Préface de l’ouvrage Freedom Fallacy

 

par Miranda Kiraly et Meagan Tyler

Quelque chose est en train d’arriver. Après une décennie de discours à propos d’une ère « post-féministe », on assiste maintenant à de plus en plus de signes d’un renouveau féministe. La visibilité de notre activisme a conduit une foule de gens, qu’il s’agisse de chanteuses, de vedettes ou de dirigeants politiques masculins, à se mettre à utiliser le sinistre « mot en f », et même à se revendiquer du label « féministe ». Quelque chose est vraiment en train d’arriver, mais quoi exactement ?

Avec l’intérêt croissant que suscite tout ce qui a trait au féminisme, il s’est produit une course pour promouvoir une marque populaire de « féminisme-light » ou de « féminisme-fun » qui n’offense pas ou ne menace pas ouvertement les structures de pouvoir existantes. L’institutionnalisation de la marque féministe a réduit le mot « féministe » à un dérisoire autocollant que tout le monde peut maintenant arborer, principalement parce qu’il a perdu toute rigueur intellectuelle ou force de contestation politique. Cette version du féminisme populiste priorise par-dessus tout les notions d’autonomisation, de choix personnel et d’individualité. Elle a surtout été façonnée par le féminisme libéral, que les contributrices à cet ouvrage désignent également comme féminisme de la troisième vague, féminisme populaire ou féminisme du choix personnel.

L’individualisme est au cœur du féminisme libéral, glorifiant les avantages du « choix » et l’hypothèse que la liberté est à portée de main, ou parfois, qu’elle existe déjà si les femmes choisissent de la revendiquer. Cet individualisme va jusqu’à prétendre – tantôt ouvertement et tantôt furtivement – qu’une égalité substantielle est déjà-là et qu’il ne tient qu’aux femmes d’en réaliser les possibilités. Le féminisme libéral a contribué à recadrer notre libération comme un effort individuel et privé plutôt qu’une lutte qui prend acte des lacunes structurelles des systèmes de pouvoir et de privilège existants, ceux qui continuent à maintenir les femmes opprimées, en tant que classe. Notre libération a ainsi été réduite à une série de déclarations personnelles quant à l’appréciation ou non par les femmes de tels ou tels aspects particuliers de leur personnalité ou de leur vie.

Ce problème n’est pas nouveau. En 1990, les contributrices à l’ouvrage The Sexual Liberals and the Attacks on Feminism déploraient essentiellement le même problème : que le « féminisme » était passé d’une critique de l’oppression patriarcale – et d’une résistance collective à cet égard – à un modèle libéral individualisé de « libre choix ». Ainsi, Catharine MacKinnon, dans son chapitre intitulé « Liberalism and the Death of Feminism » [Le libéralisme et la mort du féminisme], postulait que le libéralisme est l’antithèse même d’un mouvement de libération des femmes. Comme elle l’indique :

Là où le féminisme était collectif, le libéralisme est individualiste… Là où le féminisme est ancré socialement et critique, le libéralisme est naturaliste, attribuant l’oppression des femmes à la sexualité naturelle des femmes, la faisant « nôtre ». Là où le féminisme critique les façons dont les femmes ont été socialement déterminées, dans l’espoir de changer cette contrainte, le libéralisme est volontariste, en ce sens qu’il agit comme si nous disposions de choix que nous n’avons pas. Là où le féminisme se base sur la réalité concrète, le libéralisme se base sur un univers idéal, présent seulement dans la tête. Et là où le féminisme est rigoureusement politique, parlant du pouvoir et de son absence, le meilleur qui puisse être tiré de ce nouveau1 mouvement est une forme diluée de moralisme : ceci est bon, ceci est mauvais, mais sans la moindre analyse du pouvoir et de l’absence de pouvoir2.

Ces comparaisons semblent tout aussi pertinentes et convaincantes qu’il y a 25 ans quand elles ont été publiées pour la première fois. Beaucoup de nos contributrices reprennent ces questions et les réactualisent, à un moment où les sortes de féminisme libéral que MacKinnon critiquait sont maintenant sur le devant de la scène et semblent être devenues, dans la plupart des médias grand public, l’essence et l’aboutissement de toute pensée féministe.

Comme Natalie Jovanovski le note dans son chapitre, il ne devrait pas être surprenant que le féminisme libéral ait connu un tel succès. Il est généralement considéré comme moins menaçant pour le statu quo et rassure le public que les féministes ne sont pas de terrifiantes « étrangères ». Mais au-delà d’offrir une certaine image inoffensive, l’accent mis sur le « choix » dans beaucoup d’écrits du féminisme libéral est en définitive une position assez extrême. Il dépouille la vie des femmes de son contexte et laisse entendre que nos « choix » sont effectués dans un vide politique et culturel. C’est pourquoi chacune de nos contributrices cherche à rappeler l’importance du pouvoir, du contexte et de la culture, plutôt que des seuls choix individuels et de l’agentivité. Comprendre et reconnaître l’environnement d’inégalité où sont situées les femmes est le cœur de ce que l’on entend par le titre de ce recueil, Freedom Fallacy [Une pseudo liberté]. En d’autres termes, il ne peut y avoir aucune liberté, aucune libération, lorsque les choix disponibles ne sont construits que sur la base d’un manque flagrant d’équité. Offrir plus de « choix », ou même une plus grande capacité à choisir, ne signifie pas nécessairement une plus grande liberté.

En regard de cette hégémonie de l’orthodoxie féministe libérale, une résistance prend forme parmi un large éventail de femmes. On parle même d’une « quatrième vague » émergente du féminisme au Royaume-Uni et aux États-Unis. C’est un mouvement qui cherche à mettre sur pied des actions collectives et à contrer les inégalités structurelles, à savoir: la sujétion et l’exploitation des femmes et des filles, souvent à l’échelle communautaire. Les médias s’efforcent de définir cette vague émergente du féminisme, et continuent à tenter de l’insérer de façon simpliste dans les clichés d’un affrontement gauche-droite ou d’un conflit générationnel. Mais comme beaucoup de mouvements féministes avant elle, cette nouvelle vague échappe au moule de la politique traditionnelle, du fait de reconnaître que les intérêts des femmes ont été négligés par l’ensemble du spectre politique. C’est pourquoi nous avons pu assembler dans cette anthologie une vaste gamme de critiques novatrices. Ce qui unit nos contributrices n’est pas une perspective homogène – on trouve dans ce livre des positions féministes variées – mais plutôt, une croyance partagée que la libération ne peut émerger d’un projet strictement individuel, ni qu’elle peut se fonder sur un simple assentiment ou une adaptation aux conditions actuelles de l’oppression.

J’espère que si vous avez ouvert ce livre, vous reconnaissez déjà les conditions systémiques d’inégalité des femmes. Mais, pour résumer nombre de thématiques soulevées par nos autrices, les femmes demeurent confrontées à des niveaux insoutenables de violence sexuelle, et des millions de femmes partout dans le monde ne disposent même pas de la protection limitée offerte par nos lois sur le viol conjugal. Partout au monde, des militantes se battent toujours pour les droits des filles et des femmes à ne pas être mutilées et exploitées. La pornographie et la traite des femmes et des filles sont un business commercial en plein essor à l’échelle mondiale, principalement en matière d’exploitation sexuelle. Nos autrices décrivent ces injustices et les inscrivent dans un continuum avec d’autres problèmes d’inégalité, comme la division sexuelle du travail domestique, la perte d’identité et d’autonomie dans le contrat de mariage, le droit du harcèlement sexuel et la perversité des industries de la beauté et de la minceur. Tous ces facteurs façonnent la subordination sociale, culturelle, politique et matérielle des femmes.

Le fait que tous ces problèmes soient des obstacles importants dans l’accès à un monde où les femmes seraient vraiment libres devrait être évident, mais, comme beaucoup de nos contributrices le soulignent, des activités qui étaient autrefois pointées du doigt comme illustrations de la sujétion des femmes sont maintenant présentées comme des « choix » personnels émancipateurs. Le harcèlement sexuel se voit redéfini comme un inoffensif badinage que les femmes peuvent aussi aimer. Le mariage devient une célébration proféministe de l’amour. Le travail salarié devient le signe ultime de l’autonomisation. La chirurgie de la vulve (labiaplastie) devient un atout cosmétique avantageux. La pornographie prend l’allure de la libération sexuelle. La chosification sexuelle devient un baromètre de la valeur personnelle.

Pour illustrer cette assez étrange conjoncture – où des gens qui se prétendent « féministes » en viennent en fait à appuyer des institutions hostiles à toute libération des femmes –, plusieurs de nos chapitres citent d’abord en épigraphes les types d’énoncés que contestent nos autrices. Ceci afin d’aider à mettre en lumière la situation dans laquelle nous travaillons toutes, et les types d’arguments qui doivent être démontés pour impulser tout véritable féminisme et mettre en œuvre des changements significatifs. Ce recueil vise à outrepasser les limites des bases du féminisme libéral et à critiquer l’idée qu’il est possible de se libérer par de simples « choix » personnels dans un monde où les femmes, en tant que classe, ne sont toujours pas considérées comme ayant autant de valeur humaine que les hommes.

Alors que le magazine Time se demandait en 2015 si le féminisme était toujours nécessaire, des figures marquantes des vagues précédentes du mouvement de libération des femmes affirment leur conviction que ce mouvement demeure désespérément nécessaire aujourd’hui, peut-être même plus que dans les décennies précédentes. Comme Germaine Greer l’a récemment déclaré : « La libération n’a pas eu lieu… Les choses sont devenues bien pires pour les femmes depuis que j’ai écrit La femme eunuque3. » C’est en reconnaissant ces graves difficultés auxquelles nous nous heurtons toujours que plusieurs de nos contributrices soulignent la nécessité de remettre l’action collective au cœur de l’activisme féministe. Ce projet est d’une importance cruciale, et pourtant il a été marginalisé dans les discussions populaires qui cherchent à déterminer si certaines femmes sont de « mauvaises féministes » ou font des « choix » féministes acceptables. Cette attitude ne fait que blâmer des femmes particulières au lieu de mettre en lumière les problèmes d’inégalité structurelle et matérielle qui affectent les femmes en tant que classe.

Il est important de noter que si de nombreux chapitres du présent livre misent sur le concept de classe des femmes4, plusieurs de nos contributrices reconnaissent également l’existence d’inégalités significatives entre les groupes de femmes, en même temps qu’une situation générale d’inégalité des femmes en regard des hommes. Dans cet esprit, nous avons assemblé des contributions d’universitaires, de militantes et de chroniqueuses, à partir d’un large éventail de sujets et de perspectives de femmes aux antécédents différents. Nous privilégions particulièrement le contexte australien, mais nous avons inclus des chapitres traitant des évolutions constatées au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Afrique du Sud et au Canada. Certaines contributrices écrivent sur ces sujets depuis des décennies, d’autres depuis plusieurs mois ; il s’agit, pour certaines, de leur toute première publication.

Nous voulions en effet intégrer de nouvelles voix à celles ayant une longue expérience et des auditoires plus établis. L’inclusion d’un certain nombre de femmes relativement nouvelles dans le mouvement illustre, en partie, le fait que quelque chose est vraiment en train de changer et que nous devons remettre en question les soi-disant évidences du féminisme libéral. Cela témoigne également de l’argument soulevé par Finn Mackay, dans son chapitre sur le prétendu fossé générationnel entre les féministes de la deuxième vague et celles de la troisième, à savoir que la chronologie et l’âge font bien peu pour approfondir notre compréhension de la théorie et de l’action féministes. C’est plutôt un regard sur l’idéologie qui distingue les différentes branches de la pensée et de l’intervention féministes.

Vue d’ensemble du contenu :

Les chapitres de cette anthologie sont regroupés en sections autour de certains thèmes centraux : le choix et l’individu, le féminisme et la liberté, la sexualité et, enfin, l’activisme et le changement. Dans la première partie, sur les concepts de choix et d’individu, nous offrons des écrits de Rebecca Whisnant et de Meghan Murphy, traitant de certaines des principales limites conceptuelles du féminisme libéral le plus répandu. Natalie Jovanovski, Kaye Quek et Margaret Thornton étudient les enjeux du choix individuel et de l’agentivité dans les contextes respectifs de la littérature du développement personnel, des agences de vente d’épouses par correspondance et du néolibéralisme.

La deuxième section traite des conceptions féministes de la liberté. Miranda Kiraly examine la « pseudo liberté » et comment les deux pôles de la politique traditionnelle, la gauche et la droite, ont, chacun à sa façon, trahi les femmes. Helen Pringle étudie la signification de la liberté dans le cadre du harcèlement sexuel. Shakira Hussein et Camille Nurka se penchent sur la question de « l’autre » dans nos perceptions de la liberté des femmes. Enfin, Kate Farhall et Laura McNally contestent la récupération et le blanchiment corporatiste du féminisme sous le régime capitaliste.

La troisième section traite plus explicitement des enjeux de sexualité, même s’il nous faut souligner que presque tous les chapitres font mention d’une manière ou d’une autre de ce thème et de la politique sexuelle. À l’exception de l’article de Laura Tarzia sur la violence sexuelle, nous n’avions pas demandé d’articles particuliers sur la sexualité et n’avions pas non plus encouragé nos contributrices à l’envisager spécifiquement. Nous trouvons révélateur que tant d’autrices l’aient considérée comme primordiale ou, à tout le moins, comme un élément de base dans la compréhension de l’oppression des femmes. C’est tout à fait congruent avec l’analyse féministe radicale qui place la construction sociale de la sexualité au cœur de l’inégalité des femmes. Pour citer encore MacKinnon : « La sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme : ce qui nous appartient le plus et qui pourtant nous est le plus enlevé5. »

Au début de cette section, Laura Tarzia affirme que nous ne pouvons pas vaincre la violence anti-femmes sans faire face à l’érotisation de la violence dans certaines sous-cultures sexuelles. Caroline Norma étudie l’évolution des perspectives sur la prostitution au sein de l’organisation de droits humains Amnesty International. Meghan Donevan examine les assertions suggérant que la pornographie pourrait être un levier utile pour promouvoir une sexualité épanouissante, et Julia Long demande pourquoi les critiques féministes de l’hétérosexualité semblent avoir pratiquement disparu.

La dernière section, qui porte en partie sur l’activisme et le changement, rassemble divers chapitres décrivant des campagnes féministes et des suggestions d’avancées possibles. Finn Mackay offre un aperçu de ses entrevues effectuées auprès de féministes à propos de leurs perceptions de la deuxième et troisième vague féministe. Naela Rose et Teresa Edwards présentent, respectivement, des témoignages fascinants sur le militantisme contre les mutilations génitales des femmes au Royaume-Uni et la législation sur la prostitution au Canada, avec un accent particulier mis sur l’impact de ces lois sur les femmes autochtones. Cette section se termine avec un essai de Meagan Tyler sur le rejet du mariage en tant qu’institution, et sur des perspectives pleines d’espoir de Rebecca Whisnant à propos de l’orientation que nous pouvons adopter.

Cet ouvrage gagne à être entendu comme un défi contre la dominance du discours féministe libéral dans la sphère publique. Pour certaines de nos contributrices, cette optique s’impose ; car, à leur sens, l’approche féministe libérale ne consiste pas en de petits pas dans la bonne direction, mais a plutôt l’effet d’inhiber activement un véritable changement. Pour d’autres, le féminisme libéral peut encore être considéré comme ayant contribué au mouvement de libération des femmes. Comme Andrea Dworkin l’a un jour lancé : «  Je pense que les féministes libérales portent une responsabilité pour beaucoup de ce qui est parti en vrille », mais elle a aussi ajouté, « je crois très fermement que tout le mouvement a besoin à la fois d’éléments radicaux et libéraux. On a toujours besoin de femmes qui peuvent entrer dans une salle de la bonne manière, parler avec la bonne tonalité, de femmes qui ont accès au pouvoir. Mais on a également besoin d’une cohérence de base.  »6

Nous espérons que ce livre démontre les limites de l’approche féministe libérale et qu’il rappelle l’importance de renforcer cette cohérence.

Sommaire du livre

1 En français dans le texte. (ndT)

2 Catharine MacKinnon, “Liberalism and the Death of Feminism” dans D. Leidholdt et J. Raymond (dir.), The Sexual Liberals and the Attack on Feminism (Teacher’s College Press, 1990), 12.

3 Emily Gosden : « Germaine Greer : online trolling shows men now even less tolerant of women », publié dans le quotidien The Telegraph (London), 27 avril 2014, http://www.telegraph.co.uk/women/10791712/Germaine-Greer-online-trolling-shows-men-now-even-less-tolerant-of-women.html.

4 On peut faire remonter le concept de classe de femmes à l’ouvrage fondamental de Kate Millett : La politique du mâle (éd. Stock, 1971). Millett y postule que les hommes et les femmes sont socialisées dans des « régimes politiques patriarcaux de base » où les hommes comme groupe sont dotés d’un statut supérieur et d’un pouvoir sur les femmes en tant que groupe (p. 26), une idée qui a été repriseutilisée par un certain nombre de féministes radicales dont : Kathleen Barry, Andrea Dworkin, Alison Jaggar, Catharine MacKinnon et Monique Wittig. Cela ne veut pas dire que les femmes constituent un groupe totalement homogène, ni que toutes les femmes subissent l’oppression exactement de la même manière, ni qu’il n’existe pas de divisions entre les femmes. Il s’agit simplement de souligner qu’il est toujours important de comprendre l’inégalité des femmes – en tant que femmes – vis-à-vis des hommes.

5 Catharine MacKinnon, « “Feminism, Marxism, Method, and the State: An Agenda for Theory »” (1982) 7 Signs : Journal of Women in Culture and Society  515, 515. Traduit dans Joan Scott, “Le Genre de l’histoire”, in Cahiers du GRIF, printemps 1988.

6 Katharine Viner : « She never hated men », publié dans le quotidien The Guardian (London), 13 avril 2005 – https://www.theguardian.com/books/2005/apr/12/gender.highereducation.

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2 réflexions sur “Préface de l’ouvrage Freedom Fallacy

  1. Quel titre français donnez-vous à l’article? Comment traduire « Freedom Fallacy »?Je trouve parfois que vos titres ne sont pas très accrocheurs, ce qui n’aide âs à la diffusion dans les moteurs de recherche.

    • Nous avons écrit comme équivalence « Une pseudo liberté », afin d’éviter de surdéterminer le titre original de l’ouvrage, dont ce texte est la préface. Un titre plus accrocheur pourrait être « Le féminisme libéral: une arnaque? », pour rendre compte des arguments qui font la part des choses et lui reconnaissent des mérites essentiels. N’hésitez pas à choisir un titre pour signaler ou reproduire ce texte sur Sisyphe.

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