Meghan Murphy : Des musiciens super ne sont pas nécessairement des gens super.

led zep.

Un rock star britannique avec trois « bébés groupies », dont Lori Maddox (à droite), au début des années 70.

par Meghan Murphy, initialement publié en anglais sur Feminist Current.

Nous avons la chance, en tant qu’espèce, de pouvoir avoir en tête plus d’une idée en même temps. Nous pouvons aimer des films qui ne correspondent peut-être pas à nos valeurs politiques, danser sur de la musique faite par des couillons, et aimer de l’art créé par des demeurés. En réalité, c’est ce que nous faisons quasiment tout le temps, sans quoi il nous resterait bien peu d’options pour nous divertir. La réalité est que la plupart de nos vedettes préférées du monde du cinéma, de la musique ou de l’art sont… – attendez… vous devriez peut-être vous asseoir – … plutôt stupides.

Je suis désolée mais c’est la vérité.

Je déteste écouter à la radio les interviews des stars du cinéma ou de la musique que j’aime, parce qu’elles sont pour la plupart d’une nullité sans bornes. Je suis fatiguée par cette culture qui cherche absolument à ce que les célébrités soient tout à la fois : intellectuels, commentateurs politiques, guides spirituels… C’est ridicule. Les comédien.ne.s sont des comédien.ne.s, les stars du rock sont des stars du rock, les artistes sont des gens qui font de l’art. Aucune de ces compétences ne qualifie nécessairement ces personnes pour d’autres activités. S’ils et elles se trouvent être intelligent.e.s avec des positions politiques avisées, tant mieux. Mais, comme pour n’importe quelle autre vedette très riche et égocentrique, il est rare que nos idoles partagent nos valeurs éthiques et politiques.

Cette réalité est pire quand nous parlons de vedettes masculines. Ceci parce que nous vivons dans une société misogyne qui, non seulement apprend aux hommes que les femmes ne sont pas tant des êtres humains ayant droit au respect, mais qu’elles sont des cibles semblables à une voiture ou à une montre de grand prix : des objets auxquels on a plus facilement accès par la gloire et le fric. « L’argent, le pouvoir, les femmes », voilà le rêve américain des hommes, et c’est un rêve qui place au premier plan les marchandises et qui range les femmes parmi ces marchandises.

Cette dynamique est tout à fait liée à la culture du viol – le fait qu’une violence sexualisée et un droit masculin d’accès sexuel aux femmes sont si normalisés que même notre définition d’un rapport sexuel « consensuel » est imprégné de ces mêmes valeurs. Le sexe est quelque chose dont les hommes « s’emparent », par tous les moyens possibles, et lorsqu’ils l’« obtiennent », ils sont félicités, on les fait se sentir puissants et virils – comme de vrais hommes – au lieu de les sanctionner.

En sachant tout cela, est-ce véritablement un choc de découvrir que tant de nos artistes et nos vedettes masculines préférées s’avèrent avoir été des agresseurs tarés ? Je ne dis pas cela pour excuser leur comportement – je ne dis surtout pas « les hommes sont comme ça » – je dis : n’idéalisez pas vos idoles. Surtout lorsque celles-ci sont des hommes. Les stars du rock ne sont pas des dieux. Et lorsque que votre comédien, réalisateur, ou musicien préféré, s’avère être un violeur ou un conjoint violent, essayez de ne pas laisser votre admiration brouiller cette réalité. Cela ne veut pas dire que vous devez vous mettre à ne plus aimer la musique que cet homme a pu faire et oublier l’impact de cette forme d’art a pu avoir dans certains moments de votre vie ; mais cela ne veut pas dire non plus que vous devez ignorer la vérité au sujet de ces hommes, simplement parce que ça entrave votre souhait de baigner tranquillement dans une nostalgie confortable.

Ceci dit, voici une liste d’hommes qui ont produit ce que beaucoup considèrent comme des musiques super mais qui n’étaient pas nécessairement des gens super :

1) Jimmy Page a kidnappé Lori Maddox alors âgée de 14 ans et l’a violée (nous sommes toutes et tous conscients que kidnapper une adolescente de 14 ans et avoir des rapports sexuels avec elle ne peut jamais être considéré comme des actes « consensuels », n’est-ce pas ?)

2) John Lennon a ouvertement admis avoir battu des femmes au début de sa carrière.

3) James Brown était un mari extrêmement violent qui, de façon régulière, a passé à tabac sa seconde épouse, Deirdre Jenkins. Elle ne fut pas la seule. La troisième épouse de Brown, Adrienne Rodriguez, l’a fait arrêter quatre fois pour agression et, en 2005, une femme du nom de Jacque Hollander l’a accusé d’un viol, commis en 1988.

4) Michael Jackson, évidemment…

5) Miles Davis a reconnu avoir régulièrement agressé ses épouses.

6) Le guitariste des Rolling Stones, Bill Wyman, est « sorti » avec Mandy Smith, âgée de 13 ans, alors qu’il en avait 47. Il a fini par l’épouser.

7) Tupac a été arrêté en 1993 pour violences sexuelles envers une jeune femme de 19 ans. De ce qu’il en ressort, ça aurait été un viol collectif commis avec trois de ses amis. (Je dois dire que cette affaire est un coup dur pour moi…)

8) Sid Vicious violentait Nancy Spungen et a été condamné pour son meurtre.

9) Chuck Berry a été condamné pour avoir transporté entre plusieurs États une adolescente autochtone pour du sexe avec elle.

10) Ozzy Osbourne a essayé de tuer sa femme (et fut arrêté pour violences conjugales) en 1989.

11) Iggy Pop a eu des rapports sexuels avec la « bébé groupie » Sable Star quand elle avait 13 ans.

12) Dr. Dre a battu deux femmes dans les années 90.

13) Il est connu que Ike Turner a violenté sauvagement Tina Turner au cours de leur mariage.

14) Elvis Presley a commencé à s’intéresser a Priscilla Presley alors qu’elle n’avait que 14 ans et lui 24. En repensant à leur relation, celle-ci a dit « J’étais une personne que lui avait créée. J’étais juste une gamine et il me dévorait. Tout ce que je souhaitais était de ne pas le décevoir ».

15) En 1992, Jean Cusseaux, la petite amie de Wilson Pickett, a porté plainte contre lui pour violence conjugale.

16) R. Kelly, que certains ne trouvent peut-être pas « super » mais dont j’étais fan, comme beaucoup d’autres l’étaient ou le sont encore, a violé jeune fille après jeune fille. (Il a aussi épousé Aaliyah lorsqu’elle n’avait que 15 ans).

17) A 27 ans, Steven Tyler a réussi à convaincre la mère de Julia Holcombs, alors âgée de 14 ans, de lui confier la garde de sa fille afin qu’il puisse lui faire passer les frontières et l’amener avec lui en tournée. Holcomb a dit à propos de sa relation avec Tyler « Je lui étais soumise comme dans une relation parentale et j’avais le sentiment de n’avoir que très peu de contrôle sur ma vie ». Elle mentionne aussi que Tyler fait référence à elle dans ses mémoires en l’appelant « ma Petite Annie Orale ».

18) Enfin, Lori Maddox a dit à la revue Thrillist, qu’au début des années 70, « [David Bowie] m’a conduite jusqu’à la chambre, a retiré doucement mes vêtements et m’a dépucelée ». Elle a continué:

« Deux heures plus tard, je suis allée voir comment allait Sable. Elle était dans le salon complètement défoncée, elle tournait en rond, faisait de la buée sur les vitres et écrivait « Je veux baiser David ». J’ai dit [à Bowie] ce qu’elle faisait et que je me sentais très mal. Bowie a répondu « Et bien chérie, fais-la entrer ». Cette nuit là j’ai perdu ma virginité et fait mon premier plan à trois. Le matin suivant, quelqu’un tambourinait à la porte et c’était cette conne d’Angie [l’épouse de Bowie]. »

C’est arrivé lorsque Maddox avait 13 ou 14 ans (certaines sources pensent qu’elle en avait 15, mais dans un documentaire elle indique que cela s’est passé avant qu’elle ne soit avec Jimmy Page, à 13 ou 14 ans). Celui-ci a aussi été accusé de viol en 1987.

Cette liste pourrait s’allonger… Et bien que nous soyons libres de continuer à valoriser et aimer la musique que ces hommes ont créée, l’envie de s’en délecter ne devrait pas prendre le dessus sur la réalité de la culture du viol et de la violence anti-femmes qui la sous-tend. En fait, nier cette vérité a pour effet de perpétuer toute la culture qui a rendu possible l’existence de ces violences.

Meghan Murphy


Illustration de Meghan MurphyMeghan Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012.

Meghan a commencé sa carrière radiophonique en 2007, dans une caravane installée au milieu d’un champ de moutons. Son émission s’appelait « The F Word » et était diffusée à partir d’une toute petite île au large des côtes de la Colombie-Britannique. Elle a pleinement profité de la liberté que lui laissait cette radio pirate  : buvant de la bière à l’antenne, lisant des passages d’Andrea Dworkin, et passant du Biggie Smalls. Elle est revenue à Vancouver, où elle a rejoint l’émission de radio nommée, coïncidence, elle aussi « The F Word », qu’elle a produite et animée jusqu’en 2012. Le podcast de Feminist Current est le projet « radio » actuel de Meghan, une façon de communiquer une analyse critique féministe progressiste à quiconque s’y intéresse. Feminist Current est une émission syndiquée à Pacifica Radio et hébergée par le réseau de podcasts Rabble.

Meghan blogue sur le féminisme depuis 2010. Elle n’hésite pas à penser à contre-courant et a été la première à publier une critique des défilés Slutwalk, en 2011. C’est l’une des rares blogueuses populaires à développer en public une critique à la fois féministe radicale et socialiste de l’industrie du sexe. Les critiques adressées par Meghan au #twitterfeminism, à la mode du burlesque, à l’auto-objectivation des selfies, et au féminisme du libre choix lui ont valu une foule d’éloges et d’attaques, mais surtout une reconnaissance comme écrivaine qui n’a pas peur de dire quelque chose de différent, en dépit de ce que le féminisme populaire et les grands médias décrètent comme ligne du parti.

Vous pouvez trouver ses écrits en version originale dans les médias Truthdig, The Globe and Mail, Georgia Straight, Al Jazeera,Ms. Magazine, AlterNet, Herizons, The Tyee, Megaphone Magazine, Good, National Post, Verily Magazine, Ravishly, rabble.ca,xoJane, Vice, The Vancouver Observer et New Statesman. Meghan a également participé à l’anthologie Freedom Fallacy : The Limits of Liberal Feminism.

Meghan a été interviewée par Radio-Canada, Sun News, The Big Picture avec Thom Hartmann, BBC Radio 5, et Al Jazeera, ainsi que dans de nombreux autres médias.

Isabelle Alonso a publié une interview d’elle sur son blog.

Vous pouvez la suivre sur Twitter @MeghanEMurphy.


*

Original :http://www.feministcurrent.com/2016/01/13/here-is-a-list-of-men-who-made-great-but-music-were-not-always-great-people/

Traduction : Tradfem

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24 réflexions sur “Meghan Murphy : Des musiciens super ne sont pas nécessairement des gens super.

  1. Iggy Pop n’est pas sorti avec Sable starr mais avec sa soeur aînée Coral.
    Sable Starr, Lori Maddox, Nancy Spungen (soit disant maltraitée par Sid Vicious ce qui n’a pas été prouvé et il a été innocenté de son meurtre, elle l’avait initié à l’héroïne au passage) et bien d’autres baby groupies fuguaient en permanence de chez elles et couchaient avec absolument tout le monde (connu bien sûr) dès leurs 12 ans. L’épisode du depucelage de Lori par Bowie est raconté totalement différemment par Sable: selon Sable Bowie la voulait elle, Lori ne lui plaisait pas et ils l’ont expulsée de leur plan à trois.
    Il faut arrêter de faire passer ces filles pour des victimes car elles sont très loin de l’être, et surtout en tant que pseudo journaliste vérifier ses sources c’est indispensable parce que là vous diffamez des gens et salissez la mémoire de certains.

  2. @Hanna, arrêtez de vouloir justifier l’injustifiable. Oui il est difficile d’admettre qu’un musicien talentueux que l’on apprécie (ou pas) a commis des délits ou des crimes envers des femmes ou des enfants, mais la réalité doit prendre le dessus, même si ces histoires renvoient à des récits différents et qu’il est difficile, voire impossible d’en connaitre la vraie version, le fait que des mineures soient impliquées dans des histoires de « sexe » et de drogue devraient vous mettre la puce à l’oreille. On ne couche pas avec un-e enfant de 12 ou 15 ans, on abuse d’elle/lui.

    • @Hanna. Ce qui a « innocenté » sid vicious, c’est son overdose qui lui a épargné un procès. Votre allusion a l’héroïne est inutile, sauf à vouloir « salir la mémoire » et légitimer un meurtre.
      C’est une logique grave.
      Entièrement d’accord avec la critique de Martine.

  3. There was a something about David Bowie also hooking up with a teenage groupie. Saddly. And being accused of rape.

  4. On ne saura jamais malheureusement qui a tué Nancy Spungen car il y a eu beaucoup de versions différentes de part et d’autre.
    Je parle d’héroïne pour glisser que ces filles n’étaient pas des saintes nitouches loin de là, merci de ne pas tout mélanger.
    Tous les deux vous êtes assez comiques avec vos commentaires soit disant bien pensant qui m’accusent purement de cautionner des viols et un meurtre, alors que je rectifiais juste des faits qui ont été transformés par l’auteur !! Les groupies de cette époque faisaient absolument ce qu’elles voulaient et rien ni personne ne les en empêchait, Sable Starr est toujours extrêmement fière de ses exploits au passage donc pour moi ça n’a rien à voir avec une fille ou femme qui se fait violer, et je sais de quoi je parle.

    • Est-ce que si ces filles avaient été des « saintes nitouches » vous auriez un peu moins excusé leurs abuseurs ? Vous n’êtes pas « comique » du tout avec votre slut-shaming.

      Quant à Meghan Murphy, la « pseudo journaliste » qui « salit la mémoire » (attention à qui diffame qui ici), elle a la déontologie d’étayer ses propos par des sources données via différents liens, contrairement à vous.

    • les années 70 était une période pro pédophile . Durant cette époque beaucoup on milité pour l’abolition de la majorité sexuelle ce que veut dire rendre les mineurs de 1 à 17 ans facilement accessible aux adultes majoritairement masculin .Il avait une culture pédophile qui sexualiser le corps des mineurs et donc déculpabiliser les hommes y compris les stars de l’époque .Ca c’est pour le contexte .Ensuite concernant ces jeunes filles qui ne sont pas de sainte nitouche comme vous dites elles sont le produits de cette époque .

      la puissance de conditionnement qui est Hollywood , l »époque marquer par les revendications pédophilique et hébéhilique ont permis que ces jeunes filles soient devenu les poupées sexuelles pour des stars qui se prenait pour des Dieux et que vénérait et vénère toujours la masse populaire . Et ce type de chose continuera tant que mr et mme tous le monde continuera à s’aveugler avec les conneries d’Hollywood ce nouvelle opium du peuple .

    • Je suis d’accord avec le fait que ces filles n’étaient peut-être) « pas des saintes nitouches » dans le sens où la question de la sexualité voire des pulsions existe déjà vers ans et que les gens sont plus ou moins précoces.

      Mais moi par exemple j’aurais jamais couché avec quelqu’un qui avait au moins 10 ou 20 ans que moi à cet âge, à moins d’être « intimidée » par la situation (en gros là, rencontrer mon idole, et chercher n’importe quel moyen d’établir un lien avec lui car quand on est « fan » à 12 ans on l’est à 200% et c’est tout notre univers qui tourne autour de ça). Justement, ça aurait pu arriver, j’aurais peut-être même pu « le chercher », mais ce n’est pas moi l’adulte. Ça reste complètement critiquable, peu importe le contexte, car, déjà, si je l’avais fait justement, je pense que je l’aurais grave regretté juste après, ou quelques temps après si le « lien s’est étendu dans le temps », et que ça m’aurait peut-être même dégoutée (surtout si j’en avais 13 et l’autre mec 48 quoi). C’est pas un moyen « sain » de débuter sa sexualité. A l’adolescence on fait plein de conneries, on a des tonnes de pulsions qu’on sait pas comment gérer et on se retrouve à faire plein de choses sans en mesurer les significations et conséquences. Personnellement quand je me rappelle certains épisodes de cette période je me dis souvent « quelle horreur », « la honte », « comment j’ai pu faire ça ». Je pense que dans ce cas là c’est aussi ce qui a pu arriver à pas mal de ces filles, et ces mecs là, adultes voire QUINQUAGENAIRES aurraient du les en protéger, pas en profiter. Leur dire « calme toi, et si t’as envie de coucher avec quelqu’un c’est cool mais fais-le avec quelqu’un de ta tranche d’âge que tu connais un peu mieux », et pas profiter de sa situation de pouvoir (du fait d’être célèbre et admiré) pour se les taper.

  5. Point commun entre tous ces gens, ils consommaient des drogues et massivement. Bien sûr ça n’excuse pas leur comportement au contraire mais qu’attendez vous des personnages publiques ? Qu’ils se comportent en modèle de savoir vivre ? Non parce que nous encourageons le narcissisme chez tous ceux qui souhaiteraient ressembler à l’image glorieuse construite autour d’eux par le marketing en les suivants comme des guides spirituels sans les dissocier de leur œuvre. Il faut se recentrer sur des personnages éminemment plus importants mais ne déifier personne et ne retenir que l’œuvre.

    • Même s’ils n’étaient pas forcément dans un « état normal », ça ne change pas la signification profonde de leurs actes.

      Ils ont fait ces choses sous drogues parce que finalement ce n’est « pas si grave », pour la société, presque « permis ». Battre sa femme, en violer d’autres, abuser de mineures… C’est pas un meurtre non plus ! (D’ailleurs on commet rarement un meurtre sous l’emprise de drogues justement car ce n’est pas admis du tout par la société, donc le nombre de barrière à briser par les psychotropes sont bien plus élevés que pour de « simples viols, abus sexuels, coups sur « SA » femme »).

      C’est pas si grave de profiter des femmes. Si, ça l’est. C’est terrible et ça nous traumatise toutes, encore, je pense (qui n’a pas peur de se faire violer quand elle marche toute seule dans la rue la nuit par exemple (un homme n’aura jamais à avoir peur de ça)). En fait c’est ça, le fond du truc. Qu’ils soient drogués ou pas, je suis même pas sûre qu’on puisse appeler ça des « circonstances atténuantes » dans ces cas là.

  6. Comment peut épouser un/e mineur/e ? Avec le consentement des parents ! A mes yeux ils sont tout aussi responsables que les malades à qui on a donné le droit d’épouser leur progéniture !

  7. Dois-je attaquer aussi en diffamation, moi qui suis un homme? Je lis dans l’article comme dans les commentaires : « les hommes »! Et quoi, mon genre fait de moi un violeur (ou au minimum potentiel)? Avec un minimum de recherches je pense qu’on pourrait trouver une liste au moins équivalente de femmes ayant des tendances narcissiques extrêmes ayant entraîné d’autres cruautés! Je pense que le combat féministe est certainement justifié en beaucoup de domaines mais le fait de faire passer « les hommes » (sans distinction) pour des monstres cruels décrédibilise ce combat! Et si certaines d’entre vous veulent se déchaîner pour ce que je viens d’écrire… bin… allez-y, j’ai la peau dure! Après tout, j’suis un mec, un vrai, un dur!!!

    • Et je rajouterais que bien souvent (si si, je vous l’assure) je plussoie, j’applaudis et même parfois exulte quand je vois/lis des actions féministe (la dernière en date sur FB, la fausse pendaison organisée à Paris par les Femens pour l’arrivée du président iranien me laisse vraiment admiratif!). Là où ça me pose problème c’est quand certaines combattantes féministes rédigent (j’ai failli écrire « se contente de rédiger ») une liste de vilainspasbeauxcouillus pour justifier leur combat et/ou pour argumenter la justesse de leurs opinions. Je trouve cela fort… réducteur! Et des hommes et du combat féministe! J’espère que cela ne fait pas de moi un « vilainpasbeaucouillu »

      • Et justement il faut arriver à l’égalité pour qu’on ne soit plus « réducteurs-réductrices » à propos des hommes ! Moi mon mec c’est pas un oppresseur, c’est pas un macho, mais des fois sans s’en rendre compte, il tombe aussi dans le sexisme ordinaire, parfois moi-même j’y tombe. Je le corrige, je me corrige, on avance, et peut être qu’un jour on pourra enfin sortir d’un système « oppresseur-oppressé », et de propos généraux réducteurs sur LES genres parce que c’est pas comme sin on entendait pas TOUS LES JOURS « les femmes sont comme-ci, les femmes sont comme ça » à la tv etc. Moi aussi je souffre de ces propos réducteurs alors rétablissons (ou établissons plutôt…) une égalité pour qu’on puisse en sortir, car avant ce ne sera pas possible.

        Et pour ce faire il nous faut être un peu agressive car personne ne se battra à notre place malheureusement.

        PS : je ne pense pas que l’on puisse en vouloir vraiment à certaines d’être énervées et de risquer « l’amalgame » (parfois nécessaire cf commentaire précédent) vu tout ce que l’on subit au quotidien (difficultés d’accès à l’emploi, sentiment d’insécurité profond dans l’espace public à cause des hommes (et pas des femmes), même si ce n’est pas tous les hommes, ça ne change rien au fait que j’ai toujours un bon fond d’angoisse quand je rentre chez moi seule la nuit, et me faire voler ou tabasser n’en est pas du tout la raison première) etc etc).

    • Ben fais là la recherche, tu verras c’est bien difficile parce que même si ça existait dans les mêmes proportions (ce qui me semble plus qu’impossible), t’arriverais jamais au bout de ta recherche par manque pur et simple d’informations puisque les femmes sont systématiquement effacées de l’histoire.

      De plus, quand on lit des témoignages de viol par exemple, c’est affreux de se rendre compte que dans la majorité des cas il s’agît de quelqu’un de l’entourage, d’un homme « normal » (un ami, un membre de la famille, voire un compagnon), qui soudainement commet un crime parce que pour lui sur le moment ça n’en était pas un.

      Il est vrai qu’il ne faut pas faire l’amalgame entre chaque « homme », et « les hommes », mais on peut parler des hommes en général comme faisant partie d’un système d’oppression patriarcale généralisée. Déjà parce que peu d’entre vous se battent pour que l’on aie autant de droits et « privilèges » que vous, parce que peu d’entre vous sont prêts à abandonner, justement, ces privilèges, ce qui est pourtant indispensable si l’on veut l’égalité. Parce que même ceux qui sont un minimum sensibilisés sur la chose ne sont pas exempts de comportement et propos sexistes tant le sexisme ordinaire est difficile à dénoncer et tant l’on se prend une levée de boucliers générale « alerte à l’hystérie » dès que l’on essaie de le faire.

      Quand on est privilégié, il est difficile de comprendre ce que celui qui ne l’est pas subit au quotidien, comme pour moi, il est difficile d’imaginer tout ce que ça implique de ne pas être blanc en France, en Europe, en fait dans le monde entier, comme discriminations quotidiennes.

      Le mieux à faire c’est d’écouter, et d’accepter que quand les gens qui ne le sont pas disent « les blancs » pour dénoncer des choses qu’ils ont vécu mais qui ne dépendaient pas de moi directement, et bien je fasse quand meme partie de ces blancs là, de ce système là. Pareil pour « les hommes ». Même si tout ça c’est aussi des raccourcis lexicaux, ça dénonce avant tout des systèmes, et le premier pas pour en sortir, et faire reconnaitre justement que vous n’êtes pas un « oppresseur » c’est d’assumer que vous faîtes quand même partie du clan malgré vous (ai-je choisi d’être blanche et de ne jamais me faire contrôler par la police quand je les vois tout le temps demander les papiers des arabes, par exemple ?). Reconnaître ses privilèges, écouter ceux qui les dénoncent, le premier pas pour sortir du clan de l’oppresseur.

      Les hommes, dans leur majorité, ne sont pas des monstres cruels. « Monstre cruel » c’est cependant une bonne définition pour le patriarcat, encore entretenu aujourd’hui par le fait, par exemple, que l’immense majorité des postes de pouvoir (politique, économique etc) soient occupés par des hommes et transmis à d’autre hommes, plus ou moins consciemment (à l’exemple de ce test de sociologues il me semble, où, en proposant parmi des tas de cv, des cvs d’hommes et de femmes à compétences exactement égales ils choisissaient presque toujours ceux des hommes en priorité car il reste dans l’inconscient collectif le fait qu’un homme soit « plus sérieux et efficace », je n’ai plus la source exacte mais ils l’évoquent notamment ici http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140221.OBS7231/a-l-embauche-etre-femme-ou-homme-ca-fait-la-difference.html et le pire c’est qu’en effet nombre de femmes aussi participent au système, c’est comme les pauvres qui votent à droite, on les endors contre leurs intérêts)

      • Si ça me semble plus qu’impossible (cf premier paragraphe) c’est parce qu’on en a tout bonnement jamais eu la liberté jusqu’à récemment (et encore), pas parce que la femme serait fondamentalement « meilleure » que l’homme.

  8. Il n’y a pas un membre de Led Zeppelin sur la photo – c’est Dave Hill (bassiste de Slade, six numéros un en Grande Bretagne dans les années 70) Lori Maddox aka Lori Lightning (pas Mattix) est la fille a droite,

  9. Pingback: Meghan Murphy : Une longue liste de musiciens masculins super qui n’étaient pas des gens super | Entre les lignes entre les mots

  10. Pour avoir vu de multiples articles et docus sur le rap et 2Pac en ce qui nous concerne. Il me semble que cette histoire d’agressions sexuelles dans la chambre d’hôtel comporte de nombreuses zones d’ombres et etrangetés, y compris lors des sujets de discussions pendant le procès (transformé temporairement en procès du gangsta-rap). 2Pac fut condamné pour « attouchement sexuel » et non pour « viol » (auquel aurait participé seulement des membres du staff de l’industrie, qui gravitaient autour de lui ce jour-là et non le rappeur). Enfin, Tupac Shakur fut finalement innocenté en 1995 lors de la révision du procès.

    C’étais une précision, vous en faites ce que vous voulez, un rappeur US mort en 1996 ne risque pas d’attaquer en diffamation un blog français à l’audience toute relative.

    Cela dit, que des célébrités, continuellement courtisés par tous ceux/celles qu’ils croisent finissent par avoir des comportements de petits princes à qui personne n’est censé résister n’a rien d’étonnant. le succès, la célébrité sont corrupteurs et doivent effectivement, faire ressortir les pires travers dominateurs et donc sexistes chez ces personnes. Cela ne me surprendais pas que ce milieu (celui des stars, musicales en particulier avec tous les excès en psychotropes et les légions de groupies qui les vénèrent) soit un des pires à ce niveau-là. et que des travers déja inhérents à notre société, domination, patriarcat, sexisme, en ce qu’ils peuvent avoir de plus extrême (abus sexuels, viols…) y soient plus facilement pratiqués que dans la majorité des autres milieux professionnels.

  11. Qu’est-ce qu’il a fait Mickael Jackson envers les femmes ? C’est fou comme cet homme, sous couvert de son pseudo talent, a vu son passé de pédophile plus que probable tout bonnement excusé ou effacé (quand il suffit d’une fausse accusation pour ruiner la vie entière de personnes non célèbres, et quand cette même « opinion » générale appelle tout bonnement au meurtre envers les pédophiles alors que, quand bien même ce qu’ils font est innommable, ce sont des êtres humains quand même), et des crimes envers les femmes aussi apparemment.

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