Barbara Kay : Les politiques sportives transgenristes ont jeté par la fenêtre toute prétention au fair-play.

Les athlètes génétiquement masculins sont, en moyenne, 40 % plus lourds, 15 % plus rapides et 25 à 50 % plus forts que les athlètes nés de sexe féminin

Un texte d’opinion publié dans le National Post, le 23 octobre 2020


CeCe Telfer se prépare pour le 400 mètres haies féminin lors des championnats d’athlétisme de Division II en mai dernier à Kingsville, Texas. CeCe Telfer a participé pendant trois ans à l’équipe masculine d’athlétisme de l’université Franklin Pierce avant d’effectuer une transition médicale au genre féminin et de rejoindre l’équipe féminine pour les saisons 2018-19 en salle et en plein air.

Le respect du premier principe du sport – le fair-play – unit les gens à travers le monde. L’enfer n’a pas de fureur comme les amateurs de sport qui sont témoins de tricheries systémiques. En parlant de cela : Cette odeur de brûlé ? C’est la gomme de la théorie du genre qui se heurte à la réalité biologique, alors que les conséquences de l’élargissement des politiques d’ « inclusion » des genres dans le sport a un effet visible sur nos terrains de jeu et nos podiums.

Depuis 2015, le Comité International Olympique autorise les hommes biologiques qui se sont identifiés comme femmes pendant un an à participer à des compétitions sportives féminines, à condition qu’ils réduisent leur taux de testostérone à 10 nmol/l (nanomoles par litre). Cela demeure beaucoup élevé que la fourchette de testostérone des femmes, qui oscille entre 0,54 à 2,4 nmol/l. En tout état de cause, la testostérone n’est qu’un facteur parmi d’autres de l’avantage sportif masculin – et certainement pas, comme je l’explique ci-dessous, le plus significatif.

Le 16 octobre, dans le cadre de la résolution d’une plainte pour violation des droits civils déposée par Concerned Women for America contre l’université Franklin Pierce dans le New Hampshire, le Bureau des droits civils du ministère américain de l’éducation a convenu que la politique d’inclusion et de sport des transgenres de cette université violait le titre IX de la loi américaine, qui interdit la discrimination fondée sur le sexe dans les programmes et activités éducatifs, y compris l’athlétisme. L’Université a accepté « d’annuler sa politique de participation et d’inclusion des transgenres et de cesser toutes les pratiques qui y sont liées ».

La testostérone n’est qu’un des facteurs de l’avantage masculin dans le sport professionnel

La plainte portait sur l’athlète trans CeCe Telfer. Telfer avait participé au 400m haies de l’équipe masculine en 2016 et 2017, se classant 390e dans la division 2 de la NCAA. En 2018, l’athlète a commencé à s’identifier comme femme. Alors éligible pour concourir contre les femmes selon les règles de la NCAA, Telfer a remporté le championnat national féminin en juin 2020. L’entraîneur de Telfer, Zach Emerson, a attribué cette extraordinaire amélioration à son attitude : « Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi fort mentalement qu’elle dans ma vie. »

L’attitude mentale est désormais l' »explication » obligée lorsque des athlètes génétiquement masculins passent d’un niveau de performance faible ou moyen dans le sport masculin à des succès étonnants dans la catégorie féminine. Une telle fiction insulte les athlètes féminines débordantes de force mentale que Telfer déclasse en compétition. L’attitude d’une athlète féminine, aussi magnifique soit-elle, est insuffisante pour surmonter les avantages masculins inhérents à une force, une capacité pulmonaire et une masse musculaire supérieures.

Kelly Morgan a déjà plié une adversaire « comme une chaise longue », selon le capitaine de son club

Certains professionnels du sport s’en tiennent à la ligne officielle « Circulez; il n’y a rien à voir ici », mais avec un clin d’œil pour indiquer le caractère performatif de leur commentaire. La joueuse de rugby britannique transsexuelle Kelly Morgan, qui mesure 1,80 m, a un jour plié une adversaire « comme une chaise longue », selon le capitaine de son club. Le fondateur de l’équipe a déclaré en plaisantant à un interviewer de la BBC : « Elle va être une très bonne joueuse pour les prochaines années, tant que nous pouvons l’empêcher de blesser des joueurs à l’entraînement. »

Mais les blessures infligées aux athlètes féminines par des compétiteurs génétiquement masculins ne sont pas affaire à rire. En février dernier, les autorités mondiales du rugby ont organisé des réunions pour étudier les préjudices auxquels les femmes dans les sports de contact sont exposées en vertu des nouvelles règles d’inclusion des transgenres. Il s’agissait de la première association sportive à réunir des spécialistes en biologie, sociologie et kinésiologie en vue d’actualiser les normes d’admissibilité. La consultation s’est avérée respectueuse et approfondie, les deux parties du débat sur l’inclusion étant représentées.

S’appuyant sur des données publiées par l’éminent institut suédois de recherche médicale universitaire Karolinska, ils ont conclu que même en suivant les directives du CIO en matière de réduction des hormones, les athlètes génétiquement masculins sont, en moyenne, 40 % plus lourds, 15 % plus rapides, 30 % plus puissants et 25 à 50 % plus forts que les athlètes féminins. Ces écarts sont énormes, si l’on considère les minuscules mesures de temps, de distance ou de poids qui distinguent l’or de l’argent et l’argent du bronze. (Ironiquement, le « seul » dopage confère aux athlètes un avantage de 9 à 12 pour cent).

Il n’est donc pas surprenant que les blessures des athlètes féminines augmentent de 30 pour cent lorsque des concurrents génétiquement masculins entrent dans le sport. Le 9 octobre, le Conseil mondial de rugby a publié une nouvelle résolution sur la participation des transgenres : « Les transfemmes ne peuvent pas jouer au rugby féminin. » Cette déclaration marque la première fois qu’une fédération sportive s’est dissociée du CIO sur cette question.

En fait, même dans les sports sans contact, les athlètes féminines qui se mesurent à des athlètes génétiquement masculins ne se sentent pas en sécurité. En février dernier, trois lycéennes du Connecticut ont intenté une action en justice au titre IX de la loi fédérale parce que, sur trois saisons de compétition de 2017 à 2019, deux athlètes génétiquement masculins ont remporté l’or et l’argent dans 15 championnats d’État féminins. On estime qu’un minimum de 85 athlètes féminines ont ainsi perdu des opportunités d’avancement. Les déclarations des témoins féminins sont parsemées de mots tels que « stress », « anxiété », « dépression » et autres.

Le scandale du dopage aux Jeux olympiques de Séoul en 1988, qui a fini par priver le coureur canadien Ben Johnson de sa médaille d’or au sprint de 100 m, a entraîné la création du Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) en 2003. Sa mission était de veiller à ce que la tricherie systémique dans le sport ne soit plus jamais tolérée. Cet organisme servait donc d’assurance au respect du « fair-play ».

Hélas, les retombées négatives de la nouvelle décision du CCES, amplifiée dans ses lignes directrices de 2019, de sacrifier le principe du fair-play pour les athlètes féminines sur l’autel de l' »expression du genre » constituent un récit sordide de trahison de la mission du Centre.

Mais c’est une chronique en soi à rédiger un autre jour.

Barbara Kay

Traduit par TRADFEM

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