Les enfants trans – il est temps d’en parler. Version française d’une vidéo documentaire réalisée par Stella O’Malley


Les enfants trans : il est temps d’en parler — un pas dans la bonne direction

par Suzy Feay

Compassion et controverse se rencontrent dans ce documentaire de Stella O’Malley

Étonnamment, au cours des neuf dernières années, l’on a assisté à une augmentation de 2500 % du nombre d’enfants traités par le service de genre le NHS [le système de santé publique du Royaume-Uni, NdT]. Cette statistique inquiète beaucoup la psychothérapeute Stella O’Malley. Durant son enfance à Dublin, elle était persuadée d’être un garçon, et voulait être traitée et acceptée comme tel. À 43 ans, désormais une femme mariée heureuse, elle s’inquiète pour ces enfants auxquels il se pourrait que l’on propose trop prématurément les options aux effets irréversibles sur le corps de la chirurgie et de la médication hormonale à vie. Si elle était née une demi-décennie plus tard, se dit-elle : « Je suis absolument certaine que j’aurais transitionné. »

Trans Kids: It’s Time to Talk [Les Enfants trans : il est temps d’en parler, NdT] s’intéresse à un sujet très sensible, ainsi qu’O’Malley le réalise tardivement lorsqu’aucun des groupes et activistes trans qu’elle contacte n’accepte de participer à son documentaire. Elle rencontre les parents de Matt, 12 ans, qui vivent difficilement le choix qu’ils ont fait. Matt, qui souffre d’autisme, prend des inhibiteurs de puberté, parce que que le développement sexuel dans le « mauvais » corps est perçu comme trop traumatisant. O’Malley confirme que sa propre puberté a été un « cauchemar », mais qu’elle « a aussi été la solution » pour elle.

Ainsi qu’elle le découvre, l’Internet joue un rôle important dans toute cette histoire, en raison des nombreux bloggers et vloggers trans qui partagent allègrement leurs expériences avec la « T » — la testostérone — et le bandage de poitrine. O’Malley rencontre l’un d’entre eux, le joyeux et très sympathique Cole, 24 ans, qui prend de la testostérone depuis qu’il en a 22. Certains enfants outrepassent les traitements médicaux conventionnels et commandent des pilules d’hormones sur internet, et lui-même admet qu’il s’agit de médicaments dont les effets sont incertains pour cette « génération trans ». Cependant, étant donné sa « qualité de vie actuelle », il est « d’accord pour être un cobaye ». Dans la même veine, elle rencontre Kenny, qui a commencé sa transition il y a 8 ans parce qu’il ne se « reconnaissait pas dans la personne » qu’il « voyait dans le miroir ».

O’Malley admet que repousser le problème jusqu’à l’âge adulte n’est pas vraiment souhaitable en constatant le cas de Debbie, marié, avec des enfants, dont la famille, et particulièrement sa femme, Stéphanie, a été négativement affectée par sa transition. Elle rencontre également un universitaire, James Caspian, dont les recherches sur les « détransitionneurs » — ceux qui ont inversé le processus — ont été interdites par une université au motif « qu’il vaut mieux n’offenser personne ». Les choses prennent une tournure plus problématique encore lorsqu’elle se rend à un évènement féministe accueillant plusieurs intervenants critiques du transgenrisme, dont une qui affirme qu’aucune preuve médicale ne permet d’affirmer que l’on puisse « naître dans le mauvais corps ». Ne serait-il pas mieux de trouver un moyen de vivre en paix avec son corps sans recourir à des médicaments et à des opérations chirurgicales qui altèrent irréversiblement la vie des individus ? Une telle idée n’est apparemment pas tolérable, d’après les figures masquées qui tentent de perturber l’évènement. Néanmoins, cette conversation devra avoir lieu, un jour ou l’autre, et le documentaire compassionnel d’O’Malley semble être un pas dans la bonne direction.

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Pour aller plus loin, vous pouvez regarder cet autre documentaire sur le sujet, également sous-titré en français, réalisé par la BBC en 2017 (et interdit de diffusion au Canada suite aux pressions du lobby trans) :

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Et vous pouvez aussi lire ces autres articles de notre site, portant également sur ces sujets ou des sujets connexes :

  1. Les Principes de Jogjakarta : une menace internationale contre les droits des femmes (par Hannah Harrison)
  2. « Nous devons être plus courageuses » — la remise en question de « l’identité de genre » et le mutisme imposé au féminisme (par Meghan Murphy)
  3. La dysphorie de genre, le transgenrisme, le transsexualisme et l’enfance (par Michael K. Laidlaw)

 capitalisme  enfance  féminisme  transgenrisme

 


Ces traductions sont repiquées de l’excellent site Web de DGR France – Le Partage  : http://partage-le.com/2018/11/les-enfants-trans-il-est-temps-den-parler-documentaire-realise-par-stella-omalley/ 

L’original peut encore être visionné sans frais jusqu’au 20 décembre 2018 au https://www.channel4.com/programmes/trans-kids-its-time-to-talk/on-demand/67607-001 

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