Choses que chaque femme a besoin de savoir :

par Suzanne Zaccour

 

S’il dit que tu es bête,

S’il dit que tu ne peux pas aller à tel endroit,

S’il dit que tu ne peux plus voir telle personne,

S’il dit que c’est dans ta tête,

S’il dit que tu ne devrais pas ressentir quelque chose,

S’il dit que tu dois tomber enceinte, ou que tu dois avorter,

S’il te pousse à avoir une relation sexuelle,

S’il dit que tu ne peux pas accepter tel travail ou tel stage,

S’il t’isole de tes amis ou de ta famille,

S’il dit « Si tu me quittes, je me tuerai »,

S’il dit « Si tu ne couches pas avec moi, je te laisse »

S’il te force à regarder de la porno,

S’il frappe sur la table quand vous vous disputez,

S’il dit aux enfants de ne pas t’écouter,

S’il te fait t’excuser quand il fait quelque chose de mal,

S’il triche et te dit que c’est de ta faute.

S’il dit que tu ne peux pas porter ça, tu ne peux pas faire ça, tu ne peux pas manger ça.

 

C’est de la violence conjugale.

 

C’est de la violence conjugale.

 

Demande de l’aide.

 

En 2019, cessons de réduire la violence conjugale aux seules agressions physiques.

Liste de Noel de SOS VC

Traduit par TRADFEM

Suzanne Zaccour est une autrice d’origine montréalaise qui étudie le droit à Oxford.

Version originale:

Every woman needs to know

If he says you’re dumb
If he says you can’t go to that event
If he says you can’t see that person
If he says it’s all in your head
If he says you shouldn’t feel that way
If he says you have to get pregnant, or you have to abort
If he pressures you for sex
If he says you can’t take that job or internship
If he isolates you from your friends or family
If he says if you leave me I’ll kill myself
If he says if you don’t have sex with me I’ll leave you
If he forces you to watch porn
If he bangs on the table when you argue
If he tells the kids not to listen to you
If he gets you to apologize when he does something wrong
If he cheats and tells you it’s your fault
If he says you can’t wear that, you can’t do that, you can’t eat that

It is domestic violence.

It is domestic violence.

Ask for help.

In 2019, let us all stop equating domestic/conjugal violence with physical assault.

Livres Suzanne

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3 réflexions sur “Choses que chaque femme a besoin de savoir :

  1. Tout comme un nombre incalculable de femmes, on peut alors dire que j’en ai été victime dès l’âge de 16 ans (et ce dans l’indifférence générale, car il y avait pourtant des témoins… adultes !).

      • Un grand merci pour votre proposition. Oh, j’ai dû évoquer un peu ces faits lorsque je tenais des blogs, en témoigner fait toujours du bien : que résonnent certains échos, non trouvés à l’époque, hélas… Mon histoire est somme toute tellement ordinaire… Un premier petit copain disons « stable », qui semblait sérieux mais qui m’interdisait certaines tenues vestimentaires, se moquait de moi quand je pleurais de rage, m’a appris à fellationner via des pornos (que je détestais déjà), qui me poussait – même malade – à avoir certaines relations sexuelles sous peine de me quitter et j’en passe. Pour continuer dans le « tristement banal » de ma jeunesse un membre de ma famille se permettait de tripoter tout le monde sous l’hilarité générale, tout de même un peu gênée. Ces personnes n’ont sans doute jamais été inquiétées, tout comme celles qui à l’âge que j’ai maintenant m’insultent dans la rue au quotidien, moi et tant d’autres femmes j’imagine (il n’y a pas de raison !).

        Pour en revenir à ce copain de l’époque et à qui pourrait s’étonner que j’aie pu le supporter tant bien que mal (le trompant parfois en douce, j’avoue !), je pense que la peur de la solitude et l’envie de connaître une relation ont dû prendre le dessus. Et du côté de mes copines, c’était pire, alors je faisais avec, espérant mieux au fond bien sûr, ou davantage d’ami-es sincères, ou de libertés à l’âge adulte.

        Or je pense que ça m’aurait fait du bien de lire ou d’entendre dire quelque part que ça n’était pas normal (si je puis dire, vu que la normalité c’est le sexiste), juste ça… Mais aucune forme de conscience féministe ne surgissait de ce quotidien. Je n’avais qu’un vague ersatz de révolte dont je ne savais que faire, et qui était souvent contrarié…

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