L’impact corrosif de l’idéologie transgenriste – Joanna Williams

Si quelques transactivistes inondent les médias sociaux et autres de leurs prétentions et de leurs attaques, d’autres éthicien-ne-s, comme JOANNA WILLIAMS, du groupe CIVITAS, produisent des documents comme celui-ci, dont voici le SOMMAIRE et les RECOMMANDATIONS.


Résumé

En moins de deux décennies, le mot « transgenre » est passé d’un terme représentant des individus et peu utilisé en dehors de des communautés de spécialistes, pour signifier une puissante idéologie à l’origine de changements sociaux importants. Au niveau de l’individu, ce changement s’est produit grâce à la séparation du genre et du sexe, avant de ramener la dimension biologique par le biais d’un sens cérébral de l' »identité de genre ». Ce retour à la biologie autorise la formation d’un groupe identitaire distinct, un groupe qui peut prétendre être persécuté, et qui dépend d’une validation et d’une confirmation continue de la part d’un public externe. Toute discussion critique constitue une menace pour cette validation publique et elle est souvent effectivement combattue.

Cependant, ce n’est que la moitié de l’histoire. Le nombre total de personnes transgenres demeure minuscule. Le fait que le transgenrisme est passé du statut de phénomène de niche à celui de réalité étendue au grand public nous en apprend plus sur la société que sur les personnes transgenres.

Des personnes en position de pouvoir dans les domaines des médias, de l’enseignement, de la police, du travail social, de la médecine, du droit, et des administrations locales et nationales ont été préparées à se regrouper derrière les revendications d’une minuscule communauté transsexuelle. Résultat: des institutions qui faisaient auparavant autorité manquent aujourd’hui de confiance dans leur propre capacité de leadership et se tournent vers la communauté transgenre comme un groupe victimisé capable d’agir comme source d’autorité morale. Toutefois, cela a pour effet d’éroder les droits basés sur le sexe et porte atteinte à la protection des enfants.

L’extension des droits des transsexuels est allée de pair avec une expansion de la réglementation de la parole et des comportements par l’État et les institutions (tant publiques que privées).

Cela met en évidence une différence significative entre les transactivistes et le mouvement des droits des homosexuels d’une époque antérieure. Alors que le mouvement des droits des homosexuels concernait la revendication à l’État d’une plus grande liberté pour les personnes de déterminer leur vie sexuelle sans contrainte légale, le mouvement transgenriste exige le contraire : il réclame une reconnaissance et une protection de l’État sous la forme d’interventions visant à réguler le comportement des personnes qui n’appartiennent pas au groupe identitaire en cause. Alors que dans le passé, être radical dénotait l’exigence d’une plus grande liberté auprès de l’État et des institutions autoritaires, aujourd’hui être radical c’est exiger des restrictions sur la liberté d’expression au nom de la prévention d’un sentiment d’insulte allégué.

Recommandations:

  1. Le gouvernement britannique et le Parlement écossais devraient annoncer un moratoire sur toute réforme de la Loi sur la reconnaissance du genre pendant au moins la durée de la présente session du Parlement.
  2. Le gouvernement devrait clarifier la distinction entre les protections fondées sur le sexe et celles fondées sur le genre telles que définies dans la Loi britannique sur l’égalité 2010. L’on devrait réitérer l’autorisation par la loi d’une discrimination permettant de préserver les services réservés aux femmes.
  3. La prescription d’agents bloqueurs de puberté et d’hormones transsexuelles à toute personne de moins de 18 ans devrait être immédiatement interdite.
  4. Aucun enfant ne devrait être autorisé à vivre une « transition sociale » à l’école (c’est-à-dire changer de nom, de pronoms, d’uniforme ou utiliser les vestiaires et les toilettes destinés aux membres du sexe opposé) sans l’autorisation de ses parents.
  5. Les écoles devraient être encouragées à séparer les enseignements sur les relations lesbiennes, gays et bisexuelles de l’enseignement sur le transgenrisme dans le programme portant sur les relations et l’éducation sexuelle. L’enseignement sur le transgenrisme ne devrait pas contredire le contenu du programme d’études sur la science et la biologie.

Traduction: TRADFEM

Version originale : http://civitas.org.uk/content/files/2454-A-The-Corrosive-Impact-of-TI-ppi-110-WEB.pdf?

3 réflexions sur “L’impact corrosif de l’idéologie transgenriste – Joanna Williams

  1. Ça me gêne vraiment que TRADFEM, qui est par ailleurs un site où je trouve beaucoup d’arguments anti-prostitution, anti-pornographie, anti-GPA, bref des points fondamentaux pour le féminisme actuellement, s’abouche avec des gens qui se réclament d’une catholicité oppresseresse des femmes.
    Comment puis-je conseiller la lecture de ce site à mes rencontres, mes collègues, alors qu’il promeut Civitas ? Même si les arguments sont bons, cette référence rend impossible de lui faire de la pub dans les milieux de gauche, qui pourtant besoin d’une pensée féministe radicale, surtout concernant les dangers de l’idéologie transgenre.

    En tant que féministe gauchiste, et opposée à l’effacement des femmes par les hommes, fussent-ils oppressés par leurs pairs, je trouve que citer Civitas est contre-productif, car c’est un véritable repoussoir, en toute logique : depuis quand les catholiques intégristes sont des allié.es du féminisme ?
    Les partis de gauche opposés à l’UE citent-ils les partis d’extrême droite opposés, eux aussi, à l’UE? Non. Ça jetterait le doute sur leur sincérité.
    Comment expliquer posément à nos sœurs féministes ou sympathisantes que l’idéologie transgenre est nocive pour nos droits, pour notre dignité, si on rameute Civitas dans le même temps ?
    « n’écoutez pas les hommes opprimés qui veulent opprimer les femmes, écoutez plutôt les hommes dominants qui veulent opprimer les femmes » ?
    C’est vraiment dommage car votre site est une mine d’information, d’arguments, mais avec ce genre de référence il est inutilisable en tant que site de référence pour les féministes de gauche.

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    • Les antennes de « CIVITAS » ont des positions très variées. Celles reflétées dans cet article nous ont semblé très judicieuses et alignées sur les expertises féministes radicales dans ce domaine. Nous vous invitons à juger sur pièces plutôt qu’à jeter quelque anathème.

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