Il est temps de tenir tête ensemble à Big ‘Sister’

Par Derrick Jensen, Lierre Keith et Max Wilbert, sur Feminist Current, le 5 octobre 2019


La vérité est réduite au silence et nous devons nous dresser et riposter avant qu’il ne soit trop tard.

Levez la main, toutes celles et ceux qui auraient pu prédire que Big Brother porterait une robe, et qu’il traînerait devant un tribunal des droits humains quiconque refuserait d’épiler ses couilles ‘féminines’, et réclamerait en hurlant qu’on l’appelle « MADAME » ![i]  

Non, George, ne fais pas le finaud et baisse la main. Nous savons que tu as écrit: «La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance est une force » Et que tu as également écrit: « C’est une belle chose que la destruction des mots ». Et, que « le doublethink (la doublepensée) est le pouvoir de garder à l’esprit simultanément deux croyances contradictoires et de les accepter toutes deux[1] ».

Tu as aussi écrit:
«Le ministère de la Paix s’occupe de la guerre, celui de la Vérité, des mensonges, celui de l’Amour, de la torture et celui de l’Abondance, de la famine. Ces contradictions ne sont pas accidentelles, elles ne résultent pas non plus d’une hypocrisie ordinaire: elles sont des exercices délibérés de doublepensée. »
Nous savons que tu as prédit le non-sens postmoderne, en écrivant: «La réalité existe dans l’esprit humain, et nulle part ailleurs». Et nous savons aussi que lorsqu’un de tes personnages dit
« Comment puis-je m’empêcher de voir ce qui est devant mes yeux? Deux et deux font quatre. »
tu lui fais répondre par un représentant de Big Brother :
« Parfois, Winston. Parfois ils font cinq. Parfois ils font trois. Parfois ils font tout à la fois. Il faut essayer plus fort. Il n’est pas facile de devenir sensé. »

Vous nous avez également montré le moyen de sortir de ce « sens » insensé :
«Appartenir à une minorité, se réduirait-elle à un seul individu, ne fait pas de toi un fou. Il y avait la vérité, il y avait le mensonge, et si l’on s’accrochait à la vérité, même contre le monde entier, on n’était pas fou. »

Mais vous avez également écrit : «Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain… éternellement. » Vous avez bien dit une botte, George, pas une chaussure en cuir verni taille 45 estampée Christian Louboutin Hot Chick, qui piétine un visage humain… éternellement. Vous qui aviez prédit que Big Brother nous obligerait à dire que deux plus deux égalent cinq et que la guerre est la paix et que nous avons toujours été en guerre avec Eastasia[2], vous n’aviez pas tout à fait prévu que nous devrions également dire que Big Brother a toujours été Big Sister, que le pénis peut être un organe féminin (et l’a toujours été, quand tel est le désir de son propriétaire), et que des hommes peuvent donner naissance. Vous n’aviez pas prédit que « les transfemmes sont des femmes » serait le gage d’allégeance, le serment de loyauté que nous allions toutes et tous devoir réciter, la main sur nos torses non binaires.

Big Brother — ou plutôt Big Sister — est de retour.

En 15 ans, l’écrivain écologiste et anarchiste Derrick Jensen a publié 20 livres chez le même éditeur, qui n’a jamais essayé de le censurer, même quand il a écrit que le saumon aimerait bien que nous détruisions les barrages et que la Terre apprécierait la fin de la civilisation. Tout cela pouvait être dit.

Mais en 2013, il a écrit un livre sur une guerre menée pour l’âme de l’anarchisme. D’un côté, celles et ceux qui comprennent que les gouvernements privilégient les intérêts des riches contre ceux des pauvres. De l’autre côté, certains anarchistes qui estiment que toutes les restrictions sociales sont intrinsèquement oppressives et doivent être détruites. Cette deuxième position conduit à des horreurs telles que le soutien à la pédophilie. Un chapitre entier du livre de Derrick portait sur l’appui des théoriciens queer à la pédophilie.

L’éditeur a bloqué pendant cinq ans la publication de ce livre.

Derrick lui demandait sans cesse s’il était certain de le vouloir le publier. L’éditeur ne cessait de lui dire que oui. En 2018, Derrick a finalement signé ce contrat. Le livre a été inscrit au  catalogue  des œuvres destinées à être publiées en novembre. En août, l’éditeur a annulé la publication. Pourquoi? Parce que le chapitre sur le soutien de la pédophilie par la théorie queer était, a déclaré l’éditeur, « odieux ». Il a comparé le sobre dévoilement par Derrick des théoriciens promouvant le viol d’enfants à de l’antisémitisme et à du racisme. Il a également écrit : « Je ne dis pas qu’il n’y a pas de vérité, une certaine vérité, une certaine vérité importante dans ce que vous dites. Les gens utilisent toujours la vérité quand ils attaquent des choses, mais cela ne veut pas dire que ce n’est pas un mauvais usage de la vérité. »

Si nous ne pouvons pas critiquer les agressions d’enfants, qu’est ce que la gauche considère comme digne d’être défendu ?  Et si nous ne pouvons pas utiliser la vérité comme méthode critique, que recommandent-ils que l’on utilise à la place? C’est un moment angoissant : la boussole morale de mouvements auxquels nous avons cru est maintenant tout à fait déréglée.

La théorie queer est basée sur la notion postmoderne qu’il n’existe pas de réalité physique, mais seulement des histoires que nous nous racontons à propos de cette réalité. C’est pourquoi Allen Ginsberg peut écrire, dans Deliberate Prose : « Les garçons et les filles prépubères n’ont pas à être protégés de gros adultes poilus comme vous et moi ; ils s’habitueront à notre amour physique en l’espace de deux jours, à condition que les adultes contrôlants cessent de produire ces BRUITS hystériques qui donnent à  tout ce qui est sexy l’apparence du viol. » Autrement dit, ce n’est pas le viol d’enfants qui nuit aux enfants, mais les « BRUITS hystériques » de celles et ceux qui s’opposent au viol d’enfant. C’est aussi pourquoi Judith Butler peut affirmer, dans Défaire le genre : «Je pense effectivement que certaines formes d’inceste ne sont pas nécessairement traumatiques ou qu’elles prennent un caractère traumatique de par la conscience de la honte sociale qu’elles produisent. » C’est également pourquoi les gens qui s’identifient comme transgenres peuvent soutenir que l’identité qu’ils se donnent pèse plus lourd que les faits biologiques.

C’est parce que les postmodernistes ont théorisé le monde matériel comme extérieur à la réalité qu’ils ne peuvent pas défendre leurs positions, pas plus que Big Brother ne pourrait défendre la notion selon laquelle deux plus deux équivalent à trois ou cinq ou quelque autre réponse dictée par LUI. Comme l’écrit le philosophe Daniel Dennet:

Le postmodernisme, ce système de « pensée » pour lequel « il n’y a pas de vérités, seulement des interprétations », s’est largement dissous dans l’absurde, mais il a laissé derrière lui une génération d’universitaires handicapés par leur méfiance à l’égard de l’idée même de vérité ou de faits probants. Ces gens se contentent plutôt de conversations où personne n’a jamais tort et où rien ne peut être confirmé, mais seulement affirmé dans un style ou un autre.
À cause de tout cela, il existe maintenant un test décisif dans le monde universitaire et dans celui de l’édition – et de plus en plus dans la culture en général – où, si vous n’êtes pas d’accord avec le postmodernisme, la théorie queer ou l’idéologie transgenre, vous n’êtes pas autorisé-e à parler et vos propos sont désignés comme « haineux » et « réactionnaires ». Vous risquez de perdre votre emploi. On vous chassera des tribunes. Votre éditeur ne niera pas que vous dites la vérité, mais il appellera votre livre un « mauvais usage de la vérité » et vous perdrez votre contrat de livre. En effet, la seule façon dont les postmodernistes peuvent défendre  leurs arguments est d’empêcher l’autre camp de s’exprimer.

Oui, George, nous voyons ta main levée et les mots « mauvais usage de la vérité » n’ont pas plus de sens pour nous que pour toi. Et oui, nous savons que tu aurais souhaité utiliser cette phrase soit dans 1984; et oui, tu peux toujours dire qu’elle est orwellienne; parce que oui, nous savons que tu as prédit tout cela aussi dans ton livre La Ferme des animaux[3], où tous les animaux sont créés égaux, à l’exception des porcs, qui sont plus égaux que les autres. Tous les discours sont créés égaux, sauf que la théorie queer est le seul récit qu’il est permis de tenir.

Alors appelez à faire sauter les barrages, allez-y. Mais rappelez vous que les théoriciens queer ont fait la promotion de la pédophilie et que les hommes qui se qualifient de « transgenres » sont toujours des hommes et que c’est vous qui êtes maintenant toxique.

Les auteurs du présent article ont écrit un livre intitulé Bright Green Lies (Brillants mensonges verts), qui ne traite pas du tout des enjeux queer ou transgenre, mais de la façon dont les énergies éolienne et solaire n’arrêteront pas le meurtre de notre planète. Nos précédents éditeurs ont refusé de prendre ce manuscrit en considération. Nous avons continué d’envoyer le livre à diverses maisons d’édition, et un autre éditeur nous a proposé un contrat. Moins d’une semaine plus tard, nous avons reçu le courriel qui était à prévoir – celui qui nous réclamait des explications sur notre « transphobie ». L’éditeur n’a même pas pris la peine d’attendre notre réponse avant d’envoyer le courriel suivant : celui qui annulait notre contrat.

Derrick a fait le calcul, et sur les millions de mots qu’il a publiés, seulement 0,14 % avaient un rapport avec l’idéologie transgenre : deux brefs essais, écrits seulement après que deux camarades de sexe féminin aient commencé à revoir plusieurs menaces de viol et de mort pour avoir voulu dormir, se baigner, se rassembler et s’organiser hors de la présence d’individus biologiquement mâles. La demande de loyauté de la part de Big Sister est de l’ordre d’une secte et un accord à 99,86 pour cent ne suffit pas.

Nous avons répondu à l’éditeur en lui expliquant la position féministe : les mammifères ne peuvent changer de sexe, les femmes ont droit à des espaces non mixtes, l’idéologie transgenre est réactionnaire, et les éditeurs devraient considérer la défense de la liberté d’expression comme un devoir sacré. [Notre courriel de réponse figure en entier à www.derrickjensen.org.]

Tel que prévu, nous avons reçu une réponse – écrite si promptement qu’elle excluait toute réflexion même cursive – qui ne portait sur aucun des arguments que nous avions soulevés ni ne répondait à aucune de nos questions.  

Parce que bien sûr, l’éditeur ne le pouvait pas.

Le problème est qu’au fond, personne ne croit vraiment que deux plus deux égalent trois ou cinq; que la guerre est la paix; qu’il n’y a pas de réalité en dehors de l’esprit humain; que les histoires que nous nous racontons pèsent plus lourd que la réalité; que le viol d’enfant est seulement nuisible parce que notre récit culturel nous dit que le viol d’enfant est nuisible; ou que les humains (ou que tout autre mammifère) peuvent changer de sexe.

Ces idées peuvent nous être inculquées – au sens de piétiner à coups de talon de chaussures à cuir verni Hot Chick taille 45 – de façon à ce que nous apprenions à les répéter à la façon de perroquets ; et nous pouvons apprendre que si nous ne répétons pas que deux plus deux égalent cinq, nous serons punis. Si suffisamment de pression est appliquée, nous pouvons même oublier comment penser. Nous pouvons devenir incapables de la pensée critique nécessaire pour déconstruire ces mensonges. À ce stade, nous pourrions devenir admissibles à notre doctorat en études de genre!

Les mensonges sont coûteux à entretenir et doivent donc être répétés sans cesse, de peur qu’ils ne commencent à perdre leur emprise. Et plus important encore, la vérité ne doit jamais être dite, car si suffisamment de personnes la disent, les mensonges apparaîtront pour ce qu’ils sont.

Dans La Politique de l’expérience, le psychiatre R.D. Laing explique comment un individu peut en venir à contrôler la perception d’un autre. « Si Jack réussit à oublier quelque chose, il n’est pas très utile que Jill continue à le lui rappeler. Il doit l­­­­­­’inciter à ne pas le faire. Le moyen le plus sûr n’est pas de la prier de se taire, mais de l’inciter à oublier elle aussi cette chose. » Laing écrit ensuite:

« Jack peut agir sur Jill de beaucoup de manières. Il peut la faire se sentir coupable de remettre sans cesse la chose sur le tapis. Il peut invalider l’expérience de Jill plus ou moins radicalement. Il peut simplement lui dire que la chose est sans importance ou sans intérêt, alors que pour elle, elle est importante et intéressante. Allant plus loin, il peut transférer la modalité de l’expérience de Jill du plan de la mémoire à celui de l’imagination (« Cela n’existe que dans ton imagination ».) Pis encore, il peut en venir à le contester « Cela ne s’est jamais passé ainsi ». En fin de compte, il peut nier non seulement la signification, la modalité et le contenu de l’expérience de Jill mais la capacité même qu’elle a de se souvenir, et lui en faire concevoir un sentiment de culpabilité.

Ceci n’a rien d’exceptionnel. Les gens se font constamment l’un à l’autre des choses de ce genre. Toutefois, pour que de telles « invalidations transpersonnelles » soient effectives, il est recommandé de les recouvrir d’une épaisse couche de mystification, par exemple, en niant que ce soit ce que l’on fait et en annihilant ensuite chez l’autre toute conscience de ce que l’on a fait, par des déclarations du genre : « Comment peux-tu penser une chose pareille ? », « Tu dois être paranoïaque ».

Lorsque l’invalidation, l’empiètement et la culpabilité ne suffisent pas à faire taire Jill, Jack peut aussi l’appeler intolérante ou ‘terf’, annuler ses conférences, la faire congédier, faire annuler ses contrats de livres, la faire expulser d’espaces publics comme des bars et des marches de la fierté, voire l’agresser physiquement. Big Sister peut faire ce qu’il peut pour détruire sa carrière. Big Sister peut la menacer de viol et de meurtre. Big Sister peut y aller de menaces et d’autres actes de violence, comme clouer un rat mort à la porte d’un refuge pour femmes victimes de viol. (Référence à une agression commise envers le Vancouver Rape Relief Women’s Centre, le tout dernier refuge canadien pour femmes victimes de violences qui résiste à l’entrisme des mâles biologiques).

Au Canada, au Royaume-Uni et dans d’autres pays, il peut la dénoncer à la police et la traîner devant un tribunal. Il peut même assassiner une femme, sa partenaire lesbienne et leur fils.

Au cours de la semaine dernière, nous avons personnellement entendu les témoignages suivants :
– une avocate d’une grande ONG qui a été licenciée – pas pour incompétence, puisqu’elle venait de remporter une importante affaire – mais parce qu’elle refuse de dire qu’un homme peut être une femmeâ
– un homme qui a été banni de Twitter pour avoir déclaré qu’un mâle qui s’identifie comme transgenre est toujours un mâle. L’un des principaux journalistes du pays de cet homme a tweeté qu’il devrait être licencié et ne jamais être réembauché dans un autre emploi;
– une femme qui est terrifiée à l’idée de dire «une femme est une femelle adulte», de peur de perdre son emploi;
– une professeure d’université qui est en voie d’être chassée de son emploi parce qu’elle refuse de dire que les hommes peuvent devenir des femmes;
– une amie qui a reçu une multitude d’appels téléphoniques d’un homme qui s’identifie comme femme transgenre, menace de l’assassiner ainsi que sa famille et récite son adresse;
– une collègue dont les enfants fréquentent une école où toutes les toilettes sont désormais ouvertes à tous ; il n’en restera même pas une pour que les filles puissent s’acquitter de leurs fonctions corporelles personnelles en l’absence de garçons.

On nous dit que rien de tout cela ne se produit, et puisque les principaux médias refusent d’en parler, personne ne nous croit. Pour filer la métaphore d’Orwell, la guerre contre Eastasia se passe toujours bien; pendant ce temps, la guerre contre Transasia demeure invisible.


Il est grand temps d’en parler. Le seul moyen d’arrêter cela est pour nous de s’y mettre à plusieurs, et cela commence par la prise la parole. Pas dans des groupes Facebook secrets. Pas dans les messages personnels chuchotés du genre «Tu es si courageuse, je voudrais pouvoir…» Pensez-vous vraiment que nous « pouvons » plus que quiconque? Nos capacités à faire notre travail, à payer nos factures et à nous présenter en public ont été dévastées. Nous n’avons jamais été à l’abri d’une punition. Mais nous en avons quand même pris le risque.

Parce que personne ne vient à notre rescousse. La gauche a de longue date abandonné les femmes à la prostitution, à la pornographie et à tous les fétiches que les hommes peuvent créer pour eux-mêmes. Pendant ce temps, l’opposition de la droite à l’idéologie transgenre est au mieux modeste et elle est servie dans un emballage de misogynie. Nous ne disposons que de nos propres ressources.

Parles pendant que tu le peux. Et par « parler », nous entendons à haute voix, en public. Parles à tes voisins, à l’école de tes enfants, à ton association professionnelle, à tes représentants élus – surtout à tes représentants élus. Témoignes devant tous les organismes officiels qui accepteront de t’entendre, de ta commission scolaire à des comités sénatoriaux. Ils ne vont pas t’y inviter – tu vas devoir faire les premiers pas. Tu as le droit d’adresser tes griefs à ton gouvernement. Fais suffisamment de bruit pour que la presse soit forcée d’en parler. Interromps des débats publics, si nécessaire. Nous savions comment faire cela, en tant que mouvement. Aujourd’hui, nous retenons notre souffle et espérons que l’œil de Big Sister ne s’arrêtera pas sur nous.

Il est temps de se souvenir avant d’oublier complètement. La gauche et les valeurs qui lui étaient autrefois chères sont graduellement usées par une dynamique autoritaire que nous aurions dû apprendre à rejeter fermement au cours du siècle dernier, et pourtant nous en sommes là.

Restes debout et bats-toi. Bas toi au nom de la réalité, parce que deux plus deux égalent quatre et qu’il est dégradant pour la dignité humaine d’être contraint de se soumettre à des mensonges. Combats pour les femmes, car nous avons le droit au respect de nos limites et à notre propre mouvement de libération. Combats pour les enfants, en particulier les jeunes  lesbiennes et gays, que l’on stérilise et qui se voient refuser à jamais leur future fonction sexuelle[4]. Combats pour une gauche qui croit en la démocratie et à toutes ses conditions nécessaires, de la gratuité des soins de santé à la liberté d’expression. Combats toutes les injonctions autoritaires, qui découlent toujours du sadisme sexuel ce qui ne finit jamais bien pour les femmes. Mais combats. Trouves ton courage, trouves tes camarades, trouves ta voix et combats.

Derrick Jensen est l’auteur de 27 livres sur la destruction de la planète, la violence masculine et la résistance politique.

Lierre Keith est féministe radicale depuis 39 ans, elle est l’auteure de six livres.

Max Wilbert est un écrivain et un organisateur communautaire vivant dans le territoire amérindien occupé de Kalapuya (ouest de l’Oregon).

Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/10/05/its-time-for-us-all-to-stand-up-against-big-sister/

Traduction : Aurélie pour  TRADFEM


[1]     Allusion au livre 1984 de George Orwell ou le méchant O’Brien lave le cerveau du héros Wilson pour lui faire croire que 2 et 2 égalent 5 et autres vérités du parti unique

[2]     Autre allusion à 1984, dans lequel le régime affirme d’abord qu’il n’a jamais été en guerre contre le pays Eastasia avant de dire qu’il a toujours été en guerre contre lui. Comme si le régime pouvait réécrire le passé.

[3]     La Ferme des animaux est un autre livre de George Orwell qui décrit une révolution dans une ferme et la récupération de cette lutte par les porcs, symbole dans le livre des staliniens récupérant la révolution russe

[4]     Des études montrent que la plupart des enfants placés sous traitement hormonal (en Amérique du Nord) pour « transgenrisme » seraient autrement devenus gays ou lesbiennes ; ces hormones provoquent une stérilité à l’âge adulte.


[i] Référence à deux militants transgenres nord-américains, Jonathan (« Jessica ») Yaniv et Tiffany Moore, qui s’en sont pris à des employé-e-s de commerces en se disant « discriminés » du fait d’avoir été reconnus comme étant de sexe masculin.

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APPEL A PARTICIPATION

Découvrez nos prochaines traductions féministes et celles déjà réalisées, en cliquant ici : https://1drv.ms/x/s!Ao4KqiDq6KzrgUUjNJbe3lgUgadf.

Vous pouvez vous aussi participer à la collective, soit pour nous proposer des textes, en traduire, ou pour relire ses textes avant publication, en nous contactant sur la page « Présentation/Prise de contact » : https://tradfem.wordpress.com/contact/.

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Une réflexion sur “Il est temps de tenir tête ensemble à Big ‘Sister’

  1. Nous sommes nombreuses à soutenir ce combat , féministes radicales de la 2eme vague . Qui aurait cru que Nous en arriverions à ce stade de putréfaction du mvt féministe ?

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