Ce en quoi une attitude de « vivre et laisser vivre » envers le transgenrisme nous a mis dans le pétrin

par Jonathon Van Maren, 3 mai 2019

 

Celles et ceux d’entre nous qui considèrent le transgenrisme comme une idéologie dangereuse sont souvent confrontés aux questions des gens qui le voient comme une simple manifestation de plus de l’adhésion de notre culture à l’autonomie corporelle personnelle, même s’ils trouvent ce mouvement quelque peu étrange. Il est vrai, disent-ils, que certains hommes ont l’impression d’être des femmes et que certaines femmes ont l’impression d’être des hommes, alors pourquoi devrions-nous nous préoccuper de leur décision de s’identifier comme étant du sexe opposé ? Si cela les rend heureux, n’est-ce pas une raison suffisante pour « vivre et laisser vivre » ?

Il y a évidemment un large éventail de réponses à cette attitude. La première est qu’un homme biologique, du fait d’être de sexe masculin, ne peut posséder le ressenti d’une femme. Ainsi, lorsqu’un homme prétend être une femme parce qu’il dit s’être toujours senti femme, cet argument ne tient pas debout. C’est de l’information que la nature lui a rendue inaccessible – sans même mentionner les diverses expériences physiques que vivent les femmes et non les hommes. La même chose est vraie dans l’autre sens.

Une autre réponse souligne le fait que rendre le genre et le sexe juridiquement subjectifs pose d’énormes problèmes, qui auraient dû être facilement prévisibles. Ainsi, une jeune fille vient d’être exclue de son école aux USA pour avoir arrêté d’un coup de genou un garçon qui menait une charge dans les toilettes des filles de cet établissement, sous prétexte que les garçons étaient furieux qu’une personne de sexe féminin soit entrée dans leurs toilettes. Certaines filles évitent carrément d’utiliser les toilettes parce qu’elles ne veulent pas être vues par des hommes biologiques. Et un juge de l’Illinois a même déclaré que les lycéennes n’avaient aucun droit à « l’intimité visuelle de leur corps ».

Mais au-delà du fait que le transgenrisme est une idéologie pseudo-scientifique, au-delà du fait que des jeunes filles et des femmes sont obligées de céder leurs espaces sûrs privés pour permettre à des hommes biologiques s’identifiant comme femmes d’entrer en même temps qu’elles dans leurs vestiaires, leurs douches, leurs toilettes et même leurs refuges, au-delà du fait que des militants trans cherchent à se servir du droit pour contraindre notre vocabulaire et nous forcer toutes et tous à jouer le jeu de leurs délires, il y a aussi le fait que lorsque vous quittez le terrain de la réalité biologique et affirmez que les gens peuvent être tout ce qu’ils veulent être, simplement en affirmant se sentir ainsi, les choses vont devenir très rapidement très bizarres.

Il y a, par exemple, une femme « transespèce » qui s’est récemment invitée à l’émission Good Morning Britain pour expliquer pourquoi elle s’identifie maintenant comme un elfe. Elle dit avoir réalisé qu’elle était un elfe après avoir lu Le Seigneur des Anneaux, et le Daily Mail a solennellement signalé que son interview, dans laquelle elle s’est présentée comme un « Otherkin » enfermé dans un corps humain, « a divisé les téléspectatrices ». Certaines personnes, cependant, « ont approuvé ses convictions ». Après tout, pourquoi pas ? Si la réalité biologique n’est plus un facteur déterminant dans notre identification, il n’y a aucune limite aux revendications que peuvent avancer les gens. Comme l’affirme notre soi-disant elfe, ce qui compte maintenant, c’est le sentiment intérieur d’une personne, et non son corps réel.

De plus, le journal Metro a récemment publié un reportage sur un Londonien « non binaire » qui vit comme un « monstre sans genre ». Évidemment, les personnes qui s’identifient comme « non binaires » ne s’identifient ni à un sexe ni à l’autre. Jazmin, qui demande que les gens le désignent par le pronom « iels » – et rien n’est plus déroutant que la lecture d’un article de journal où l’on utilise des pronoms au pluriel pour décrire quelqu’un – espère obtenir une double mastectomie pour avoir une poitrine plate et pouvoir mieux exhiber un corps d’extraterrestre. En d’autres termes, il ne s’agit pas juste d’un adulte qui joue à faire semblant : c’est un jeu mortel où se multiplient de graves mutilations physiques.

Et puis il y a ceux qui, comme Sam Smith, un chanteur britannique de 26 ans, affirment passer de manière fluide d’une identité à l’autre, tantôt masculine, tantôt féminine. Cela pourrait rendre le « mégenrage » plutôt difficile, mais, puisque ces choses sont maintenant subjectives, nous sommes contraints à croire que ce jeune homme est un homme certains jours, et d’autres jours, une femme. Il dit qu’il est heureux d’être un modèle pour d’autres jeunes gens qui pourraient apparemment sentir qu’iels sont eux aussi de genre fluide, mais admet qu’il se sent souvent gravement déprimé.

Oui, il est vrai que des comportements bizarres ont toujours existé. Il est également vrai que l’acceptation par les élites du phénomène du transgenrisme a créé un scénario dans lequel elles sont obligées de prendre au sérieux l’identité que se donne quiconque, aussi fou que cela puisse paraître. Le fait est que lorsque le sexe et le genre ont été rendus subjectifs et que l’État a mis la force du droit à l’appui des prétentions des transgenres, la réalité biologique elle-même a été abolie. Dans ce nouveau monde, chacun peut être son propre dieu, créant sa propre identité et obligeant la réalité et quiconque les côtoie à se plier à sa volonté. Ils et elles peuvent défier la nature avec des mastectomies, des castrations et des déguisements élaborés, et obtenir une couverture respectueuse de la part des médias grand public tandis que des militants réputés les qualifient de « braves ».

Et c’est pourquoi l’imposition de l’idéologie transgenre n’est pas une question de « vivre et de laisser vivre ». Ils ne souhaitent pas simplement se transformer eux-mêmes. Ils souhaitent transformer l’ensemble de la société avec eux.

photo Karen White 2 visages

Après sa condamnation pour agressions sexuelles, Stephen Wood a décidé de s’identifier comme femme, « Karen Wood », et a obtenu d’être incarcéré dans une prison pour femmes où il a poursuivi ses agressions.

Version originale : Why a live-and-let-live attitude toward transgenderism has got us into a mess

Traduction : TRADFEM

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3 réflexions sur “Ce en quoi une attitude de « vivre et laisser vivre » envers le transgenrisme nous a mis dans le pétrin

  1. Déjà une précision , combien de femmes , de vraies femmes ,désirent échapper à leur terrible condition par ce biais ?) par rapport à la multitude des hommes ? Tandis que les mecs , à quoi ont-ils besoin d’échapper , dans une société faite par et pour eux ? D’ailleurs leur sexualité les portent vers les hommes , jeux sexuels pervers . Un homme à toujours le choix , ce qui est loin d’être le cas pour leurs victimes les femmes et les enfants . Nous savons que ces êtres sont sados masos ,les trans , ils cherchent donc à passer pour des victimes à travers leurs fantasmes . Les femmes et les gosses ne sont pour eux que des dommages collatéraux . La castration s’impose ,s’ils sont logiques avec leur choix .

    • Merci de votre commentaire.
      En réponse à votre première question, il est désolant de constater que, selon des statistiques recueillies au Royaume-Uni par le GIDS, les jeunes filles sont actuellement QUATRE FOIS plus nombreuses que les jeunes hommes à demander à être « transitionnées » en hommes. La prise de parole des désistantes et des détransitionneuses nous renseigne sur leurs véritables raisons. C’est le sexisme qu’elles éprouvent dès leur sortie de l’enfance qui les écoeure de la condition féminine et les convainc de ne pas y rester.
      Quant à votre commentaire, il est certainement significatif que plus de 80% des hommes qui décident de « s’identifier comme femmes » choisissent néanmoins de conserver leurs couilles et leur bite.

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