Donner des bloqueurs de puberté à des enfants dits « trans » équivaut à un saut dans l’inconnu.

Au Royaume-Uni, un contrôle judiciaire de référence examinera les allégations selon lesquelles certains jeunes gens confus sont actuellement soumis à une gigantesque expérience médicale, écrit une journaliste d’enquête du TIMES de Londres, JANICE TURNER.

Vendredi 21 février 2020, The Times.

par Janice Turner

 

Un-e enfant de 11 ans est probablement encore à des années de son premier baiser. Pourtant, le médicament qu’il ou elle s’apprête à prendre le mènera presque certainement à un itinéraire médical débouchant sur la stérilité. Comme ses gamètes ne pourront jamais arriver à maturité, les médecins ne pourront même pas prélever ses spermatozoïdes ou ses ovules. Un-e enfant de 11 ans peut-il comprendre la gravité d’exclure toute possibilité d’avoir un jour des enfants ?

 

De plus, est-ce que cet enfant, pour qui le rapport sexuel est une activité inimaginable, probablement un truc assez répugnant d’adultes, peut consentir à un traitement qui abaissera sa libido future au point de risquer de le priver à jamais d’orgasme? (Imaginez essayer d’expliquer à un enfant de 11 ans le concept, et a fortiori le désir d’avoir un orgasme)

 

Ce sont les questions éthiques qui font des bloqueurs de puberté le plus controversé des traitements médicamenteux. D’un côté, il y a les cliniciens soi-disant « positivistes » et les transactivistes qui croient que bloquer le début de la puberté de naissance est le seul moyen de soulager la détresse de la « dysphorie de genre », soit le sentiment d’être « né-e dans le mauvais corps ». En contrepartie, une cohorte croissante de psychothérapeutes, de médecins et d’endocrinologues s’inquiètent de voir les bloqueurs de puberté administrés trop à la légère et que, puisqu’ils sont prescrits « hors indication », sans études sur leurs effets à long terme pour les patient-e-s, cela revienne à mener une expérience médicale sur des enfants.

 

Au cours des derniers mois, ces inquiétudes croissantes ont débordé dans la sphère publique. Une requête de contrôle judiciaire inusité a été déposée en Cour a) par Susan Evans, une ex-infirmière psychiatrique du GIDS (Gender Identity Development Services – Services de développement de l’identité sexuelle) de la clinique Tavistock, b) par une femme connue sous le nom de Mme A qui est mère d’une jeune fille autiste de 16 ans qui a été orientée au GIDS, et c) par Keira Bell, une femme de 23 ans à qui le GIDS a permis de transitionner très jeune vers le sexe masculin et qui le regrette aujourd’hui.

 

Les plaignantes font valoir que la prescription de bloqueurs d’hormones aux moins de 18 ans est illégale, car incapables d’en comprendre les conséquences à long terme, les enfants ne peuvent pas consentir à en prendre. Elles allèguent que la clinique Tavistock « induit matériellement en erreur » les enfants patients et leurs parents, en omettant de préciser que « près de 100 % des enfants qui entament la prise de bloqueurs hormonaux finissent par prendre des hormones de l’autre sexe, aux effets irréversibles ».

 

Dans le même temps, à la lumière d’une augmentation de 3 000 % du nombre de personnes orientées vers le GIDS depuis une décennie, le gouvernement britannique a annoncé une étude indépendante très attendue, présidée par la Dre Hilary Cass, ex-présidente du Royal College of Paediatrics and Child Health, afin d’évaluer les services offerts aux enfants en matière de genre et de rédiger « des recommandations fondées sur des données probantes quant à l’utilisation future de ces médicaments ».

 

Que sont donc ces bloqueurs de puberté et comment en sont-ils venus à être utilisés sur des enfants partout dans le monde ? Ce groupe de médicaments, les agonistes de la GnRH, libèrent une forme de l’hormone humaine gonadotrophine pour empêcher les testicules et les ovaires de produire les hormones sexuelles. La triptoréline, la plus utilisée de ces substances, est homologuée pour traiter le cancer avancé de la prostate chez les hommes et l’endométriose chez les femmes, pour « castrer chimiquement » les délinquants sexuels masculins et, chez les enfants, pour mettre un terme aux rares cas de puberté précoce, mais elle ne l’est PAS pour traiter la dysphorie de genre des enfants.

 

Pourtant, en 1994, une jeune fille de 16 ans a déclaré à la Clinique du genre d’Amsterdam qu’elle voulait être un garçon. Exceptionnellement, elle avait persuadé, trois ans plus tôt, un endocrinologue d’interrompre sa puberté. Inspirés par ce cas, des cliniciens ont commencé à administrer des bloqueurs hormonaux avant l’apparition de caractéristiques sexuelles secondaires, puis sont passés de là à la prescription d’hormones de l’autre sexe. Ce « protocole néerlandais » fut considéré comme une avancée remarquable pour les personnes transgenres dont le désir le plus intense est de « passer » pour quelqu’un du sexe opposé. Les bloqueurs de la puberté pouvaient mettre fin à l’agonie des chirurgies esthétiques multiples. Si vous ne développiez pas de barbe, vous n’auriez jamais besoin d’une douloureuse électrolyse pour l’enlever. Si vous ne développiez pas de seins, vous n’auriez pas besoin d’une double mastectomie. Par ailleurs, pour les enfants dysphoriques de genre, la puberté est un moment redoutable où votre corps détesté donne catégoriquement l’impression d’être du « mauvais » sexe.

 

La triptoréline est présentée par les cliniques du genre comme un « bouton de pause » qui ne bloque pas nécessairement la puberté pour toujours, mais peut offrir un « répit » pendant que des jeunes décident de franchir ou non l’étape de la transition sexuelle. Sinon, il leur suffit d’arrêter de prendre les bloqueurs et la puberté naturelle s’enclenchera. Quel parent, face à un enfant en grande détresse, hésiterait à appuyer sur un tel bouton ?

 

Le problème est qu’en fait la presque-totalité de celles et ceux qui prennent des bloqueurs de puberté poursuivent l’itinéraire jusqu’au-delà de la transition. Dans un état d’évolution suspendue qui en fait des créatures à la Peter Pan, ces jeunes demeurent en rade, à voir leurs camarades de classe devenir adultes. Bon nombre d’entre elleux ont déjà effectué une « transition sociale », en adoptant des noms et des vêtements du sexe opposé au leur. Tout retour en arrière est si intimidant qu’inévitablement, on les voit poursuivre l’itinéraire vers la prise d’hormones de l’autre sexe.

photo susie Green

Susie Green, DG de Mermaids, et son enfant Jackie, qui a subi une opération de changement de sexe à l’âge de 16 ans.
(Photo KEN MCKAY/REX FEATURES)

 

Mais ces jeunes auraient-ils de toute façon opté pour la transition sexuelle ? Il est fort probable que non. Une statistique, incontestée par le GIDS et par les cliniques du genre nord-américaines, révèle qu’en l’absence d’une intervention d’ordre médical, environ 85 % des enfants dysphoriques de genre se réconcilient avec leur sexe biologique après la puberté. Comme l’indique le GIDS : « La persistance [à s’identifier comme trans] était fortement corrélée avec le début des interventions physiques, telles que le bloqueur hypothalamique. » De plus, la grande majorité de ces enfants non conformes reçus dans les cliniques — des filles qui préfèrent les cheveux courts et le skateboard, des garçons qui aiment les poupées Barbie — deviendront en grandissant des lesbiennes ou des gays. Dans le maelström de l’adolescence, se peut-il que ces jeunes confondent une attirance pour le même sexe avec l’idée d’être transgenre ?

 

Les spécialistes en médecine clinique pensent que la cascade naturelle d’hormones sexuelles déclenchées à la puberté peut résoudre la haine de jeunes pour leur corps. Mais si la puberté est empêchée, cela ne peut se produire. De plus, l’affirmation selon laquelle les bloqueurs sont totalement réversibles, que la puberté naturelle démarrera simplement quand on cessera de les prendre, même des années plus tard, n’est pas vérifiée — en effet, presque personne ne vit cela.

 

Le « protocole néerlandais » a été rapidement adopté par les cliniques du genre partout dans le monde, mais des médecins britanniques, qui ont respecté une approche dite d’« attente vigilante », sont restés prudent-e-s au début, refusant de prescrire des bloqueurs aux moins de 15 ans. Mais ces produits ont rapidement fait l’objet d’une revendication autant politique que médicale : des transactivistes ont soutenu que les refuser aux enfants équivalait à de la « transphobie ».

 

Certains parents britanniques ont commencé à emmener leurs enfants en Amérique du Nord, où est monnaie courante l’accès à ces produits et même aux interventions chirurgicales pédiatriques — y compris des mastectomies pour des filles de 14 ans. En 2007, on a notamment vu Susie Green, une gestionnaire informatique de Leeds, emmener son fils Jack de 12 ans dans une clinique de Boston pour qu’on lui prescrive des hormones, puis à 16 ans en Thaïlande pour une chirurgie génitale, alors illégale en Grande-Bretagne et qui l’est maintenant devenue en Thaïlande. Plus tard, madame Green est devenue directrice générale de Mermaids (« Sirènes »), une organisation caritative dédiée aux enfants transgenres. Sous sa direction, Mermaids a plaidé avec acharnement en faveur d’un accès aux bloqueurs de puberté, aux hormones et aux interventions chirurgicales. Le site web de Mermaids a recommandé les services de la Dre Helen Webberley, une clinicienne en pratique privée qu’avait suspendue le General Medical Council (Ordre des médecins britanniques) pour avoir opéré sans permis une clinique du genre et avoir prescrit de la triptoréline par internet.

 

En 2010, cédant à la pression des transactivistes, le GIDS a réduit de 15 à 10 ans le seuil d’âge autorisé pour la prise de médicaments, et ce même si les effets secondaires connus de ces produits comprennent une diminution de la densité et de la taille des os, ainsi que des épisodes de dépression. Le GIDS admet n’avoir aucune idée des effets du blocage de la puberté sur le cerveau des jeunes, en développement rapide à cet âge. La question de la fonction sexuelle à l’âge adulte est évitée au nom du bon goût, mais des exemples concrets commencent à témoigner de ses lacunes. Jazz Jennings, 19 ans, une vedette étasunienne des télé-réalités trans, qui n’a jamais connu la puberté naturelle et dont l’apparence ne se distingue en rien de celle d’une fille de naissance, a admis n’avoir presque pas de libido et a demandé à ses parents si un orgasme ressemblait à un éternuement. Susie Green a révélé que son transfille Jackie s’était retrouvé avec un pénis d’enfant, de sorte que les chirurgiens thaïlandais qui ont inversé son sexe pour en faire un vagin ont eu très peu de chair à façonner.

 

Sachant que la triptoréline est utilisée hors indications, toutes les cliniques du genre ne devraient-elles pas mener des recherches exhaustives à long terme, avec un suivi de chaque patient-e pour s’assurer du fonctionnement de leur régime médicamenteux radical ? En 2011, le GIDS s’est lancé dans une étude portant sur 44 de leurs jeunes patient-e-s ; le Dr Michael Biggs, professeur agrégé au département de sociologie d’Oxford, a analysé les résultats de cette enquête, que le GIDS n’a publiés qu’au compte-gouttes. Il a notamment constaté que les enfants — bien que plus heureux et confiants au bout de six mois — ont constaté après un an « des problèmes internalisés et une insatisfaction corporelle, en particulier chez les enfats nées filles ». Le résultat le plus alarmant constaté était l’augmentation marquée du nombre de patient-e-s qui validaient la déclaration suivante : « J’essaie délibérément de me blesser ou de me tuer ». Étant donné que les parents se font constamment répéter (de facon tout à fait erronée) que leurs enfants se suicideront s’ils et elles ne prennent pas de bloqueurs, cette tendance nécessite certainement un examen plus approfondi.

 

Le Dr Biggs s’inquiète de la méthodologie du GIDS, de la perte de contact de la clinique avec les patient-e-s de ses expériences et, surtout, de sa réticence à publier un rapport concluant. Pourquoi cela ? Ces clinicien-ne-ss risqueraient-ils de devoir admettre le fait d’avoir, sans raison valable, stérilisé des enfants, les consignant à devenir des patients à vie, sujets d’opérations inutiles pour retirer des parties saines de leur corps ?

 

Entre-temps, le problème a augmenté de manière exponentielle : en 2009, 77 enfants seulement ont été orientés vers le GIDS britannique, mais une décennie plus tard, ce chiffre atteignait 2 590. Alors que les garçons y étaient autrefois majoritaires, les trois quarts des enfants orientés vers cette filière sont aujourd’hui des filles.

 

Dans n’importe quel autre secteur de la santé, les chercheurs s’empresseraient d’enquêter sur une telle tendance. Pourtant, le GIDS ne s’y intéresse toujours pas. L’année dernière, la Dre Elizabeth van Horn, psychiatre consultante principale de l’organisme, a déclaré à l’émission Newsnight : « Nous ne savons pas pourquoi les chiffres ont augmenté de façon si spectaculaire récemment. Ou pourquoi les filles sont plus nombreuses ».

 

Cela n’est peut-être pas surprenant puisque quiconque s’interroge sur ce phénomène se voit pris-e à parti par un lobby militant. La Dre Lisa Littman, de l’université étasunienne Brown, a exploré ce que l’on appelle maintenant la « dysphorie de genre à apparition rapide » (rapid-onset gender dysphoria). On l’observe chez des groupes d’adolescentes, souvent amies, souvent attirées par des jeunes de leur sexe, qui, après une longue exposition aux forums en ligne de « transitionneurs », se déclarent brusquement trans au début de la puberté. Son article a été dénoncé comme étant intolérant et retiré du site web de son université.

 

Pourtant, son point de vue est partagé par plusieurs clinicien-ne-s du GIDS, dont 35 ont démissionné au cours des trois dernières années, pour la plupart alarmés par la ruée vers la médicalisation et par la façon dont Mermaids, des influenceurs trans du réseau Instagram et l’émission « I Am Leo » du réseau de télé CBBC présentent la transition sexuelle comme étant sans complications.

 

Ces clinicien-ne-s rencontrent des jeunes filles qui présentent une panoplie d’autres problèmes — anxiété, dépression, automutilation, autisme non diagnostiqué, victimisation par des brimades homophobes et des agressions sexuelles — et pour lesquelles la transition vers un corps masculin était présentée en ligne comme une panacée. Ces médecins constatent souvent qu’un dégoût normal à la « garçonne » pour leur nouvelle poitrine, qui suscite un intérêt sexuel soudain et non désiré de la part des hommes, est interprété comme une certitude d’être « nées dans le mauvais corps ». Pourtant, au lieu d’examiner ces problèmes sous-jacents, on enjoint aux clinicien-ne-s de « positiver » l’« identité trans » d’une jeune personne et de lui prescrire les bloqueurs de puberté que les transactivistes présentent avec insistance comme un droit personnel fondamental.

 

photo Susan Evans

Susan Evans

Dans sa requête d’un contrôle judiciaire, l’ex-infirmière psychiatrique Susan Evans dit avoir vu la triptoréline prescrite après seulement trois ou quatre séances. Un ancien psychothérapeute du GIDS m’a confié que l’obtention d’une ordonnance de bloqueurs de la puberté est considérée comme une fin en soi, un signe que l’enfant a réellement amorcé son itinéraire transsexuel. Même si une jeune personne a déjà atteint la puberté — de sorte que les effets secondaires pour les filles s’apparentent à une ménopause soudaine —, elle doit prendre de la triptoréline pendant environ un an avant d’avoir accès aux hormones de l’autre sexe. Bien que cette période soit présentée comme favorisant une pause de réflexion, les jeunes y reçoivent en fait un suivi thérapeutique réduit, et non plus attentif. On leur dit essentiellement : « Allez-vous-en, et revenez dans trois mois. »

 

Le problème pour le personnel clinique est qu’il n’existe pas d’outil diagnostique capable de prédire qui va, en fin de compte, « se désister » de la transition ou y procéder. Pour des personnes trans adultes, qui ont senti dès l’enfance que, pour vivre authentiquement et sans détresse mentale, elles devaient adopter l’apparence du sexe opposé, et dont la vie est marquée par l’intimidation, la discrimination et la recherche de traitements, il est tout à fait compréhensible qu’elles souhaitent épargner leur souffrance aux plus jeunes. « J’aurais certainement accepté la possibilité d’une hormonothérapie féminine précoce et d’une chirurgie hâtive de changement de sexe », m’a écrit un transfemme. « J’aurais été aux anges et j’aurais saisi dès l’adolescence l’occasion de devenir la femme que je suis. » Toutefois, beaucoup considèrent avec un lourd malaise l’empressement avec lequel des enfants sont actuellement aiguillés vers un itinéraire médical.

 

Le fait que des médicaments aussi controversés fassent l’objet d’un examen judiciaire et d’une enquête publique devrait être accueilli favorablement. La Dre Hilary Cass s’est montré une intrépide lanceuse d’alerte en 2013 alors qu’elle a travaillait au Great Ormond Street Children’s Hospital et qu’elle a révélé à quel point une gestion déficiente compromettait les jeunes patient-e-s. Elle devra faire preuve de fermeté pour faire face aux inévitables accusations vicieuses de « transphobie » qui accueillent aujourd’hui quiconque cherche à examiner l’idéologie et la médecine du genre.

 

Tout examen doit avant tout s’avérer serein, objectif et demeurer au-dessus de la politisation frénétique des guerres culturelles actuelles. Aux États-Unis, huit législatures d’État ont déposé des projets de loi visant à interdire aux médecins de prescrire aux personnes mineures des bloqueurs de puberté ou des hormones de l’autre sexe ; cette initiative est sommairement rejetée comme reflétant un sectarisme connu des républicains anti-choix. Mais, toujours aux États-Unis, peu de voix ou de publications libérales osent analyser l’explosion de cliniques pédiatriques du genre, hautement lucratives et prêtes à diagnostiquer comme trans des enfants dès l’âge de la maternelle.

 

De plus, on examine peu à quel point des entreprises pharmaceutiques vont profiter du recrutement de millions de clients perpétuels. La Dre Cass pourrait se demander pourquoi Ferring Pharmaceuticals, le fabricant de la triptoréline, a non seulement subventionné un programme d’essais du protocole néerlandais, mais a également versé, depuis 2013, 1,4 million de livres sterling au parti britannique des Libéraux démocrates, les plus ardents défenseurs du principe de l’autodéclaration sexuelle.

 

Des doutes sur les bloqueurs de puberté émanent aujourd’hui de clinicien-ne-s chevronnés, d’activistes LGBT inquiets de voir les cliniques du genre pratiquer une « thérapie de conversion » à l’hétérosexualité sur de futurs enfants homosexuels, et ils viennent de féministes consternées que les filles qui ne se conforment pas aux stéréotypes sexistes de genre pensent qu’elles ne peuvent pas être réellement des filles. On voit déjà un nombre croissant de personnes — principalement des jeunes filles — procéder à une « détransition », furieuses que des médecins les aient pressées à subir un traitement irréversible.

 

Quelles conséquences auront ces tendances au cours de la prochaine décennie, alors que la première cohorte de jeunes soumis à des bloqueurs de puberté découvrira son infertilité probable ? Cette médecine pédiatrique expérimentale a été trop longtemps politisée et entourée de secret. Il est temps de poser des questions graves.

 

photo janice turner1

Janice TURNER

Janice Turner a été rédactrice en chef de magazines féminins pendant huit ans avant de devenir chroniqueuse au Guardian. Elle travaille pour le Times depuis 2003 et, depuis lors, elle a été sélectionnée six fois pour les British Press Awards, remportant le titre d’intervieweuse de l’année en 2014. En plus d’écrire sa chronique, elle est intervieweuse et rédactrice en chef du Times.

Traduit par TRADFEM avec l’accord de l’autrice.

Tous droits réservés à Madame Janice Turner.

Version originale : « Giving puberty blockers to trans children is a leap into the unknown. » https://t.co/CJWsLb358d?amp=1

Lectures suggérées

Deux ouvrages de Michele Moore et Heather Brunskell-Evans, chez Cambridge Scholars Publishing:
cov born cov Inventing Transgender Children

3 réflexions sur “Donner des bloqueurs de puberté à des enfants dits « trans » équivaut à un saut dans l’inconnu.

  1. I would be interested in the reaction of the LGBTIQ+ organisation about these practices and results, because they are closely related to the trans ideology which was espoused by this movement

    • I agree: this is definitely a huge ball in the court of the virtual LBGTIQ+ community.
      Of course, there is no single LGBTIQ+ organization and has never been.
      In the UK, the richly-funded « Stonewall » group that has promoted tooth-and-nail the most extreme transactivist demands, attacking many lesbians and trans folks in the process, has become more cautious after the departure of leader Ruth Hunt. But they are stil weighing heavily on academic curriculi and local politics.
      An important development, in the wake of a strenghtening women’s movement (esp. A Woman’s Place UK), is the creation of the LGB Alliance, a plinter group in protest of Stonewall’s misogynist politics and growing openness to organized paedophiles (« Minor Attracted Persons »)..
      The « Pink News » web site remains a heavy antifeminist influence, as do pundits such as Owen Jones at The Guardian.
      Academics go on being « de-platformed » by transactivists; female Labour UK leadership hopefuls are currently being grilled to sign *pledges* to transactivist demands and to expel any Labour members who would demur from whatever transactivists demand.
      A horrorshow.

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