Un grand journal britannique se porte à la défense des jeunes contre les outrances du lobby transgenre

 

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par Martin Dufresne
Un vigoureux débat anime depuis plusieurs mois la société britannique, au sujet du changement de sexe et de l’âge auquel il devrait être licite d’y encourager les enfants et les jeunes, y compris par l’administration d’hormones et par des interventions chirurgicales. Malgré les avertissements de plusieurs spécialistes, qu’inquiète l’afflux de demandes injustifiées, et les préoccupations exprimées par le mouvement féministe, toute contestation de ces propositions déclenche des accusations de « transphobie » et de violentes campagnes de censure et de harcèlement personnel allant jusqu’à des agressions physiques.
La journaliste Janice Turner a mené une enquête auprès de plusieurs de ces jeunes, de leurs parents, de spécialistes et de transactivistes, et a signé il y a quelques jours une série d’articles de fond pour le grand quotidien THE TIMES. On peut les lire ici : « Meet Alex Bertie, the transgender poster boy » et plus bas sur la même page : « Children sacrificed to appease trans lobby », avec les commentaires de lectrices et lecteurs du blog https://gendertrender.wordpress.org.

Malgré une campagne de dénonciation attisée depuis sur les médias sociaux contre Madame Turner, la rédaction du TIMES a pris aujourd’hui fermement parti en faveur de son enquête et de sa position. Voici la traduction de leur éditorial.

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Transition period
Une période de transition
THE TIMES, 13 novembre 2017
Un débat confus sur le genre menace de porter préjudice à des jeunes. Les médecins et les politiciens doivent avoir le courage de leur dire qu’elles et ils se trompent.
Albert Einstein a jadis défini le sens commun comme «la collection des préjugés acquis à l’âge de dix-huit ans». Il est peu sûr que cela ait jamais été vrai et ce n’est pas vrai aujourd’hui. Nous voyons actuellement un débat confus sur le genre, partagé et attisé dans les médias sociaux, mettre particulièrement à risque les jeunes femmes. La tentative de se montrer compréhensifs et d’éviter toute attitude offensante cache le danger qu’un mal véritable soit en train de se produire.
Un récent exemple de cette confusion est le compte rendu de travestis invités dans des écoles maternelles pour instruire les enfants des questions liées au transgenrisme. La chaîne de magasins de vêtements Top Shop a récemment déclaré, sous la pression de l’artiste de performance Travis Alabanza, que ses salles d’essayage deviendraient unisexes. Ce serait bien si ses magasins avaient des espaces sécurisés dans lesquels les jeunes femmes pourraient être épargnées de l’attention de voyeurs plus âgés, mais ce n’est pas le cas.
Pourtant, ce genre de confusion commence à bénéficier d’une sanction officielle. Le gouvernement écossais a récemment publié des directives qui permettraient aux élèves d’école primaire de changer de sexe sans le consentement de leurs parents. Un rapport du comité des femmes et des égalités, qui est déjà sur le bureau de la secrétaire d’État à l’Éducation, Justine Greening, propose que cette politique prenne une envergure nationale. Elle entraînerait que les espaces réservés aux femmes, tels que les refuges pour violences conjugales, les centres de crise anti-viol et les services hospitaliers non mixtes, devraient admettre tout homme qui prétend s’identifier comme femme.
Il ne fait aucun doute que les enjeux transgenres soulèvent des questions difficiles. Aucun pays sensible aux droits des personnes ne souhaite stigmatiser des personnes dont la conscience de soi ne correspond pas à leur sexe biologique. Tout harcèlement ou discrimination envers les personnes transgenres est inacceptable. Pourtant, le mouvement transgenre actuel veut pousser son plaidoyer beaucoup plus loin. Il prétend que toute personne s’identifiant comme une femme est une femme du seul fait de cette affirmation et que, de plus, tout le monde doit accorder foi aveuglément à cette prétention. Une personne qui est, en termes biologiques, assez clairement un homme peut ainsi se dire identifiée comme femme et doit être prise au sérieux sur cette base, jusqu’à et y compris être admise dans des vestiaires de femmes.
Par ailleurs, des preuves commencent à s’accumuler au sujet de dommages causés aux jeunes femmes. Il est tout naturel pour les jeunes hommes et femmes, qui sont au seuil de changements physiques et sociaux de leur vie, de traverser une période de confusion. La puberté et la découverte de la sexualité peuvent être un cocktail puissant. Pour toute jeune personne qui ne se sent pas à l’aise de se conformer aux stéréotypes habituels sur les hommes et les femmes, cela peut être une période troublante. C’est exactement le pire moment pour agir avec précipitation. Pourtant, des groupes de pression comme « Mermaids » tentent actuellement de faire modifier les protocoles de précaution du National Health Service, fondés sur « l’attente vigilante ». Les transactivistes veulent réduire l’âge auquel peuvent être administrées des hormones de changement de sexe.
La clinique Tavistock de Londres a signalé une augmentation de 1 000 pour cent d’envois à leurs bureaux d’enfants dits « transgenres » au cours des six dernières années. La grande majorité de ces jeunes sont des adolescentes, alors qu’elles représentaient auparavant une infime proportion des cas. Cette course à la sanction médicale d’un sentiment confus d’affirmation de soi a toutes les caractéristiques d’un scandale en préparation. En fait, la plupart de ces patientes auto-définies sont des jeunes femmes homosexuelles, dont beaucoup souffrent d’autisme, de dépression ou de problèmes d’anxiété. Beaucoup ont subi des agressions sexuelles.
Le fait de voir ses perceptions constamment confirmées par des gens aux idées semblables dans les médias sociaux crée chez ces jeunes une certitude injustifiée. « Il semblait que tout dût me céder, que l’univers entier dût flatter mes caprices », a déclaré le marquis de Sade. Cette impulsion libertine s’étend maintenant à l’identité. Il est temps que les lobbyistes cessent d’être aussi irresponsables et il est temps que les autorités médicales et politiques prennent leur devoir de diligence au sérieux, ignorent l’accusation de déroger à la rectitude politique et résistent fermement à cette tendance dommageable.
L’équipe éditoriale du TIMES
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Sur le même sujet, on peut constater que ce débat existe également entre personnes transgenres:  Voir Des transgenres critiquent un projet de loi qui menace de banaliser le changement de sexe.

Lettre aux groupes LBGT, aux systèmes de santé et aux médias concernant les jeunes 

et plusieurs autres textes sur TRADFEM.

 

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