Six croyances irrationnelles et leurs conséquences dévastatrices

Par Janice Williams, le 12 juin 2020, sur Uncommongroundmedia.com

Alice

 

Alice traversant le miroir, sculpture placée dans un parc à proximité du domicile de Lewis Carroll, sur les terrains du Guilford Castle, au Royaume-Uni.

 

Historiquement, les croyances irrationnesles ont été la source d’immenses souffrances. Janice Williams en présente six exemples, dont le transgenrisme n’est que la plus récente.

*Alice éclata de rire : « Inutile d’essayer, dit-elle, on ne peut croire à des choses impossibles. » « Je dois dire que vous manquez singulièrement d’expérience », répondit la Reine. « Quand j’étais plus jeune, je le faisais une demi-heure par jour. J’arrivais même parfois à croire à six choses impossibles avant le déjeuner. »

(Extrait des Aventures d’Alice au pays des merveilles)

On nous demande actuellement de croire que des hommes peuvent littéralement se transformer en femmes. Il n’existe aucune preuve scientifique à cet effet – et pourtant on nous demande d’accorder à ces hommes la courtoisie du titre de femme. D’aucuns ne peuvent y voir aucun mal, y voyant une façon d’aider un minuscule groupe de personnes souffrantes.

Mais la collusion avec l’idéologie transgenriste entraîne plusieurs dommages pour les femmes : cela efface les lesbiennes qui veulent s’en tenir à des relations de même sexe, occulte la violence  masculine faite aux femmes, (puisque l’homme violent peut maintenant prétendre être une femme), et impose des hommes dans le monde du sport féminin où des hommes de calibre médiocre peuvent facilement défaire les meilleures femmes athlètes. Cela prive également les femmes de leurs propres espaces de vie privée et de protection des hommes. Le transgenrisme a aussi été envahi par des agresseurs sexuels qui y voient un stratagème pour adoucir leur peine dans un pénitencier féminin, et des pédophiles l’utilisent également comme porte d’accès à des enfants au moyen de lectures de textes tendancieux dans des bibliothèques publiques (Drag Queen Story Time).

La croyance en l’impossible possède une longue histoire et prend souvent l’allure de causes méritoires. Des convictions impossibles ont souvent servi indirectement à renforcer les préjugés et les privilèges des gens, habituellement au détriment des personnes les plus vulnérables. Anciennement, les gens accordaient foi à des croyances étranges par manque d’outils d’investigation et parce que leur religion ou leurs seigneurs leur imposaient ces convictions – même s’il y avait toujours des sceptiques.

Voici six exemples de telles croyances.

1 : La choréomanie – « Elle ne peut s’empêcher de danser »

Au 16ième siècle, les universités européennes produisaient déjà des érudits depuis des siècles lorsque, durant des époques difficiles de famine et de contestation des religions établies, des gens de plusieurs villages allemands se sont mis à danser, danser, danser jusqu’à tomber d’épuisement. Avec la généralisation de cette tendance, les gens enraient apparemment en transe et dansaient jour et nuit durant des semaines, allant parfois jusqu’à en mourir. Autrefois, les autorités de Strasbourg auraient consulté des gens d’église (qui blâmaient l’immoralité, un sort qu’aurait jeté quelqu’une, ou Saint-Guy, patron de la danse). Mais ils consultèrent des médecins qui, démunis, consultèrent des astrologues, qui recommandèrent… la danse, en vertu du principe que si l’on abuse vraiment beaucoup de quelque chose, on cesse éventuellement de l’aimer. Des salles de danse furent créées, où l’on trouvait à manger et à boire, et même des musiciens et des partenaires de danse, et bien sûr des foules de gens désespérément appauvris se joignirent au mouvement pour en tirer ce qu’ils pouvaient.

Les choses empirèrent au lieu d’améliorer. L’indulgence du problème n’était pas plus efficace que le fait de laisser s’étioler une anorexique. Finalement l’État dut bannir la danse durant deux mois, amener les irréductibles `un pèlerinage au sanctuaire Saint-Guy en donnant à chacun-e une paire de souliers rouges. Cette méthode fonctionna : la danse prit fin et ne recommença pas.

Comme l’écrit John Waller, auteur d’une étude sur ce phénomène : « Les afflictions qui dépendent du pouvoir de la suggestion ne peuvent survivre en l’absence des croyances qui  les sous-tendent. » La réaction qui a réussi en était une qui fonctionnait au niveau d’où provenait l’impulsion, à un niveau psychologique dans le système de croyance religieuse de la plupart des gens à cette époque.

Il se peut que la conviction étrange que des gens peuvent changer de sexe puisse également s’étioler lorsque nos aurons abandonné des stéréotypes sexuels étroits, réalisé que cette croyance n’a aucune base scientifique et prenions la mesure des dommages réels infligés aux femmes et aux jeunes filles.

Aujourd’hui, nous appellerions la choréomanie une maladie sociogénique découlant de la détresse et de l’anxiété et propagée par contagion sociale. Il en existe beaucoup d’autres exemples.

2 : La Maléficophobie – « Une sorcière m’a jeté un sort! »

Il s’agit de la « peur des sorcières » – un de ces concepts qui semble plus réels en latin… À partir de 1645, encore là dans des conditions de peste, de famine, de tempêtes et d’affrontements, une chasse aux sorcières se déclencha en Europe et des inquisiteurs opportunistes parcoururent les pays en torturant des femmes pour leur faire avouer qu’elles avaient ensorcelé leurs voisins. Le roi d’Angleterre lui-même publia un livre à ce sujet. Craignant d’être eux-mêmes accusés, des voisins se dénonçaient réciproquement, avec  des confessions d’avoir  parcouru les airs et d’avoir eu des relations sexuelles avec le diable déposées en preuve contre des victimes qui étaient souvent brûlées vives. Des femmes étaient dénoncées par des hommes qu’elles avaient rejetés, par leurs héritiers ou par des gens avec qui elles s’étaient querellées. Tout cet épisode européen (qui traversa même l’Atlantique) ciblait les femmes en raison de leur sexe.

Malheureusement, la chasse aux sorcières a encore cours dans certains pays. C’était (et c’est toujours) la misogynie drapée dans les plis de la Vertu. En cela, elle présente beaucoup de points communs avec l’idéologie transgenriste, où des hommes qui prétendent être des femmes choisissent certains aspects des femmes illustrés dans la pornographie (et actualisés dans la prostitution) et cherchent à s’identifier dans la classe opprimée dont ils peuvent toujours, en tant qu’hommes, s’échapper commodément dès qu’ils le veulent. C’est particulièrement vrai des 90% d’entre eux qui conservent leurs organes génitaux masculins et des 100% d’entre eux qui conservent leurs modèles de comportements masculins privilégiés.

3 : Le Koro – « Au secours! Mes organes génitaux disparaissent dans mon corps! »

Le Koro ou Syndrome de rétraction des organes génitaux est une pathologie illusoire se propageant par contagion sociale, souvent épidémique, et que l’on a observé dans l’Antiquité et à l’ère moderne, sur plusieurs continents. Les symptômes, habituellement observés chez les hommes, sont de l’anxiété que les organes génitaux se rétractent à l’intérieur du corps et qu’ils vont disparaître complètement, entraînant rapidement la mort. Nous qualifions ce trouble de désordre anxieux, souvent déclenché par la culpabilité ou la honte, par exemple à la suite d’une relation extra-maritale ou d’un manque de confiance en soi.

Il est vrai que les organes masculins se rétractent légèrement en cas d’anxiété. Les hommes souffrant du Koro croient que ce processus se poursuit et s’aggrave. C’est une illusion propagée par contagion sociale, dont on blâme souvent les femmes ou la culpabilité d’avoir mal traité une femme. Elle est ainsi liée à la misogynie des autres convictions fausses décrites ici.

4 : Hystérie – « Sa matrice errante la rend folle! »

Les Égyptiens et les Grecs de l’Antiquité avaient la conviction que la matrice d’une femme (hyster en grec) pouvait voyager à l’intérieur de son corps et la rendre folle. Ces femmes pouvaient aussi être qualifiées de sorcières. C’était peut-être une excuse pour discréditer ce que les femmes disaient, ou nomme nous dirions aujourd’hui, une mecsplication. L’hystérie, ou maladie de la matrice, en est venue à désigner la folie, un changement soudain de caractère ou un excès émotif ingouvernable et constituait un diagnostic commun pour les femmes jusqu’au siècle dernier. Les femmes qui en souffraient pouvaient subir une hystérectomie, une lobotomie ou être enfermées à l’asile. Il est clair que de tels comportements de détresse féminine pouvaient résulter de leur oppression ou de violences, mais ce diagnostic demeurait utilisé au milieu du XXe siècle.

Le diagnostic d’hystérie était manifestement une tactique pour passer sous silence la détresse véritable des femmes. Il a permis aux hommes de continuer à violenter, opprimer et exploiter des femmes pour leur bénéfice sans que celles-ci puissent protester par crainte d’être incarcérées. De façon similaire, le transgenrisme, en promouvant l’idée que des hommes peuvent être des femmes, escamote une violence faite aux femmes par des hommes et lui permet de continuer sans encombre.

  1. La lobotomie – « Elle est folle, tailladons-lui le cerveau. »

En 1949, le neurologue portugais Antonio Egaz Moniz partagea un prix Nobel pour la découverte de la lobotomie, une méthode de tailler le cerveau qui était censée contribuer à la résolution de problèmes mentaux, principalement chez les femmes et qui était aussi utilisée sur les personnes homosexuelles comme thérapie de conversion. Les patient-e-s étaient souvent laissé-e-s dans un état de confusion mentale, ou totalement handicapées et devaient être institutionnalisé-e-s. Le nombre de ces interventions a graduellement baissé mais pas avant que plusieurs milliers de patient-e-s aient ainsi été « traité-e-s » partout dans le monde, aussi tard qu’en 2010.

La lobotomie était une procédure apparemment bien intentionnée qui a acquis le soutien de la science malgré l’absence de recherches dignes de ce nom. Des pseudo-thérapies très lucratives, conçues à l’origine pour les riches esquivaient souvent cette étape cruciale et sont venues à la population ordinaire à cause u préjugé (factice) que les riches savent toujours ce qui est bon pour eux, ou que l’argent dépensé est garant de la qualité des thérapies. Ces situations se terminent habituellement dans la détresse, après  de lourds dommages.

  1. Le transgenrisme – « Si je suis insatisfait-e de mon corps, je peux changer de sexe! »

Il n’est pas vraiment possible de changer de sexe. On peut obtenir des interventions chirurgicales sur certaines parties extérieures du corps et prendre des hormones pour obtenir des modifications physiques, mais l’on ne peut jamais changer ses hormones : celles-ci vous identifieront toujours comme mâle ou femelle, tel-le que vous êtes né-e. Vous ne pouvez pas non plus défaire la socialisation que vous avez connue en grandissant comme fille ou garçon.

Prétendre croire que les gens peuvent changer de sexe est attrayant; cela semble progressiste et crée des bénéfices énormes pour les professionnels des mondes pharmaceutiques, chirurgicaux et psychologiques, ainsi que pour les fabricants qui fournissent des bandes de compression et des vêtements ‘féminins’ de grande taille ou masculins de petite taille aux personnes qui « transitionnent ».

Ce programme apparemment positif fait écho aux avantages énumérés ci-dessus, – en apparence, on libère des gens malheureux du sexe avec lequel ils ont nés et on les rend plus heureux. Cependant, bien que plusieurs études de transitionneurs aient été amorcées, on n’a pas complété une seule étude de qualité qui démontre que la transition de sexe rend généralement les gens plus heureux à long terme. Comme la lobotomie, ces interventions ont d’abord été vendues à des riches qui pouvaient se les payer, puis ont cascadé vers des gens ordinaires sans recherche adéquate.

Beaucoup de gens changent aujourd’hui d’idée à propos de ces transitions, apprenant à la dure les effets délétères des médicaments et des interventions chirurgicales après le premier pic d’euphorie, lorsque le corps se transforme et déçoit les patient-e-s. En témoignent les vastes quantités de personnes qui approchent le nouvel organisme, le Detransitioners Advocacy Network.

Par ailleurs, les femmes en subissent une foule de répercussions, repoussant de plusieurs décennies le travail épuisant d’obtention de droits égaux. Par exemple, si vous acceptez le mantra que « les transfemmes sont des femmes », vous classerez comme crimes féminins les crimes commis par des hommes qui se disent femmes. Actuellement, il n’y a presque aucuns crimes sexuels violents commis par des femmes, mais après quelques années de classification comme féminins des crimes commis par des transfemmes, les statistiques donneront l’impression que les femmes sont tout aussi violentes que les hommes et la réalité de la violence  masculine à l’égard des femmes cessera d’être démontrable.

À l’heure actuelle, les vestiaires et toilettes réservées aux femmes, les centres de crise en cas de viol, les écoles, bourses, prisons et emplois dédiés aux femmes (par exemple les postes de représentante des femmes) sont tous accessibles aux hommes qui se qualifient de femmes, ce qui a pour effet de subvertir ou de faire disparaître les problèmes très réels que ces mesures étaient censées solutionner.

Croire en l’impossible peut sembler un acte de foi positif envers un meilleur monde, un geste de libération de gens malheureux et un mouvement charitable et généreux, mais comme toutes les convictions impossibles que nous venons d’étudier, il est important de fouiller plus avant. Il y a suffisamment de misogynie dans le monde, Nous n’en avons pas besoin d’en rajouter.

Danser ne nous rend pas plus heureuses à long terme. Suivre le mouvement ne fait qu’empirer les choses.

Les chasses aux sorcières était fondées sur un fantasme et ont sacrifié des millions de femmes.

Le Koro est basé sur des émotions de crainte, de culpabilité et de honte.

L’hystérie est une maladie créée de toutes pièces qui a aidé les hommes à censurer les femmes durant des siècles.

La lobotomie n’a jamais fait l’objet d’études dignes de ce nom et a blessé des milliers de personnes, surtout des femmes.

Le transgenrisme n’a jamais fait l’objet de recherches sérieuses et enrichit une foule d’entreprises. Les personnes qui cèdent à cette idéologie sont victimes d’une arnaque et risquent fort de le regretter plus tard.

Nous croyons que dans 50 ans, le transgenrisme sera aussi dépassé que la lobotomie ou la sorcellerie. Nous nous OBJECTONS au transgenrisme parce que c’est un mensonge, tout comme les autres phénomènes étudiés ci-haut.

Alors que nous perdons notre temps à être manipulé-e-s par ces idées apparemment merveilleuses et éventuellement stériles, les vrais problèmes sociaux demeurent négligés. Personnellement, résoudre le sexisme et le racisme seraient au sommet de ma liste de priorités.

PHOTO JANICE WILLIAMS

Janice Williams est présidente de l’organisme OBJECT! 

Traduit par TRADFEM. Tous droits réservés à uncommongroundmedia.com

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