Beau coup de gueule de Meghan Murphy

Vendredi, alors que j’attendais pour monter à bord d’un avion, la police de Vancouver m’a téléphoné. Ils m’ont dit être sincèrement désolés de m’apprendre qu’ils avaient reçu une menace contre moi, qu’ils prenaient au sérieux. Cette menace a été envoyée à la Bibliothèque publique de Vancouver, disant essentiellement qu’à moins qu’on m’empêche d’y prendre la parole, il (la personne qui a rédigé cette menace) viendrait là-bas et m’éliminerait lui-même. #GIDYVR (Gender in Dialogue Vancouver) reçoit des menaces violentes chaque fois que nous organisons des événements, donc ce n’est pas vraiment surprenant, mais bien sûr c’est effrayant et inquiétant.

Je tiens à souligner que des gens comme Morgane Oger (NDT: un politicien masculiniste de Colombie-Britannique) – à qui les médias canadiens grand public continuent de demander des commentaires sur tout ce qui a trait à l' »identité sexuelle » – et les membres de la soi-disant gauche progressiste ont joué un rôle marquant dans la banalisation de cette haine et de cette violence misogynes à l’égard des femmes. Lorsque l’on excuse des menaces et des violences en prétendant, par exemple, que ceux qui menacent de recourir à la violence sont en quelque sorte « opprimés » et « se défendent », cela ne fait pas qu’excuser la violence masculine, mais cela blâme les femmes (les victimes) pour cette violence ou ces menaces. Quoi qu’il en soit, il n’est pas vrai que les femmes « oppriment » ceux qui promeuvent l’idéologie de l’identité de genre. Nous défendons les droits et les espaces pour lesquels les femmes se sont battues si fort depuis plus d’un siècle.

Cela me rend malade de voir des gens qui refusent de se lever et de dire « NON » à ce comportement et à cette intolérance (bien réelle). Je ne suis pas mieux équipée que quiconque d’entre vous pour tenir tête à cette violence et ces menaces. Je ne suis pas une célébrité cousue d’or qui peut s’offrir des systèmes de sécurité et une protection 24 heures sur 24. Le fait de qualifier les femmes de « transphobes » ou de « TERF » justifie la haine et la violence. Que vous aimiez ou non cette réalité, c’est la vérité. C’est NOUS qui sommes vulnérables dans ce débat, pas les transactivistes. C’est NOUS qui payons des milliers de dollars en frais de protection de nos événements, qui nous battons pour pouvoir simplement parler, qui sommes diffamées et calomniées dans les médias, qui craignons pour notre sécurité en public et dans nos communautés, et qui sommes intimidées et l’objet de propos haineux (c’est-à-dire des appels explicites à la violence). Il n’y a pas de « coupables dans les deux camps ». Il n’y a pas de féministes qui menacent d’assassiner des transactivistes ou même de bloquer leurs activités.

Je refuse d’accepter que des gens participent à cette diffamation en banalisant la notion qu’il est « phobique », « exclusionnaire » ou même « mesquin » d’appuyer les droits des femmes. Je refuse d’accepter que des gauchistes, des politiciens, des journalistes ou même des ami.e.s, au lieu de se lever et de nous défendre, nous ostracisent et endossent les mensonges répandus à notre sujet. QUE VOUS FAUDRA-T-IL POUR VOUS LEVER ? Que faudra-t-il pour que vous arrêtiez de vous inquiéter de ce que vos amis bobos/hipster/oh-si-conscientisés penseront de vous ? Est-ce que votre réputation ou votre popularité a plus de valeur à vos yeux que la vie des femmes ?

Meghan Murphy

 

Version originale: Page Facebook de Meghan Murphy, 14 janvier, 20h31

Traduction: TRADFEM

Éditrice du site Feminist Current, Meghan Murphy participera ce vendredi soir à New York à une conférence de femmes ayant subi cette censure. Cette prise de parole sera diffusée en direct à compter de 18 h (heure de New York) sur la page Facebook de Women’s Liberation Radio News… après avoir été annulée par la New York Public Library! 

Jan 17 NYC

Une réflexion sur “Beau coup de gueule de Meghan Murphy

  1. A reblogué ceci sur Caroline Huenset a ajouté:
     » Le fait de qualifier les femmes de « transphobes » ou de « TERF » justifie la haine et la violence. Que vous aimiez ou non cette réalité, c’est la vérité. C’est NOUS qui sommes vulnérables dans ce débat, pas les transactivistes. C’est NOUS qui payons des milliers de dollars en frais de protection de nos événements, qui nous battons pour pouvoir simplement parler, qui sommes diffamées et calomniées dans les médias, qui craignons pour notre sécurité en public et dans nos communautés, et qui sommes intimidées et l’objet de propos haineux (c’est-à-dire des appels explicites à la violence). Il n’y a pas de « coupables dans les deux camps ». Il n’y a pas de féministes qui menacent d’assassiner des transactivistes ou même de bloquer leurs activités.

    Je refuse d’accepter que des gens participent à cette diffamation en banalisant la notion qu’il est « phobique », « exclusionnaire » ou même « mesquin » d’appuyer les droits des femmes. Je refuse d’accepter que des gauchistes, des politiciens, des journalistes ou même des ami.e.s, au lieu de se lever et de nous défendre, nous ostracisent et endossent les mensonges répandus à notre sujet. QUE VOUS FAUDRA-T-IL POUR VOUS LEVER ? Que faudra-t-il pour que vous arrêtiez de vous inquiéter de ce que vos amis bobos/hipster/oh-si-conscientisés penseront de vous ? Est-ce que votre réputation ou votre popularité a plus de valeur à vos yeux que la vie des femmes ? »

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