Les femmes vous avaient prévenus : la cause de droits de la personne intentée par J. Yaniv est le résultat inévitable de l’idéologie entourant la notion d’identité de genre.

Les femmes avaient mis en garde les médias, les politiciens, les activistes et le public contre les répercussions de l’idéologie et de la législation entourant l’identité de genre. Et maintenant que ces répercussions se réalisent en temps réel, tous ceux qui ont été mis en garde demeurent silencieux.

 

Dans ce texte publié sur Feminist Current le 18 juillet 2019, l’éditrice Meghan Murphy lève le silence.

Ill women warned you

Bizarrement tout le mouvement queer, la gauche et tous les médias grand public ont discrètement fermé les yeux sur le spectacle absolument scandaleux qui s’est déroulé au Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique ce mois-ci. (Une simple citoyenne, @goinglikeelsie, a été seule à en rendre compte sur son fil Twitter.)

Bizarrement, les journalistes qui couvrent l’actualité du monde queer ont préféré ne pas faire leur travail, malgré le fait que ces audiences n’ont lieu qu’en raison des progrès réalisés par le mouvement queer dans sa lutte pour faire passer en lois l’idéologie de l’identité sexuelle.

Je trouve également bizarre que des gens qui se disent incroyablement préoccupés par les femmes « méprisables » qui osent soulever les incidences de permettre à des hommes de s’identifier comme femmes n’aient pas réussi à trouver le temps de commenter le cas d’une personne qui a porté plainte pour offense aux droits de la personne contre 16 femmes pour avoir refusé d’épiler ses organes génitaux, en affirmant que cela constitue de la discrimination fondée sur l’identité sexuelle.

Bizarrement, des médias qui disposent des moyens financiers et du personnel nécessaires pour couvrir cette affaire en ont laissé le soin à des journalistes indépendants, qui sont beaucoup plus vulnérables et beaucoup plus pauvres qu’eux en termes de ressources.

Curieusement, une femme très en vue qui avait tweeté activement au sujet de la plaignante, Jessica (anciennement Jonathan) Yaniv, a récemment été bannie définitivement de Twitter. Bizarrement, une autre femme très en vue (coucou !) qui a identifié sur Twitter Yaniv comme l’auteur de ces démarches a également été interdite d’accès à ce réseau social.

Bizarrement, c’est précisément le genre d’abus dont les femmes ont essayé d’avertir les décideurs, les médias, les activistes et le public comme conséquences inévitables de l’idéologie de l’identité de genre et de son inscription dans la loi ; mais ce fait est entièrement passé sous silence par ceux qui ont ainsi été avertis.

Bizarrement, il s’avère que l’idéologie de l’identité de genre nuit bel et bien aux femmes, après tout.

Hier, le bulletin The Post Millennial a signalé que plus d’une des femmes traînées par Yaniv devant le Tribunal des droits de la personne pour refus de lui accorder une épilation du maillot a été forcée de fermer son commerce à cause de cela. Plusieurs des femmes contre qui Yaniv a intenté des plaintes sont des immigrantes pour qui l’anglais est une langue seconde. Jay Cameron, avocat au Justice Centre for Constitutional Freedoms (JCCF), qui représente trois des femmes contre qui JY a déposé des plaintes pour violation des droits de la personne, dont Maria Da Silva, une immigrante brésilienne qui travaillait à son domicile (où des enfants sont présents), a déclaré au juge du tribunal que Yaniv visait spécifiquement les femmes de minorités ethniques et religieuses.

Bizarrement, les journalistes attentifs au thème de la « diversité » et les militants qui se targuent de défendre spécifiquement les minorités ne disent pas un mot de cette affaire.

La plainte de J. Yaniv ne tient pas la route, et ce pour différentes raisons. L’une est, simplement, que l’épilation à la cire des organes génitaux masculins diffère de celle des organes génitaux féminins. John Carpay, président du FCCC, explique qu’un témoin expert (« AB ») ayant 29 ans d’expérience en épilation à la cire, qui exploite un salon d’épilation pour hommes seulement et enseigne également dans une école d’esthétique réputée, a déclaré lors de sa comparution que « la cire idéale utilisée pour les organes génitaux masculins est différente parce que la peau est très mince et que l’épilation peut causer des blessures si elle est mal faite ».

Au-delà de cela, il y a des problèmes de sécurité pour les esthéticiennes — en particulier pour les femmes qui travaillent seules et à domicile. Carpay écrit :

« AB a commencé par fournir des services chez elle et a discuté des risques associés à cette situation. Pour épiler un client masculin, AB doit manipuler son scrotum et la tige de sa verge. Beaucoup d’hommes ont alors une érection. Certains hommes réclament un rapport sexuel et, quand on le leur refuse, certains se fâchent. AB elle-même a été traitée de “chienne”, de “salope” et pire encore. »

Il existe de très bonnes raisons pour lesquelles les femmes ne veulent pas se trouver seules avec des inconnus dénudés. Et la plupart des gens sains d’esprit comprennent qu’une femme ne devrait pas être forcée de toucher contre son gré aux parties génitales d’un homme. Mais lorsqu’on en vient à parler, comme le prétend le mouvement transactiviste, d’un « pénis féminin », certains principes très simples et évidents deviennent soudain indéfendables. Soudain, le droit des femmes à dire « non », à imposer leurs limites, à se protéger et à protéger leurs espaces, à comprendre qu’un pénis appartient à un homme et non à une femme, cesse de pouvoir être défendu.

***
J’ai été invitée en mai à prendre la parole au Parlement écossais, aux côtés de la militante féministe et fondatrice de la Vancouver Women’s Library, Bec Wonders, et de Joan McAlpine, députée du Scottish National Party, afin de discuter de la situation juridique de ce qu’on appelle l’identité de genre au Canada et d’avertir les politiciens des répercussions qui en résultaient pour les femmes. J’ai alors dit :

« Rien de tout cela n’a rapport à de la transphobie. Il s’agit d’hommes et il s’agit de femmes qui ont le droit de dire non aux hommes. Le droit de ne pas se laisser intimider et tyranniser pour avoir osé penser d’abord à leur sécurité, leurs droits et leurs sentiments.

“Nous nous trouvons dans une situation où non seulement nous permettons aux hommes de dicter ce qu’est une femme, mais nous leur permettons aussi de détruire très rapidement, sans aucun débat public, les droits que les féministes ont obtenus de haute lutte. Nous mettons des femmes et des filles en danger de peur d’offenser les sentiments d’une infime minorité de gens. Et ce encore une fois sans débat public. Nous permettons que des femmes soient congédiées, menacées, harcelées, diffamées, réduites au silence, intimidées, ostracisées et même battues au nom de sentiments masculins. Et je refuse d’accepter ou de répéter sous la menace certains mensonges — surtout quand ces mensonges sont clairement nuisibles. Nous pouvons soutenir les droits et la dignité des personnes et leur fournir les services dont elles ont besoin sans sacrifier pour cela les droits des femmes.”

J’ai été menacée d’innombrables fois, insultée d’innombrables fois et calomniée d’innombrables fois. Ce site web a fait l’objet de cyberattaques massives, presque ininterrompues, depuis janvier dernier (nous avions connu des attaques similaires auparavant, mais aucune n’avait été aussi massive et implacable). J’ai reçu un appel du poste de Gendarmerie royale de Langley, également en janvier, pour m’informer que “quelqu’un” avait dénoncé Feminist Current pour propos haineux. J’ai reçu des appels téléphoniques inquiétants et sexualisés.

Mes causeries font régulièrement l’objet de manifestations hostiles (à Vancouver, 250 protestataires ont entouré le deuxième événement, “Gender Identity & Women’s Rights” #GIDYVR, où nous abordions l’identité sexuelle et les besoins des enfants. Nous avons dû embaucher notre propre équipe de sécurité, tout comme l’endroit qui nous accueillait, et la police a dû y assister afin de protéger les conférencières et l’auditoire.)

Il est peu probable que je puisse un jour trouver un emploi, au sens normal du terme, certainement pas dans les médias canadiens. J’ai perdu des amis. Je crains pour ma sécurité. Je ne suis pas la seule femme à avoir vécu ces choses, du simple fait de comprendre qu’il n’existe pas de “pénis féminin” et que permettre à des hommes de s’identifier comme “femme” met en danger les femmes et annule les droits des femmes fondés sur leur sexe. Je ne suis pas la seule personne qui voit que ce mouvement, soutenu par des politiciens “progressistes”, encouragé par les médias, et poussé dans nos gorges sous la menace par des activistes qui se prétendent de gauche, défait le travail accompli par des féministes depuis des décennies pour protéger les femmes.

Bizarrement, tout ce que nous avons dit était vrai. Et bizarrement, les responsables n’en disent rien.

photo Meghan C-16Meghan Murphy

Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/07/18/women-warned-you-yanivs-human-rights-tribunal-case-is-natural-result-of-gender-identity-ideology/

Traduction : TRADFEM

NOTE DES TRADUCTEURS : La décision du Tribunal des droits de la personne de Colombie-Britannique est censée n’être rendue que dans quelques semaines, mais deux textes vigoureux publiés le 19 juillet dans The National Post viennent tout juste de briser la loi du silence : https://bit.ly/2XV23fJ et https://bit.ly/32FDjXy

DERNIÈRE HEURE: https://tradfem.wordpress.com/2019/07/22/campagne-de-sociofinancement-dun-soutien-aux-femmes-victimisees-par-un-transactiviste-en-colombie-britannique/

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