haithcox-Dennis
    Melissa Harris-Perry
    Melissa Silverstein
    Men As Peacemakers
    Meredith Walker
    The Meteor
    me too movement
    Michele Wells
    Michelle Gislason
    Michelle Nuñez
    Mijente
    Minnesota Indian Women’s Sexual Assault Coalition
    Miriam Shor
    Mj Rodriguez
    Molly Bernard
    Mona Eltahawy
    Monica Dennis
    Monica Simpson
    Morgan Gwenwald
    Morgana Kelly
    Movement 4 Black Lives
    Munroe Bergdorf
    MS Black Women’s Roundtable
    Ms. Magazine
    Ms. Foundation
    Mwende Katwiwa
    My Sistah’s House
    Nadiah Mohajir
    Nagma Shrestha
    Nancy Northup
    Nancy Sigafoos, M.A., R.P.
    Natalie Gold
    Natalie London
    Natalie Pratt
    Natasha Cloud
    Natasha Lyonne
    The National Alliance for Safe Housing
    National Center for Lesbian Rights
    The National Center on Domestic Violence, Trauma, and Mental Health
    National Council of Jewish Women
    National Crittenton
    National Domestic Workers Alliance
    National LGBTQ Task Force
    The National Network of Abortion Funds
    National Network to End Domestic Violence
    National Organization for Women (NOW)
    The National Partnership for Women & Families
    National Resource Center on Domestic Violence
    National Women’s History Museum
    National Women’s Law Center
    NC BLOC
    Nervous Circus
    New & Improved
    New Jersey Coalition to End Domestic Violence
    New York City Anti-Violence Project
    New York City Lawyers’ Committee Against Domestic Violence
    New York State Coalition Against Sexual Assault
    Nicole Eisenberg
    Nicole Matthews
    Nicole Valentine
    Nicole Morella
    Nicole Santamaria
    Noor Tagouri
    Oaasis
    Oasis Legal Services
    Ohio Domestic Violence Network
    The Okra Project
    Olga Trujillo
    Olivia Spradlin
    Oluchi Omeoga
    Organizacion Latina Trans In Texas
    Outsports
    Pa Thao
    Pamela Jacobs
    Pamela Shifman
    Pamela Stewart
    Paola Mendoza
    Parenting for Liberation
    Paris Hatcher
    Paris Hilton
    Rep. Park Cannon
    Patrisse Cullors
    Miss Peppermint
    The Perception Institute
    PFLAG National
    Phenomenal
    Phoebe Robinson
    Planned Parenthood Federation of America
    Pride In Running
    Pride Media
    Pride Live
    ProcessMatters, LLC
    PROSTASIA FOUNDATION
    Queer Crescent
    RALIANCE
    Ramp Your Voice!
    Range Media Partners
    Raniyah Copeland
    Rachael Dubinsky
    Rachael Ibrahim
    Rachel Cargle
    Rachel Carmona
    Rachel Simon
    Ramonda Young
    Raquel Willis
    Rebecca Bass
    Rebecca Black
    Rebecca Cokley
    Rebecca Ferguson
    Rebecca Livengood
    Rebecca Macias
    Reclaim Pride Coalition
    Red Canary Song
    Reductress
    Reese Witherspoon
    Regina King
    Re-inc
    Renee Bracey Sherman
    The Representation Project
    Resonance Network
    Return On Inclusion™
    Rinku Sen
    Rockwood Leadership Institute
    Roman King
    Root. Rise. Pollinate!
    Rosie Abriam
    Rosie Perez
    Roula AbiSamra
    Rumba Yambú
    Ruth Negga
    S.O.U.L. Sisters Leadership Collective
    Safe Bars
    Safe Harbor of NE KY
    Sage Dolan-Sandrino
    Sakhi for South Asian Women
    Saleka
    Sam Srinivasan
    Sandra Bernhard
    Sandra Fluke
    Santa Clara Office of LGBTQ Affairs
    Saorsa-Amatheia Tweedale
    Sarah Kate Ellis
    Sarah Jones
    Sarah McBride
    Sarah Pappalardo
    Sarah Paulson
    Sarah Sophie Flicker
    Sav Rodgers
    SAVE
    Scheherazade Tillet
    Seattle 500 Women Scientists
    Sechel PR
    Selena Gomez
    Selenis Levya
    Sera Fernando
    Serena Sonoma
    Sesali Bowen
    The Sex Workers Project of the Urban Justice Center
    Shar Jossell
    She Votes Illinois
    Shift Human Performance
    Shonda Rhimes
    Silicon Valley Pride
    Sohla El-Waylly
    Soko
    Solutions NOT Punishment Collaborative
    Sonya Taylor
    South Carolina Coalition Against Domestic Violence and Sexual Assault
    Southern Fried Queer Pride
    Southerners On New Ground (S.O.N.G.)
    SpecialGuest Co.
    Representative Stephanie Byers
    Sue Chandler
    Suffolk County Progressives
    Suma Mathai
    Supermajority Education Fund
    Suzy Nakamura
    Sylvia Obell
    Tagg Magazine
    Tahirih Justice Center
    TAKE Resource Center
    Tanya Taylor
    TAYLOR ALXNDR
    Taylor Plecity
    Tatiana Maslany
    TEAM Mag
    Techtonica.org
    Tegan and Sara
    Teresa C. Younger
    Tess Holliday
    Tewa Women United
    TGIJP
    Theresa McClellan
    Three Point Strategies
    Tiffany Boone
    Tiffany R. Warren
    TIME’S UP Foundation
    Toby Herzlich
    Toni-Michelle Williams
    Tony Richard
    Topple
    Towleroad
    TRANScending Barriers Atlanta
    Trace Lysette
    Tracy Gilchrist
    Tracy Weitz
    The Transgender District
    The Transgender Equality Network of Ireland
    Transgender Film Center
    Transgender Law Center
    Transgender Legal Defense & Education Fund
    Trans Justice Funding Project
    Trans Lifeline
    TransTech Social Enterprises
    The Trevor Project
    Trina Brown
    Trish Bendix
    Universal Music Group
    Uzo Aduba
    ValorUS
    Vanessa Baden Kelly
    Vanessa Tate Finney
    Veena Sud
    Vera House
    Verillas
    Vermont Network Against Domestic and Sexual Violence
    Verna Myers
    Veronica Alvarez Ferreira
    VietLead
    Viveka Chen
    Wanda Sykes
    Washington State Coalition Against Domestic Violence
    The Well Project
    West Virginia Coalition Against Domestic Violence
    We Testify
    Whembley Sewell
    The Women & Justice Project
    Women for Economic Justice
    WIF (Women In Film, Los Angeles)
    Women in Research
    Women’s March
    Women’s March MN
    Women Occupy Hollywood
    The Women Worldwide Initiative, Inc
    yeshi neumann
    YWCA USA
    Zaria
    Zaria Simone
    Zioness
    Zoe Kazan
    Zoe Lister-Jones
    Zon Moua

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  3. Redéfinir tout antiféministe comme « une femme », à son gré… Il suffisait d’y penser!

    Comme l’ont remarqué beaucoup de féministes, l’organisation GLAAD a depuis longtemps cessé de défendre des lesbiennes pour se rabattre sur une misogynie larvée en recrutant (ici) des femmes pour monter à l’assaut de la pensée et de l’activisme féministe.
    Lire la féministe Cathy Brennan à ce sujet: https://medium.com/@Bugbrennan/so-not-glaad-83f2292e9487, ainsi que « Sue Donym » à propos de la capture idéologique d’ex-mouvements progressistes comme GLAAD par le lobby Transactiviste https://tradfem.wordpress.com/2019/07/06/attention-aux-faux-mouvements/
    Extrait: « (…) Le NCLR n’est pas la seule organisation nationale gay et lesbienne à avoir apparemment oublié la place des gays et lesbiennes. GLAAD – une association qui a été critiquée pour ne pas compter dans son équipe de personnes nées et socialisées de sexe féminin – a décidé que son nom ne serait plus l’acronyme de « Gay and Lesbian Alliance Against Defamation » [Alliance des gays et lesbiennes contre la diffamation]. À présent, elle s’appelle simplement GLAAD, un acronyme vidé de son sens, ce qui semble être un choix malheureux, mais fait au nom d’une « plus grande inclusivité ».
    Le rapport annuel d’activité de GLAAD s’ouvre sur une photo de son président, Sarah Kate Ellis, regardant fixement l’objectif avec la bouille d’un tueur en série qu’on aurait affublé d’une perruque blonde (c’est vraiment une très mauvaise photo). GLAAD liste ensuite les fondations dont elle a reçu des dons, entre autres la fondation Tawani, la fondation Arcus, et tout un faisceau d’entreprises de la Silicon Valley telles que Google, Salesforce et Comcast. Ce sont à peu près tous les mêmes groupes qui financent toutes les associations LGBTQI+ existantes – comme nos exemples d’astroturf que sont le GATE et le NCTE. Nous sommes bien loin des militantes contre le sida des années 80 qui raclaient les fonds de tiroir pour trouver quelques pièces à donner à une collecte pour leur troisième enterrement de la semaine. (…) »

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  4.  » Nous sommes invités à accepter les droits des trans comme étant similaires aux droits des femmes et à d’autres droits qui ont joué un rôle important dans l’avancement de l’humanité au cours des dernières décennies. »

    C’est pire en réalité : nous sommes invités et invitées à accepter que les droits trans s’imposent aux femmes, certes, mais surtout, et là est le problème, contre leurs propres droits même. Or, la liberté des uns doit s’arrêter là où commence celle des autres.
    C’est l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme française :
    « Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits ».

    Les droits revendiqués par les transactivistes pour les personnes transidentifiées mettent tout simplement en jeu les droits des femmes.
    HJ le dit d’ailleurs en réponse : « Si vous réorganisez le monde pour que tout soit fait en fonction de ce que les gens disent être, vous enlevez des droits aux personnes qui veulent que ces activités reflètent leur corps sexué. ».

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  5. Il est urgent de parler des droits bafoués des afghanes. Les Trans, finalement, je les trouve stupides, mais je trouve que l’urgence du mouvement féministe c’est de se mobiliser pour elles en contactant le Quai d’Orsay. N’oublions pas, et même rappelons, que Judith Butler avait traité les afghanes qui enlevaient leur tchadri grillagé de collabos des USA en 2001…!

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    • Je me permets de vous répondre : l’urgence du mouvement féministe occidental n’est malheureusement pas le droits des femmes afghanes, et malheureusement ne doit pas l’être.
      C’est évidemment une catastrophe de voir se renforcer le patriarcat, personne n’en doute, et le sort des femmes de cette région ne peut que susciter notre pitié et notre empathie. Mais la réaction du cœur n’est pas le seul paramètre à prendre en compte. Il faut évaluer les possibilités d’action, pour ensuite voir si effectivement, cet événement dramatique doit, toutes affaires cessantes, devenir une priorité pour les féministes d’Occident.
      La question se pose sérieusement, pour la raison que personne ne peut lutter efficacement sur tous les fronts. Et que voyons nous alors ? Il faudrait déjà que nous soyons suffisamment assurées de nos droits dans nos propres sociétés pour pouvoir espérer faire quelque chose pour aider les femmes qui souffrent, personne n’en doute, sous d’autres cieux.

      L’une des consignes de sécurité en avion est de mettre son masque respiratoire en priorité, avant d’envisager de pouvoir aider ses voisins à le mettre, en cas de difficulté. Car sans cela, on meurt, et on ne peut plus aider personne. Que peuvent les féministes occidentales, qui doivent déjà lutter pour avoir une cellule non mixte en prison, des toilettes non mixtes, des vestiaires non mixtes, pour les humaines qui, dans un autre système social, vivent vingt fois pire ? La réponse est nette : rien. Si les États-unis désertent en urgence leur ambassade, il est illusoire d’imaginer que nous pourrons faire quoi que ce soit, que le quai d’Orsay va faire quoi que ce soit.

      Je n’ai jamais entendu d’appel à la grève visant les ouvriers de Wirlpool (pour prendre un exemple d’usine française au hasard) dans le but de défendre les droits des mineurs des pays « en développement », usés à extraire des métaux rares. Pourtant eux aussi partagent une lutte commune. Mais ce n’est qu’aux féministes occidentales que ce genre d’appel universaliste est lancé de façon systématique, et toujours dans un objectif de culpabilisation et donc, de démobilisation.

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      • Désolée, mais ce n’est pas ma conception du féminisme. Il doit être universel.
        Quand des sweatshops se sont effondrées sur des ouvrières au Bangladesh, les consommateurs ont fait pression sur les marques qui les exploitaient et qui ont dû payer des réparations.

        C’est exactement la même chose pour le dérèglement climatique, il est global, il faut partout surtout dans les pays les plus consommateurs d’énergie fossile AGIR. Les métaux rares utilisés pour produire des éoliennes ou des batteries électriques font des dégâts et l’extractivisme détruit des terres agricoles… La solution n’est pas dans plus de technique mais dans moins de consommation.

        Je suis choquée du silence des féministes sur la situation en Afghanistan. Et le féminisme existe bien ailleurs qu’en Occident, Beaucoup de femmes du Sud global se mobilisent, la Marche Mondiale des Femmes, Capiremov etc. etc. Et au Chili, la constituante est présidée par une femme mapuche: Elisa Loncon.

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        • La chose est différente si vous avez des moyens que je n’ai pas, et que vous avez les réseaux pour aider effectivement les femmes afghanes.
          Si vous avez des solutions, je vous en prie. Mais il ne faut pas décourager les féministes qui s’occupent de problèmes qui paraissent peut-être, à première vue, moins urgents, mais qui sont pourtant tout aussi cruciaux pour la vie des femmes, à long terme pour toutes, et à court terme pour certaines.

          L’instrumentalisation de la situation des femmes afghanes n’est pas nouvelle, c’est un automatisme pour les sexistes occidentaux. Instrumentaliser les femmes afghanes contre les méchants islamo-gauchistes ou les méchantes féministes, c’est un réflexe chez eux. Ce contexte ne doit pas être oublié. Pourquoi appeler à se concentrer sur les femmes des pays lointains, sur la violence des hommes racisés, plutôt que sur les problèmes immédiat de notre quotidien, plutôt que sur la violence des hommes occidentaux ?

          Quant à l’universalisme, il n’ordonne pas de tout lâcher dès qu’une situation se dégrade quelque part, même gravement. Pour prendre un exemple historique d’universalisme « efficace », les communistes internationalistes n’abandonnaient certainement pas leurs luttes locales dès qu’une situation se détériorait quelque part dans le monde. L’internationalisme, c’est le partage des connaissances, des outils parfois, mais pas de tout lâcher pour courir au secours d’un allié. On peut envoyer de l’aide concrète, si on est organisé, avec un groupe déterminé et formé. Si vous disposez de ce moyen pour aider les femmes afghanes, je vous souhaite la meilleure réussite.

          Discuter sur internet, c’est très utile (échanger les arguments-outils, utiles pour convaincre), se tenir au courant des évolutions, militer en général. Les régimes totalitaires tentent de limiter les échanges internet, c’est bien la preuve de leur utilité.
          Mais certaines actions ne peuvent être que concrètes. Dans le cas de figure afghan, internet est, d’un point de vue féministe, un outil relativement inadapté au problème. Parce que pas efficace. Il ne s’agit pas de piocher des arguments pour faire, plus tard, ailleurs, de la pédagogie féministe solide. Le but n’est pas de convaincre les Talibans, ou les femmes et les hommes du pays. Les uns sont convaincus et ont des armes, les autres aussi et sont sans défense. Donc internet n’est pas adapté.

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  6. Il n’est pas nécessaire d’avoir spécialement des réseaux, il faut contacter le Quai d’Orsay, les ambassades, bref, se remuer le popotin.Ce que je passe mon temps à faire depuis 48 heures. Plus nous serons nombreuses à le faire, plus ce sera efficace.
    Je refuse un monde où les femmes seraient traitées différemment et où les femmes des pays riches auraient plus de droits que les femmes cloîtrées dans des régimes théocratiques.
    Sinon, vous pouvez vous carrez votre féminisme où je pense.

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    • Catherine Albertini, Sans respect humain, l’échange devient impossible, et je suis sincèrement désolée que nous n’arrivions pas à dialoguer sereinement sur un problème commun.

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        • Si vous avez à la fois l’envie et le temps de faire des commentaires véhéments, il serait à mon avis plus productif de vous rendre sur les sites mascu, et de faire exister le féminisme dans ces endroits, où l’invective est la norme (jeuxvidéo.com, par exemple, ou n’importe quel forum où se trouvent des ennemis du féminisme).

          La castagne, on la réserve aux ennemis de la lutte, entre alliées c’est un mauvais outil : cela ferme le débat, et crée des tensions qui nuisent, à long terme, à l’objectif commun. Là, vous êtes en train d’épuiser votre énergie militante (et la mienne) pour un désaccord de détail, alors que le but commun prioritaire est de faire avancer le féminisme dans les endroits où il est minoritaire.

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  7. A mercredi
    Réponse: Je n’ai pas de leçon de féminisme à recevoir de quiconque. J’ai travaillé avec Gisèle Halimi pendant 10 ans et j’ai écrit nombre d’articles en faveur de la loi suédoise sur la prostitution, de plus j’ai été à l’initiative, et j’ai collaboré à la traduction de « Feminism Unmodified » (le féminisme irréductible) écrit par Catharine A. MacKinnon (qui, à l’heure actuelle est favorable aux trans….).
    Pour ce qui est des endroits où le féminisme est minoritaire, je pense que mes posts précédents ont pu vous démontrer que je suis engagée à fond pour défendre les femmes, leurs droits où qu’elles soient, elles -mêmes sont en première ligne pour se défendre.
    J’ai d’ailleurs écrit: « Résistance des femmes à l’Androcapitalocène: le nécessaire écoféminisme » chez M-éditeur.

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  8. Catherine Albertini, je vous renvoie à mon dernier message : il est stérile de multiplier les commentaires entre féministes. Ça n’est pas du militantisme, ni de l’échange d’arguments, c’est une tentative de plier une autre militante à votre manière de penser. Perte de temps, perte d’énergie. Ce sera d’ailleurs ma dernière réponse sur ce fil.
    Pour votre dernier message, il mobilise un argument d’autorité. J’y suis insensible. C’est d’ailleurs pour cela que je suis féministe, et pas de droite. Si j’étais sensible aux arguments d’autorité, je ne remettrais pas en cause la domination patriarcale (beaucoup d’autorités la défendent, comme vous le savez).

    J’ajoute que ce que vous proposez de faire quant à la situation afghane relève de l’humanitaire. Il y aura toujours des besoins dans ce domaine, mais ça n’en fait pas le sujet essentiel du féminisme, encore une fois. Rien ne vous empêche toutefois de faire de l’humanitaire, mais n’imposez pas vos combats à d’autres.
    Les chercheurs, les auteurs etc.. doivent se mettre au service des mouvements, et non chercher à l’influencer à tout prix.

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    • Je n’ai aucune autorité sur quiconque. Et je n’en ai pas la moindre envie, je suis juste désolée que les femmes ne puissent pas s’unir. Et je n’ai aucun pouvoir pour imposer mes vues. Quant aux mouvements sociaux et aux mouvements sociaux de femmes, ils se sont justement mobilisés sans avoir besoin du féminisme occidental, c’est ce que je montre dans mon opus. Par contre, je sens en vous une réduction du féminisme à « un je ne sais quoi qui ne serait ni accessible à l’ensemble des femmes de la planète ni réellement destiné à défendre les plus en danger ». Si la situation de certaines femmes relève de l’humanitaire, n’est-ce pas la marque de la forme extrême que peut prendre le patriarcat ?

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